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Albert Camus. Une vie
Todd Olivier
GALLIMARD
27,90 €
Épuisé
EAN :9782070732388
Une personnalité littéraire a de vrais ennemis pendant sa vie et presque autant de faux amis après sa mort. A la recherche d'Albert Camus, Olivier Todd, sans gommer ni grossir les qualités ou les défauts de l'homme et de l'écrivain, montre comment l'auteur de L'Etranger et de l'Homme révolté tenta d'accorder sa vie, son ?uvre et sa morale. Camus fut algérien et algérois, journaliste, essayiste, romancier, dramaturge, metteur en scène, acteur...Avec cette biographie, sa personnalité apparaît dans toute sa complexité, grâce à de nombreux inédits dont sa correspondance. Camus était charmeur et ombrageux sincère et théâtral, plein de doutes et arrogant. Il voulait être aimé et y parvint souvent. Il cherchait à être compris et n'y parvint pas toujours. Il parla trop de bonheur pour être heureux et serein. Faut-il pour autant l'imaginer malheureux comme Sisyphe ? Dans sa vie privée et ses engagements publics, un Calus inattendu - souvent inconnu - surgit à travers ses prises de position politiques ou artistiques, ses amitiés et ses amours. Camus reste inclassable, solitaire et solidaire, un frère ennemi de Sartre... Communiste puis anticommuniste, il connaissait le prix humain des idéologies. Il ne voulait être ni victime ni bourreau. Pour lui, la souffrance n'avait pas de frontière mais les tyrans avaient toujours la carte d'un parti. Déchiré par la guerre d'Algérie, Camus vécut aussi les amères victoires et les fécondes défaites de la justice et de la violence. Plus de trente-cinq ans après sa mort, celui qui prétendait ne pas être le Clamance de La chute- ce juge pénitent qui se vouait à l'enfer ou au purgatoire -redevient un " dangereux classique ".
Thomas Baudouin, français par sa mère et surtout par sa grand-mère Mado, américain par son père, Papa Dad, est un étudiant heureux de U. C. L. A. , fasciné par son professeur de littérature comparée, Richard Baynes, et charmé par son copain noir, Pitch. Son service militaire au Vietnam sera plus qu'un intermède. La guerre, il la voit de loin, presque en touriste, bien installé au service de presse de l'armée américaine. Mais cette guerre, c'est aussi pour lui la découverte de l'horreur, la mort de Pitch, son frère, et une initiation amère au monde des adultes. De retour à la vie civile, Thomas reprend ses études, épouse Kate dont il a un fils, voyage, s'essaie à l'enseignement, rêve une oeuvre littéraire. Il écrit, effectivement, mais dans les journaux. Il quitte les Etats-Unis pour la France où il devient correspondant, et Kate restée à Los Angeles pour Mathilde. Il quitte enfin la presse écrite pour la télévision. Un autre regard sur le monde, sur le Vietnam où il retourne, sur l'Afrique en feu, sur le monde politique, sa pâture de journaliste... il a perdu le temps et le goût du rêve. Du pouvoir il découvre et l'attrait et les compromis. "Sais-tu à quoi les gens de ton espèce me font penser ? demande Richard Baynes à Thomas. Au Queequeg de Moby Dick : Malgré tous ses tatouages, c'était, dans l'ensemble, un cannibale très convenable. Tu es propre et convenable, présentable et de bonne compagnie. Mais comme tous les journalistes, tu dévores tes semblables tout crus. Et, tu ne t'en rends pas compte, tu te dévores toi-même".
Résumé : Algérie 1960. En Kabylie, les hommes de Tahar, chef de la wilaya X, sont cernés. Le sous-lieutenant François Seignerolles reçoit un ordre de mission très étrange - début d'une aventure complexe, fascinante et de négociations secrètes qui mettront, peut-être, face à face, à l'Elysée, Charles de Gaulle et des maquisards algériens. Accords et trahisons, chasse à l'homme, discussions courtoises ou acharnées, retournements mêlent et opposent, en Algérie, Suisse ou France, civils et militaires, métropolitains et pieds-noirs, conseiller présidentiel et agents secrets, journalistes et policiers, partisans français des nationalistes algériens et activistes d'une organisation qui ressemble fort à l'OAS. Restituée dans sa puissance et sa diversité, c'est la guerre d'Algérie telle que l'Histoire l'a retenue ou pourrait l'imaginer. Derrière les hommes, des stratégies, des cultures s'affrontent - ou se rapprochent - à travers les mots de la morale et, parfois, ceux de la poésie. Olivier Todd s'efface derrière le romancier pour recréer la tourmente et les tourments d'une tragédie et, surtout, exprimer les émotions profondes d'hommes et de femmes, amis ou adversaires, presque tous de bonne foi, et si souvent déchirés. " Ce n'est pas la passion mais la volonté de prouver qui détruit l'?uvre d'art ", disait Malraux. Dans ce roman, le lecteur retrouvera ou découvrira peu de " preuves ". Il éprouvera, en revanche, les passions qui marquèrent ou emportèrent beaucoup d'acteurs, témoins de ces années poignantes et graves.
La seule biographie complète de Jacques Brel. Une vie ardente et démesurée, le portrait unique d'un homme libre. Il fut chanteur, mais aussi acteur, réalisateur, aviateur et navigateur. Pour raconter les vies de Jacques Brel, Olivier Todd a mené l'enquête de Bruxelles aux Marquises en passant par la France. Il a recueilli les témoignages de la femme et des filles du chanteur, de ses compagnons de métier, de ses maîtresses, écouté les souvenirs de ses amis. Il a découvert des textes inconnus, des poèmes, des notes, des embryons de romans... et toute une correspondance étonnante, attendrissante, irritante, qui dévoile l'homme sous la célébrité. Olivier Todd redonne vie à un grand parolier, à un interprète et à un compositeur hors pair, mais aussi à une personnalité riche et complexe. " Un témoignage hurlant de vérité et de rage. " Le Figaro. " Après avoir lu Todd, on connaît Brel intimement. Pas indiscrètement. " L'Express. " Une monographie dont Jacques Brel sort à la fois - et c'est rare - révélé et grandi. " France-Soir.
Biographie de l'auteur Grand reporter au Nouvel Observateur, Olivier Todd a été rédacteur en chef à L'Express. Il a aussi collaboré à la BBC, au Times Literary Supplement, à Newsweek International et a été responsable du magazine Panorama. Il a déjà publié plusieurs romans, dont L'Année du crabe (Robert Laffont, 1972), Les Canards de Ca Mao (Robert Laffont, 1975) et J'ai vécu en ces temps (Grasset, 2011), des reportages, dont La Chute de Saigon (Robert Laffont, 2005), des biographies – celles de Jacques Brel, André Malraux et Albert Camus –, et un livre de souvenirs, Carte d'identités (Plon, 2005).
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.