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LE MONDE DES HOMMES
TOER PRAODEMYA ANANT
RIVAGES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782743608637
A la fin du XIXe siècle, en Indonésie - alors colonie hollandaise - le jeune Minke s'émerveille de toutes les perspectives qu'ouvre l'ère moderne. Cet indigène, avide de culture, qui doit à son ascendance noble le privilège de faire des études secondaires, évolue avec aisance au sein de la communauté coloniale, mais n'en revendique pas moins farouchement son identité javanaise. Maniant la plume avec brio, il signe sous un pseudonyme, dans les journaux néerlandais, des articles dénonçant le racisme dont ses congénères sont victimes. Racisme qui s'exprime avec une violence et une cruauté particulières lorsqu'il se lie d'amitié avec Nyai, la concubine d'un riche négociant hollandais, et s'éprend de sa fille, Annelies, au mépris de toutes les conventions. Plaidoyer contre un système colonial fondé sur la discrimination raciale et émouvante histoire d'amour, Le Monde des hommes est le premier volet d'une tétralogie, "The Buru Quartet", que l'auteur a d'abord racontée, jour après jour, aux autres prisonniers politiques qui partageaient sa cellule sur l'île de Buru.
C'est en homme de main du pouvoir que le commissaire Pangemanann reprend le récit de Minke. Chargé par le Gouverneur de surveiller et contrecarrer ses activités, Pangemanann, d'abord tiraillé par sa conscience face à l'homme de principe qu'il admire, ne s'embarrasse bientôt plus de scrupules ? le prix de sa promotion? Espionnage, intimidation, trahison, arrestations, manipulation, corruption, actes terroristes : rien n'est laissé au hasard pour détruire Minke et son oeuvre qui, sous couvert de menace à l'ordre colonial, deviennent l'obsession de Pangemanann? Avec la Maison de verre, voici l'époustouflant final de la tétralogie épique de " Pram ", publié en français pour la première fois et directement traduit de l'indonésien. Fresque politique, roman d'initiation, d'amour et d'émancipation, le Buru Quartet est une incroyable machine romanesque ? géniale, puissante et unique ?, qui livre un dernier volet aussi subversif aujourd'hui que lors de sa parution à Jakarta en 1985. Où le dessous des cartes est révélé avec une ironie d'une modernité absolue.
Résumé : Dans ce roman, Pramoedya Ananta Toer - le plus important écrivain indonésien - dresse un portrait clinique accablant du mécanisme de la corruption dans son pays : un petit fonctionnaire falot qui s'enorgueillit de sa probité découvre peu à peu l'ivresse de la richesse, du luxe et du pouvoir grâce au jeu de la corruption. Mais la corruption a ses propres lois et, dans une progression dramatique fascinante, il est entraîné malgré lui dans la spirale des compromissions et du trafic d'influences. Profondément ancré dans la réalité de l'Indonésie des années cinquante, ce roman analyse avec rigueur et sans indulgence un phénomène universel et toujours d'actualité.
L'auteur, dont toute la vie ne fut qu'engagement, évoque dans les quatre nouvelles de ce livre (datant de 1950) la lutte pour l'indépendance, les affres de la décolonisation qui s'amorce, le désarroi d'une société javanaise qui commence à se sentir "indonésienne", le drame de sa propre famille que les événements font éclater. Ces évocations se font dans un style simple et intense qui va à l'essentiel.
C'est une longue et belle histoire que " Pram " racontait à ses compagnons de détention sur l'île de Buru, avec ferveur, et un élan vital qu'on partage aussitôt. Une histoire aventureuse et romanesque, une histoire politique aussi, qui nous emmène à Surabaya, en Indonésie, au tournant du siècle. Minke, jeune journaliste brillant et curieux de tout, y croise le destin d'Ontosoroh, la nyai, concubine d'un riche colon hollandais. Tous deux sont javanais, idéalistes et ambitieux, tous deux rêvent d'une liberté enfin conquise contre un régime de haine et de discrimination, celui des Indes néerlandaises. Deux personnages extraordinaires, aussi attachants que singuliers ? au regard d'un monde qui mûrit sa révolution. On l'aura compris, le Monde des hommes est plus qu'un roman, c'est un monument. " Les dictatures donnent souvent naissance à d'excellentes littératures. C'est un paradoxe réjouissant, auquel l'Indonésie n'a pas échappé. Comme l'Albanie l'a fait avec Kadaré, ou la Russie avec Soljenitsyne, elle s'est acharnée contre son écrivain le plus prometteur, Pramoedya Ananta Toer, et celui-ci, de son côté, s'est escrimé à ne jamais baisser la garde. Il a fini par gagner la partie. " André Clavel, Le Temps
Philosophe et poète, Emerson (1803-1882) fut le chef de file du mouvement transcendantaliste. Il fut le maître de Thoreau et, plus largement, le plus éminent représentant d'une tradition américaine de recherche de l'harmonie entre l'homme et la nature. Envisageant les différents territoires de l'existence (la vieillesse, la vie domestique...), Société et solitude propose les fondements d'une véritable sagesse moderne.
Il est le symbole de nos rêves oubliés, l'ennemi acharné de nos compromis, le chantre de nos espoirs déçus, le sursaut invincible de la féerie contre l'esprit de sérieux. A la routine du quotidien, il oppose ses incessantes improvisations, souvent plus sombres que Walt Disney ne les a peintes, mais aussi plus spectaculaires, plus audacieuses, plus incroyables. Adultes! Vous qui ignorez le langage des étoiles, vous qui n'entendez plus parler les fées, vous qui n'avez ni le courage d'égorger les pirates ni celui de défier les ombres de la nuit, suivez James Matthew Barrie par la fenêtre de ce livre. On y redécouvre en volant l'incroyable aventure d'exister.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.