Une formidable aventure artistique, littéraire et sentimentale à New-York au début de la Seconde Guerre mondiale. En 1940, l'éditeur et journaliste (directeur du Harper's Bazaar) George Davis loue au 7, Middagh Street, sur les hauteurs de Brooklyn, une maison un peu brinquebalante. N'ayant pas les moyens d'en assumer seul la charge, il va y convier en qualité d'hôtes payants, ses amis et les amis de ses amis, souvent des exilés de l'Europe en guerre. Le premier cercle sera constitué de W. H. Auden, de Carson McCullers, de Jane et Paul Bowles, de Benjamin Britten... et de la reine du burlesque Gypsy Rose Lee. Il s'élargira rapidement à des hôtes de passage et à de simples visiteurs, tels que Julien Green, Salvador et Gala Dali, Christopher Isherwood, Klaus et Erika Mann (les enfants de Thomas), Lotte Lenya (ex-épouse de Kurt Weill), etc. , ainsi qu'à d'anonymes matelots du port tout proche. Et même à quelques animaux de cirque... Ces artistes en devenir ne se contentent pas de mener là une tumultueuse vie de bohème : ils s'entraident, perfectionnent leur art, chacun dans sa discipline, et se livrent à de passionnants dialogues d'exilés, qui tournent autour d'une question d'une actualité toujours brûlante : quel est le rôle de l'art en des temps troublés ? Ce livre polyphonique, très bien documenté, est une contribution précieuse à l'histoire culturelle du milieu du XXe siècle, dont il offre un portrait étourdissant.
Résumé : Rose Louise Hovick (1911-1970), qui prit comme nom de scène Gypsy Rose Lee, fut l'une des plus célèbres artistes du show-business américain. Elle raconte dans ses mémoires sa prodigieuse carrière, qui fit d'elle, au cours des années 1930 et 1940, la star de Broadway dans l'art de l'effeuillage. Une success story à l'américaine, mais surtout le fabuleux destin d'une femme intelligente et courageuse dans un monde dur et corrompu. Les dessous du Broadway de la Prohibition puis de la Grande Dépression le disputent en noirceur à ceux d'Hollywood à la même époque ! Cet ouvrage est la première traduction en français des Mémoires de Gypsy Rose Lee. Il est riche de près de cent photos et documents qui font revivre pour nous le monde du spectacle américain au milieu du XXe siècle. Le texte est précédé de La Rose nue, un hommage de Joseph Kessel.
LE RÉCIT VÉCU D?UNE EXTRAORDINAIRE ODYSSÉE MARITIME Alors que Suzanne a six ans, son père, Gordon Cook, annonce à sa famille qu?ils vont quitter leur existence paisible pour refaire le troisième voyage du Capitaine Cook (1776) à l?occasion du bicentenaire de celui-ci. Ils portent le même nom, et sont donc les mieux qualifiés pour une telle aventure ! Le Wavewalker sera le voilier sur lequel ils accompliront leur odyssée.Les débuts sont enthousiasmants : on largue les amarres pour une vie au grand air, dans des mers fabuleuses, parmi les cachalots et les poissons- volants. Mais son père prend des risques insensés pour reproduire le voyage de Cook. Tous manquent périr au cours d?une effroyable tempête dans l?Océan Indien : fracture du crâne pour l?enfant, graves avaries pour Wavewalker qui perdra de sa superbe. Dès lors, le rêve de Suzanne s?inverse : elle veut rentrer pour mener une vie normale, avoir des amies, et surtout étudier... Elle se heurte à l?égoïsme de son père et l?odyssée se transforme en longue dérive, le Wavewalker en bateau ivre. Réparations, manque d?argent, expédients de toutes sortes... Le voyage ne durera pas trois ans, mais dix ans... ! Courageuse, Suzanne veut conquérir la liberté qu?on lui refuse : elle lit et suit, escale après escale, des cours par correspondance. En 1986, elle revient en Angleterre pour passer les épreuves de l'université d'Oxford, où, contre toute attente, elle est reçue. Elle a aujourd'hui une position élevée dans le milieu des affaires britanniques.
Nous sommes à Londres en 1907. L'ère victorienne vient de s'achever, à laquelle succède la période édouardienne, soit les Années Folles à l'anglaise. C'est l'époque de Downton Abbey, de la Saga des Cazalet... L'Angleterre est assaillie par une modernité agressive, souvent d'origine américaine. L'essor de la presse populaire, accompagne celui de la publicité et des médias nouveaux, tels la photographie et le cinéma, sans oublier la TSF. La vieille Angleterre, son église, ses classes et ses castes, tente de résister à ce tourbillon, à moins qu'elle ne choisisse de se mettre au goût du jour. C'est dans ce décor que ce roman choral anime ses personnages pittoresques. Autour d'Helen Trimble, jeune femme fascinée par le miroir aux alouettes de la célébrité, et de son naïf fiancé Ned, tournoient les figures inquiétantes et ridicules de de Lord Widnes, riche industriel qui rêve de noblesse, de son crétin de fils, George Deacon, de Bunyan, morne poète sans succès, de Mutton, journaliste corrompu jusqu'à la moelle, du Prébendaire Gabitas, ecclésiastique mondain, amateur de music-hall et de boxe... Ce charivari est conduit par Dana Blair, diabolique agent de relations publiques. Bienvenue au Club !
Somner Merryweather Frederick ; Lavergne Hervé ; B
Enfin traduite en français, cette anthologie des avares les plus extravagants de tous les temps a inspiré à Charles Dickens certains de ses personnages. Bienvenue parmi la confrérie des rogatons, des bouts de ficelle et des bouts de chandelle : voici l'avare de Saint-Pétersbourg qui fut son propre chien de garde, Hopkins le Rapace qui inventa le testament à retardement, Sir Harvey qui réchauffait son diner en s'asseyant dessus, Daniel Dancer qui mourut dans un sac, Foscue qui s'enterra vivant avec son or, John Overs qui contrefit le mort et en mourut, le duc de Malbrough qui préférait aller à pied sous l'orage et des dizaines d'autres du même tonneau. Un livre désopilent que l'on pourra offrir à quelques pingres de sa connaissance.