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SCHELLING UNE PHILOSOPHIE EN DEVENIR
TILLIETTE
VRIN
120,00 €
Épuisé
EAN :9782711611249
F. W. J. Schelling (1775-1854), le plus précoce de philosophes puis l'un des plus âgés, a pâti, de son vivant comme après sa mort, de la proximité de Fichte et surtout de Hegel qui l'a supplanté dans le jugement de la postérité. Mais il est en passe de combler son retard grâce en particulier à l'impulsion donnée depuis un demi-siècle aux recherches sur l'idéalisme allemand. Le premier volume de cet ouvrage se propose de présenter le devenir de Schelling sous le signe du " système vivant ". La dernière philosophie de Schelling est analysée dans le second tome. Elle est presque tout entière posthume, à l'exception de la Préface à Cousin (1834) et de quelques autres textes brefs. La dualité philosophique, enseignée à Berlin, est l'ultime avatar de ce qui était de façon latente une philosophie en deux. L'auteur s'attache ici à expliquer en détail les motifs et les problèmes de cette dichotomie tardive, mais fondée.
Résumé : Imaginons par exemple que Rimbaud ait vécu octogénaire, qu'un journaleux ait alors débarqué pour l'interviewer sur son abandon de la littérature, et qu'avec le temps l'"homme aux semelles de vent" se soit suffisamment adouci pour ne pas le chasser à coups de fouet : cela donnerait une petite idée, en pratiquant les ajustements nécessaires, de ce qui s'est passé il y a cinq ans à Kervoyal, un paisible village de bord de mer. Sauf que Georges Dubois-Maginerre, vieux romancier oublié, n'a jamais prétendu être Rimbaud, qu'en fait de semelles de vent, il peine de plus en plus à faire sa promenade quotidienne jusqu'au port, et qu'il roule dans une grosse voiture américaine dont il confond un jour le frein et l'accélérateur... C'est l'accident ! Et dans les éclats de pare-brise et le froissement des tôles vont s'enchevêtrer une dizaine de destins. Le grand écrivain et son biographe d'occasion vont se cogner à la vie... et à Vitalie, costumière de la Comédie-Française aux cheveux rouges, Rozenn, plus intéressée par Schubert que par les petites annonces de l'agence immobilière qui l'emploie, Jaouen, moniteur d'équitation avec son faux air de Che Guevara, et tutti quanti. Sans oublier la plus jolie fille de la terre, Ingrid la brune aux yeux gris, la jeune épouse du vieil homme, mystérieusement disparue en mer il y a bien longtemps.
Résumé : Les essais qui composent ce recueil forment une ellipse autour des deux foyers de l'intériorité et de l'au-delà, intimement solidaires, car mourir, c'est rentrer en soi-même. La mémoire est la faculté précieuse entre toutes, la gardienne de l'invisible, et non pas le gibet des pendus et la galerie de spectres que le jeune Hegel a indûment maudits. Et l'invisible, l'autre monde ou le monde prochain, comme disent les Anglo-saxons, s'alimente à la nappe de souvenirs et d'espoirs que détient la conscience qui signifie mémoire. Les rêves servent en quelque sorte d'intermédiaires, et l'on a prêté attention à l'oniromancie du merveilleux dialogue Clara de Schelling. L'inspiration augustinienne du volume prend pour fil conducteur le talisman novalisien du chemin mystérieux qui va vers l'intérieur. D'autres mystagogues de la survie ont guidé la recherche et la méditation, Goethe, Newman, Rilke, Gabriel Marcel... tandis que Dostoïevski, érigeant la tragédie du destin historique, faisait contrepoids à la nostalgie d'Orphée. D'une façon générale on s'est efforcé de réveiller les intuitions si profondes, si inactuelles, de quelques grands témoins, et de rattacher à une lancinante anamnèse le poignant regret des jours qui ne sont plus.
La philosophie de la mythologie, enseignée à plusieurs reprises par Schelling à Munich et à Berlin, représente dans l'oeuvre polyédrique et successive à la fois un texte soigneusement achevé, presque un point d'orgue, et l'un des fils conducteurs les plus solides du développement organique. Une série de leçons professées naguère à Naples sous l'égide de l'Istituto Italiano per gli studi filosofici a offert aux auditeurs un exposé schématique de l'ouvrage, rendant compte des problèmes attenants, de sources et de composition, et sommairement du contenu. Le tout est marqué au signe de la tautégorie, qui s'énonce ainsi : les figures mythologiques signifient ce qu'elles sont et sont ce qu'elles signifient. En vue de la réédition le texte a été soumis à une révision et à une mise à jour. On y a ajouté une brève introduction et trois études plus récentes, qui témoignent de la hantise de l'origine, thème majeur et ressort caché d'une "mythologie expliquée par elle-même", et par conséquent mieux comprise et objectivement interprétée.
Résumé : Cet ouvrage se présente comme une récapitulation-testament de l'oeuvre de toute une vie. Xavier Tilliette est depuis un demi-siècle le spécialiste incontesté du lien entre la philosophie moderne et la figure du Christ. Au moins deux grands livres de cet auteur portent un titre en rapport direct avec ce sujet : Le Christ de la philosophie (1990) et Le Christ des philosophes (1993). En quoi ce nouvel essai s'en distingue-t-il ? Tout en rassemblant les fruits des recherches passées. cet ouvrage en est un prolongement nécessaire. Il ne se situe plus seulement sur le terrain du regard et de la pensée des philosophes modernes sur le Christ. mais interroge la possibilité même d'une christologie philosophique, c'est-à-dire d'une application de la raison philosophique. strictement comprise, au mystère du Christ. Dieu et Homme.. Parcourant à nouveau les grands noms de la philosophie moderne. l'auteur. après avoir revisité le dossier de "la philosophie chrétienne". se demande s'il est ou non justifié de parler d'une christologie philosophique. Peut-être la réponse entrevue à cette question lourde de sens. se trouve-t-elle du côté du grand sujet tant de fois repris par la théologie : celui de la conscience qu'avait de lui-même le Christ. De ce point de vue. la place donnée à la phénoménologie dans les dernières pages du livre en constitue la vraie nouveauté.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.