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La culture mise à prix. La tarification dans les sites culturels
Tobelem Jean-Michel ; Pujas Philippe
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747581301
Tandis que la question de la tarification des biens culturels fait son retour dans les débats de politique culturelle, la fixation des prix est désormais considérée comme une composante significative de la stratégie de développement des équipements du secteur de la culture. Dès lors, comment articuler recherche de l'autonomie financière et égal accès des citoyens à la culture ? Faut-il privilégier la fidélisation d'un public de proximité ou mettre l'accent sur l'accueil des touristes ? Comment faire du prix un outil de nature stratégique, tout en l'inscrivant dans les principes du service public de la culture ? Enfin, ne faut-il pas porter désormais un nouveau regard sur la question de la gratuité ? Telles sont les questions auxquelles des chercheurs et des professionnels, français et étrangers, s'efforcent d'apporter des réponses fondées à la fois sur des approches théoriques, des expériences de terrain et des démarches empiriques. Nul doute néanmoins que cette question continuera d'être longtemps débattue, car elle n'est pas dissociable en réalité de la mission de chaque équipement ou site culturel : musée, monument, site archéologique, centre d'art, bibliothèque ou établissement relevant du spectacle vivant.
Les musées sont porteurs de valeurs et contribuent à fixer des représentations collectives. En ce sens, ils peuvent être définis comme des institutions "politiques". L'actuelle mutation des liens entre politique et musées, qui reflète le renouvellement de l'inscription sociale de la culture dans nos sociétés, est significative à plus d'un titre. L'analyse du phénomène conduit, de fait, à questionner l'un des fondements des démocraties occidentales. Par une interprétation des représentations que les acteurs sociaux se font de leurs usages et de leurs missions, l'ouvrage étudie l'interaction entre les musées et un environnement qu'ils contribuent à transformer et à redéfinir, tout en étant affectés eux-mêmes par les contraintes économiques et de gestion qui pèsent désormais sur eux. Les différentes questions sont abordées par une approche pluridisciplinaire dans le cadre de cet ouvrage collectif, à partir d'analyses françaises et internationales.
Cet ouvrage collectif aborde la question de la diplomatie culturelle non gouvernementale sous l'angle des institutions artistiques et non sous celui des acteurs "traditionnels" de la diplomatie culturelle étatique (ministères des Affaires étrangères et de la Culture, centres culturels à l'étranger, conseillers culturels, CulturesFrance, etc.). À l'heure de la mondialisation des musées, notamment, la thèse de "L'arme de la culture" suggère que des structures ou des équipements culturels jouent - de fait ou à dessein - un rôle d'influence significatif en termes d'enjeux diplomatiques qui ne relèvent pas directement de leur mission. Dans cette optique, c'est une vision pluridisciplinaire, historique mais aussi contemporaine, qui est privilégiée, à travers des contributions traitant de cas à la fois français et étrangers.
Longtemps considérés comme n'étant pas soumis aux "forces du marché" les musées, bien que reconnus comme relevant du secteur non lucratif, connaissent à présent dans leur fonctionnement l'influence grandissante de la communication, de la commercialisation de la culture, de la globalisation et de la financiarisation de l'économie. En outre, les nouvelles exigences des visiteurs, des impératifs budgétaires croissants, l'essor des activités commerciales et l'intensification de la concurrence contribuent à transformer les musées en organisations hybrides évoluant entre le service du public et l'insertion dans le marché. Le scientifique devrait alors se muer en "manager", l'érudit en stratège et le lettré en visionnaire. Dans cet ouvrage remarquablement bien informé, l'auteur étudie et commente ce phénomène à travers de nombreux exemples, en France et à l'étranger. Il analyse à cet égard un grand nombre de questions cruciales telles que l'organisation des grandes expositions et l'exploitation des collections, la philanthropie privée et le mécénat d'entreprise, le tourisme et le développement local, la privatisation et l'internationalisation, ou encore la question de la communication culturelle, du loisir, du divertissement et de l'architecture. Il s'agit donc d'une somme de réflexions utiles aussi bien aux professionnels des musées et de la culture qu'à tous ceux qui se préoccupent des mutations fondamentales du secteur culturel dans le monde contemporain. Biographie de l'auteur Jean-Michel Tobelem, docteur en gestion, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et d'études supérieures de droit public, dirige l'Institut d'étude et de recherche Option Culture.
Rien n'a changé." Le récit qui s'étire de 1789 à 1956 au sein d'une famille juive du Maghreb traduit cette continuité. Celle-ci est ponctuée par une naissance improbable, la pérégrination d'un couple uni par le sang pour apporter aux siens confort et stabilité, la solitude d'un fils voué à l'hostilité de son environnement, et enfin l'éclosion tardive d'une famille, épisodes qui mêlent souffrances et bonheurs. Par là se révèle la banalité génératrice de la condition humaine dont la ville d'Oran offre la représentation. Emergé de l'existence, l'Etre, mû par le moteur du temps et modulant son identité sans relâche, saura-t-il retrouver sur le chemin du retour, comme l'a évoqué Walter Benjamin avec des mots simples et justes, la satisfaction qui donnera un sens à sa vie ?
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.