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Germaine Tillion. Une ethnologue dans le siècle
Todorov Tzvetan ; Bromberger Christian
ACTES SUD
10,20 €
Épuisé
EAN :9782742739844
Dans ce début de XXIe siècle, déjà si plein de bruit et de fureur, la figure de Germaine Tillion peut nous servir de repère. Connue pour ses engagements, notamment dans la Résistance et à propos de la guerre d'Algérie, Germaine Tillion reste en revanche bien trop méconnue comme ethnologue. A l'occasion de la 1ère Conférence Germaine Tillion d'anthropologie méditerranéenne qui s'est tenue à Aix-en-Provence en mars 2002, Tzvetan Todorov a écrit ce texte qui éclaire l'oeuvre-vie de Germaine Tillion. Christian Bromberger nous révèle quant à lui l'immense apport de Germaine Tillion dans la connaissance du monde méditerranéen. Le Harem et les cousins, qu'elle a écrit, est une étape très importante pour comprendre les formes de la parenté et la situation des femmes en Méditerranée. "Si l'ethnologie, qui est affaire de patience, d'écoute, de courtoisie et de temps, peut encore servir à quelque chose, c'est à apprendre à vivre ensemble." N'est-ce pas ce dont nous avons le plus grand besoin aujourd'hui? Ce livre, enrichi de photographies inédites de Germaine Tillion, répond à cette attente. T. F. Christian Bromberger, ethnologue, est professeur à l'université de Provence. Tzvetan Todorov, un proche de Germaine Tillion, est directeur de recherche au CNRS.
Les Morales de l'histoire constituent d'abord une réflexion sur les formes que prend la connaissance de l'humain: Tzvetan Todorov interroge le rapport entre faits et valeurs, vérité et fiction, interprétation et éloquence; il examine le rôle de l'intellectuel contemporain. Mais cet ouvrage est aussi une mise en pratique de la science morale et politique": comment vivre la liberté à l'intérieur d'une société? Comment pratiquer l'égalité entre sociétés différentes? Ce livre rappelle quelques faits et leurs interprétations tels que la colonisation ou la conquête de l'Amérique, vue par les Aztèques. Il ressuscite des débats d'époques très variées, entre Socrate et les Sophistes, Montaigne et Montesquieu, Spinoza et Locke, le vicomte de Bonald et Benjamin Constant, Léo Strauss et Raymond Aron. Tout au long de ces divers parcours il tâche de ne pas perdre de vue l'essentiel: les morales de l'histoire."
Résumé : Etty Hillesum, Germaine Tillion, Boris Pasternak, Alexandre Soljenitsyne, Nelson Mandela, Malcolm X, David Shulman, Edward Snowden, voici des figures qui ont réussi à concilier au plus haut degré exigence morale et action publique. Elles ont fait face à des ennemis qui n'étaient pas de même nature et leurs réponses furent diverses. Toutes, pourtant, risquant leur liberté, parfois leur vie, ont refusé de se soumettre, tant aux adversaires qui les menaçaient qu'à leurs propres démons : elles ont eu le courage de résister en évitant de céder à la haine.
On peut regarder l'histoire politique du XXe siècle comme l'histoire du combat de la démocratie contre ses ennemis extérieurs: le fascisme et le communisme. Ce combat s'est achevé avec la chute du mur de Berlin. D'après certains, il se prolonge contre de nouveaux ennemis - islamo-fascisme, terrorisme, dictateurs sanguinaires... Pour Todorov, ces dangers, certes réels, ne sont pas des candidats crédibles à cette succession. Le principal ennemi de la démocratie, c'est devenu elle-même, ou plutôt certains aspects plus ou moins visibles de son développement, qui en menacent jusqu'à l'existence même. Le premier est une forme de démesure, un avatar de la vieille hubris des Grecs: ayant vaincu ses ennemis, certains des tenants de la démocratie libérale sont pris d'ivresse. Quelques dizaines d'années après la décolonisation, les voici lancés dans une succession de croisades où il s'agit d'apporter les bienfaits de la civilisation à des peuples qui en sont privés. Or cette démesure, non contente d'être plus meurtrière qu'on ne le dit (car les "bombes humanitaires" tuent autant que les autres), est aussi destructrice de nos propres valeurs: on part se battre pour une juste cause, et on se réveille avec le cauchemar d'Abu Ghraïb ou de Guantanamo. Le deuxième est une étrange filiation: pour Todorov, il y a en effet une continuité entre le messianisme européen du XIXe siècle, qui a notamment ouvert la voie idéologique de la colonisation, le communisme et le néo-libéralisme contemporain. Ce sont des doctrines proprement révolutionnaires, dont le but est d'établir un nouvel ordre du monde, et où la fin justifie les moyens. C'est une chose de croire dans l'universalité de ses propres valeurs et de souhaiter les promouvoir; c'en est une autre de le faire avec une violence moins visible, et sans une considération attentive des peuples objets de notre sollicitude. La troisième menace est la tyrannie des individus: une doctrine de protection des libertés s'est aujourd'hui hypertrophiée jusqu'à donner à quelques puissants le privilège de s'approprier non seulement les richesses, mais aussi le pouvoir politique et la parole publique - bref d'occuper tout l'espace et d'exercer la liberté des renards dans le poulailler... Liberté et barrières, tolérance et responsabilité, balance des contre-pouvoirs - seul un dosage subtil pourra permettre à la démocratie de durer en étant autre chose qu'un paravent ou un faux-semblant: un modèle où les forces contradictoires qui agitent individus et sociétés trouvent une forme d'équilibre perpétuellement instable, et où le "vivre-ensemble" garde un sens.
La Révolution française a sonné le glas, non seulement d'une forme de société, mais aussi d'une manière de sentir et de vivre ; et il n'est pas sûr que nous ayons gagné au change. Benjamin Constant a été l'un des premiers à dresser ce sombre diagnostic : "Nous ne savons plus aimer, ni croire, ni vouloir. Il en résulte que le Ciel n'offre plus d'espoir, la terre plus de dignité, le coeur plus de refuge". Mais suffit-il de s'en lamenter ? Constant ne le pense pas et, devenu le premier penser français de la démocratie, il entreprend de chercher des remèdes au mal : une politique qui garantisse la dignité de l'individu sans dissoudre le lien social ; une religion dépouillée de ses formes oppressantes ; un amour retrouvant la place qui lui est due, plus haut que "tous les trônes de la terre" .
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.