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Les philosophes lisent la Bible
Tilliette Xavier
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204067058
Les philosophes lecteurs, voire commentateurs, de la Bible sont nombreux. Il faudrait plusieurs monographies pour épuiser la "Bible des philosophes" dont plusieurs ouvrages d'ensemble illustrent la variété. On a préféré dans cette étude limitée suivre une via media, thématique, en faisant un choix parmi les épisodes et péricopes scripturaires qui ont retenu l'attention des philosophes à l'époque moderne. Le choix n'est pas tout à fait arbitraire, dans la mesure où certains textes s'imposaient, comme le sacrifice d'Abraham. Il est forcément inégal, car tel passage de fort impact symbolique, par exemple la lutte de Jacob, n'a pas donné lieu à d'importants développements. Le livre, dans sa facture didactique - un enseignement lui est sous-jacent -, devrait intéresser, outre les spécialistes des deux bords, les étudiants et amateurs de bonne volonté.
Un des plus illustres représentants de l'idéalisme allemand. Une philosophie pionnière nourrie des oeuvres de Kant, Fichte, Spinoza, Giordano Bruno. Le grand penseur de l'identité, qui a bouleversé l'univers des concepts en affirmant que la nature et l'esprit dérivent de l'absolu, que l'idéal et la conscience s'enracinent dans le réel, que l'objectif et le subjectif se confondent. Une figure emblématique du romantisme, attaquée par Hegel, contestée par Kierkegaard, et qui influencera en profondeur la métaphysique de Martin Heidegger. Friedrich von Schelling (1775-1854) a laissé une oeuvre magistrale, toujours liée au cours mouvementé de son existence et qui mêle philosophie, esthétique, politique, religion. La somme magistrale de Xavier Tilliette rend justice à ce penseur de génie qui fut, dans la sphère de la philosophie, un témoin privilégié de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration.
Résumé : Cet ouvrage se présente comme une récapitulation-testament de l'oeuvre de toute une vie. Xavier Tilliette est depuis un demi-siècle le spécialiste incontesté du lien entre la philosophie moderne et la figure du Christ. Au moins deux grands livres de cet auteur portent un titre en rapport direct avec ce sujet : Le Christ de la philosophie (1990) et Le Christ des philosophes (1993). En quoi ce nouvel essai s'en distingue-t-il ? Tout en rassemblant les fruits des recherches passées. cet ouvrage en est un prolongement nécessaire. Il ne se situe plus seulement sur le terrain du regard et de la pensée des philosophes modernes sur le Christ. mais interroge la possibilité même d'une christologie philosophique, c'est-à-dire d'une application de la raison philosophique. strictement comprise, au mystère du Christ. Dieu et Homme.. Parcourant à nouveau les grands noms de la philosophie moderne. l'auteur. après avoir revisité le dossier de "la philosophie chrétienne". se demande s'il est ou non justifié de parler d'une christologie philosophique. Peut-être la réponse entrevue à cette question lourde de sens. se trouve-t-elle du côté du grand sujet tant de fois repris par la théologie : celui de la conscience qu'avait de lui-même le Christ. De ce point de vue. la place donnée à la phénoménologie dans les dernières pages du livre en constitue la vraie nouveauté.
Résumé : Les essais qui composent ce recueil forment une ellipse autour des deux foyers de l'intériorité et de l'au-delà, intimement solidaires, car mourir, c'est rentrer en soi-même. La mémoire est la faculté précieuse entre toutes, la gardienne de l'invisible, et non pas le gibet des pendus et la galerie de spectres que le jeune Hegel a indûment maudits. Et l'invisible, l'autre monde ou le monde prochain, comme disent les Anglo-saxons, s'alimente à la nappe de souvenirs et d'espoirs que détient la conscience qui signifie mémoire. Les rêves servent en quelque sorte d'intermédiaires, et l'on a prêté attention à l'oniromancie du merveilleux dialogue Clara de Schelling. L'inspiration augustinienne du volume prend pour fil conducteur le talisman novalisien du chemin mystérieux qui va vers l'intérieur. D'autres mystagogues de la survie ont guidé la recherche et la méditation, Goethe, Newman, Rilke, Gabriel Marcel... tandis que Dostoïevski, érigeant la tragédie du destin historique, faisait contrepoids à la nostalgie d'Orphée. D'une façon générale on s'est efforcé de réveiller les intuitions si profondes, si inactuelles, de quelques grands témoins, et de rattacher à une lancinante anamnèse le poignant regret des jours qui ne sont plus.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.