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France Culture Papiers N° 21, juillet-septembre 2017 : Le vrai, le faux et le presque vrai
Thureau-Dangin Philippe
EXILS
15,90 €
Épuisé
EAN :9782912969910
Un grand dossier : "Le vrai, le faux et le presque vrai". Ces dernières années, on aura vu, lors de récents scrutins, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France, se propager rumeurs, "faits alternatifs" et "fake news". Sommes-nous entrés dans l'ère de la post-vérité ? Qu'est-ce qui distingue faits et fictions ? La vérité est-elle toujours relative ? Philosophes, politistes, écrivains et sociologues tentent d'éclaircir les enjeux de ce débat ô combien actuel. Un grand entretien avec Jean-Louis Etienne, médecin et explorateur connu pour ses expéditions en Arctique. Une master class avec Denis Podalydès, de la Comédie-Française, qui nous apprend comment il vit son métier d'acteur, sur scène et hors de la scène. Une rencontre avec Alain Damasio autour de la question politique et de la science-fiction. Egalement au sommaire : la vie cachée des plantes, la révolution de 1917 vue par les Russes de la rue, et des archives de la Radio : le soleil décrypté par cinq poètes dans les années 1950, etc.
Le système de santé français est excellent pour les maladies du corps, mais est-il aussi bon pour soigner l'âme humaine ? Pourquoi la psychiatrie repose-t-elle toujours sur la chimie ? La psychanalyse a-t-elle encore droit de cité ? Nous publierons des témoignages ("En séance, étapes d'une psychanalyse"), des conférences (les apports des cognitivismes), des polémiques (entre psys et comportementalistes), etc.
Dans ce numéro spécial de Papiers, la revue de France Culture, écologistes, scientifiques et philosophes vous expliquent pourquoi nous n'arrivons pas à bouger nos modes de vie ni nos modes de production. Question de politique bien sûr, mais aussi question de psychologie.
Malraux, dit-on, aurait lancé un jour : "Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas". Même si cette prédiction est apocryphe, elle mérite d'être examinée. Presque vingt ans après le changement de siècle, où en est-on des croyances ? Le nombre d'Américains se déclarant non religieux ne fait que croître. A l'inverse, en Chine, le nombre de fidèles ne cesse d'augmenter. Et les dérives fondamentalistes, ces dernières décennies, montrent que le besoin de croire trouve des expressions de plus en plus absolues, souvent violentes... Un dossier avec les interventions de Olivier Abel, Jean-François Colosimo, Régis Debray, Edgar Morin, Telmo Pievani, Claudine Tiercelin, etc. Egalement au sommaire de ce numéro : Christine Angot analyse l'affaire Harvey Weinstein, Amélie Nothomb : Je vis sous la dictature de l'écriture, Steven Pinker : Pourquoi la violence a tendance à décliner, Homère et la guerre de Troie, Dominique Gonzalez-Foerster, etc.
Niklas Luhmann est le plus grand sociologue allemand de la fin du XX e siècle, à la hauteur d'un Jürgen Habermas en philosophie, avec lequel d'ailleurs il n'a cessé de dialoguer. La société de la société, sa grande Å?uvre, présente la synthèse la plus accomplie de ses travaux sur la théorie des systèmes, la communication, les médias, l'évolution de la société et les sémantiques par lesquelles la société cherche à se décrire. Avec une radicalité et une originalité inégalées, Luhmann propose une théorie systémique de la société, seule capable selon lui d'appréhender la très haute complexité de la société moderne. Il définit celle-ci comme une société fonctionnellement différenciée en sous-systèmes, obéissant chacun à une logique propre (le droit, la politique, l'économie, l'art, la religion). Mondialisée, la société moderne n'est plus gouvernable à partir d'un sommet ou d'un centre et Luhmann montre comment cette société est exposée à des risques, notamment environnementaux.
50 écrivains répondent à la question. Ce questionnaire fait suite en quelque sorte à deux initiatives précédentes, les surréalistes en 1919 demandant "Pourquoi écrivez-vous" à une centaine d'écrivains français, et le journal Libération renouvelant l'expérience en 1988 (auprès de 400 écrivains étrangers et français). Une enquête nécessaire alors que le numérique et la vidéo accaparent petits et grands... En supplément, "Papiers" fera une liste exclusive des "30 livres de littérature à lire pour comprendre le monde contemporain". Egalement au sommaire de ce numéro : les souvenirs de Jane Birkin sur sa jeunesse et Gainsbourg ; la masterclasse du dessinateur BD et cinéaste Ryad Sattouf ; comment vivre alors que la fin du monde est annoncée (tentative d'explication de la "collapsologie") ; la féminisation de la langue française ; restituer les oeuvres d'art à l'Afrique (et à l'Asie).
L'Afrique a survécu à tant de choses, l'esclavage, les guerres, la colonisation. Elle survira au développement ! " Terrible industrie du développement : les missions internationales se succèdent, la Banque mondiale et les Nations unies lancent de vastes programmes, les ONG s'arrêtent à des micro-projets ou interviennent dans l'urgence, contre la sécheresse, la famine, l'exode. Chaque expert, après quelques semaines sur le continent, est persuadé d'avoir compris. De nouveau, il réinvente l'Afrique ; " Nous avons fait croire aux Africains que nous avions les réponses, et ils ont oublié les questions ". Voilà pourquoi, sous prétexte de développement un continent est livré à tous les mauvais rêves des occidentaux, au néocolonialisme et à l'ethnocide. Avec la participation parfois enthousiasme de certains Africains. Au-delà des clichés touristiques, au-delà du sensationnalisme des désastres, ce livre est d'abord un regard en récit. Après des années d'études sur le terrain (d'où sera tiré l'ouvrage resté fameux, L'Afrique étranglée, écrit avec René Dumont). Marie-France Motteux passera huit ans sur le continent noir. Elle nous fait vivre la sécheresse en Mauritanie, les mondanités de Dakar, l'arrivée du Président français au Mali... Quelques années plus tard le paysage s'assombrit : Somalie, Libéria, Rwanda, Zaïre... La confusion, l'anarchie, semblent partout présentes. " Tout n'a pas si mal tourné. Il faut nous laisser à notre propre rythme ", explique pourtant Juliennes K. Nyerere, l'ancien président de Tanzanie. Oui, l'Afrique survivra au développement.
Et si Bill Gates cessait d?être seul à occuper toute la scène et à représenter avec sa marque l?avènement de la société de l?information ? Au prototype du marchand bouffeur de parts de marché, un jeune philosophe oppose le hacker, citoyen partageur.Les premiers hackers ont adopté le nom dans les années 60, et si le mot a désigné les fouteurs de bordel depuis les années 80, c?est qu?il a été vidé de son sens. Au départ, les programmateurs fous furieux d?informatique oeuvrant au MIT, le Massachusetts Institute of Technology, l?utilisaient pour désigner un passionné, «un expert ou un enthousiaste de toute nature». Ni professionnel, ni commerçant. Cette définition, même limitée à l?informatique, sous-entend une conception du travail particulière. Opposée à celle du protestant Max Weber, qui souhaitait une vie rythmée par le travail pour chacun, elle place comme priorités le bien fait à la communauté et le partage gratuit des connaissances, comme dans les académies grecques. Voyous piqueurs de numéros de cartes de crédit et d?intrusion sauvage sont appelés «crackers». Les vrais hackers se battent pour la liberté de la toile et son usage démocratique. C?est un duo finlandais qui nous aide à modifier notre perception : Linus Torvald, inventeur de Linux, a signé la préface du livre et Pekka Himanen, philosophe de 27 ans, enseignant à Berkeley, a observé les moteurs des membres de la caste. Passion, jeu, plaisir et partage, les ingrédients de son livre lui ont valu une traduction en dix langues. Pas mal, pour un essayiste voltairien. --Luc Biecq -- Urbuz.com