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Légendes du sang. Pour une anthropologie de l?antisémitisme chrétien
Tokarska-Bakir Joanna ; Maliszewska Malgorzata
ALBIN MICHEL
32,55 €
Épuisé
EAN :9782226158925
Des Juifs ont été assassinés en Pologne jusqu'en 1946, accusés par une foule en colère de pratiquer des "meurtres rituels" d'enfants chrétiens. Ce livre événement remonte à la racine fantasmatique du phénomène antisémite polonais à partir d'une étude minutieuse des discours et des récits qui transforment les Juifs en ennemis. Joanna Tokarska-Bakir se fonde sur un corpus de légendes anciennes encore vivaces, qui relatent profanations d'hostie ou enlèvements d'enfants chrétiens, qu'elle passe au crible de l'analyse linguistique, pour confronter ensuite ses conclusions à une enquête de terrain. Au cours de cette enquête, conduite avec ses étudiants, 400 Polonais de plus de cinquante ans ont été interrogés, montrant que la légende fonctionne comme un savoir constitué, familier et naturel, un savoir incrusté dans la langue, la religion, les transmissions familiales et générationnelles, les rites folkloriques, etc. En 2005, on trouvait encore dans la cathédrale de Sandomierz, au-dessus de l'autel, un tableau représentant un meurtre d'enfants chrétiens par des Juifs.
Castant Alexandre ; Taminaux Pierre ; Tokarska-Cas
Surréaliste de la seconde génération, poète, écrivain, critique d'art, André Pieyre de Mandiargues (1909-1991) est également l'auteur de pièces de théâtre et traducteur d'Octavio Paz, de Filippo De Pisis et de Mishima. En outre, ses écrits esthétiques réunis dans cinq recueils intitulés Belvédère sont, aujourd'hui encore, particulièrement éclairants sur l'art de son temps. Aussi, l'ouvrage Ecrire entre les arts se propose d'analyser sous un angle toujours interdisciplinaire, non seulement l'histoire mais aussi l'actualité et la prospective de l'écriture de Mandiargues. Dès lors, en présentant des études sur l'auteur du Musée noir, d'abord liées à la littérature (de la poésie à la fiction), puis aux arts portés par ses écrits (peinture, sculpture, théâtre, photographie, cinéma), en liaison avec les mouvements et les avant-gardes (surréalisme, Nouveau Roman, néobaroque) comme avec la notion d'" image " des genres littéraires qu'il revisite (conte, érotisme, fantastique), il investit résolument le champ, comparatiste et transesthétique, de la relation entre l'écriture de Mandiargues et les arts.
Dans Visions de Mandiargues, essai sur André Pieyre de Mandiargues (1909-1991), écrivain, poète, critique d'art, surréaliste de la seconde génération et auteur passionné par l'image dont il a constamment irrigué son écriture, sont d'abord invités les oeuvres ou les témoignages de ses contemporains : écrivains (André Breton, Alejandra Pizarnik, William Burroughs), artistes et plasticiens (Leonor Fini, René Magritte, Wifredo Lam), photographes (Hans Bellmer, H. Cartier-Bresson, M. Ray) ou cinéastes (M. Antonioni, W. Borowczyk, N. Kaplan). Mais aussi, au fil de brèves liaisons imaginées et contre toute attente, apparaîtront les citations d'oeuvres d'artistes contemporains dont l'univers, à de multiples égards, propose un reflet de son esthétique dans le champ de la peinture et des plasticiens (C. Lévêque, D. Reed, P. Taaffe), de la photographie (M. Aballéa, D. Roche, H. Sugimoto), de la vidéo (K. Anger, Eija-Liisa Ahtila, B. Viola), du théâtre (Jan Fabre, Jacques Vincey, Krzysztof Warlikows
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,