Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Simmel, le parti-pris du tiers
Thouard Denis ; Zimmermann Bénédicte
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271087416
Philosophe et sociologue, Georg Simmel (1958-1918) a développé une pensée originale qui se soustrait à la tentation des oppositions duales, telles qu'individu et société, expérience et structure. Sa pensée du tiers saisit la complexité des relations sociales à partir de la différenciation et de la réciprocité. Son approche se veut processuelle et relationnelle. Plus qu'un état de la société, ce sont les dynamiques qui la produisent, le " faire société " qu'il cherche à élucider. L'objectif de cet ouvrage est de montrer l'actualité et la fécondité des pistes ouvertes il y a un siècle par Simmel, pour penser des questions aussi décisives que la sociabilité, le pouvoir, la valeur de l'argent et du travail, la confiance ou la religion. Ces considérations se veulent des prolongements, des discussions à partir de Simmel plutôt qu'une exégèse de son oeuvre. Elles font le pari que les sciences sociales ont beaucoup à gagner à rouvrir certaines de ces pistes. A travers son regard sociologique, Simmel nous engage à explorer la complexité des relations à travers lesquelles se constituent réciproquement l'individu et la société. A travers sa réflexion philosophique, il nous invite à interroger les évidences, les clivages catégoriels et disciplinaires auxquels nous nous sommes accoutumés. Esprit en son temps résolument moderne, Simmel, en bien des points, nous précède encore.
Résumé : Si la philosophie vise bien une vérité, elle ne peut être indifférente à sa communication. Le vrai doit être dit pour tous, car il vaut pour tous. Telle est la conviction des siècles démocratiques, héritiers des idéaux des Lumières. Mais comment être assuré qu'il sera compris ? Les études ici réunies, consacrées aux Lumières et à l'ensemble romantique et idéaliste allemand, présentent plusieurs tentatives et reviennent sur leurs apories. Dans la lignée d'un rationalisme triomphant, les Lumières ont cherché à " populariser " la philosophie, privilégiant la clarté du discours. Mais cette pédagogie rencontre une double limite, qui tient à la simplification des contenus et à l'impossibilité d'éviter tout malentendu. En réaction aux illusions d'une communication accomplie sous le signe de la raison universelle, des stratégies alternatives ont vu le jour. De Kant à Fichte, de Hegel à Schlegel, Schelling ou Schleiermacher, les formes les plus diverses ont pu être essayées, trahissant la tension entre l'individualité de la forme et l'universalité de la prétention au vrai. On analysera ici le poème didactique, le fragment, le dialogue et le récit à partir de cas exemplaires où la philosophie s'approprie des genres hétérogènes comme le poème de Lucrèce, la maxime des moralistes français, le dialogue platonicien ou l'épopée homérique. Entre le désir de science et la tentation de la littérature, la philosophie a exploré, des Lumières au romantisme, de multiples voies pour assurer sa communication. Réfléchissant sur les apories d'une pédagogie de la clarté autant que d'une réduction de la philosophie à l'écriture, l'ouvrage plaide pour un pluralisme des formes qui engage l'activité du lecteur.
La pensée de Friedrich Schleiermacher part du souci d'articuler l'exigence d'individualité aux différents ordres de communauté, de l'amitié à la société, à travers la prise en compte systématique de la communication. En présentant sa formation jusqu'aux Discours sur la religion de 1799 et aux Monologues de 1800, l'ouvrage introduit à la problématique centrale de sa philosophie, qui se constitue dans une relation critique aux thématiques de l'Aufklärung, du romantisme et de l'idéalisme allemand. L'anthropologie des Lumières est remise en question par l'expérience de la religion comme ouverture radicale à l'Univers, "sens et goût de l'infini". Ce renversement implique également une critique de l'idéalisme naissant, fondant toute pensée sur la conscience de soi, comme du primat romantique de l'esthétique. Schleiermacher entend honorer à la fois la finitude et l'activité humaine comme invention de soi. C'est en pensant ensemble le décentrement du sujet et l'affirmation d'une éthique individuelle que Schleiermacher définit sa position philosophique. Le rôle de la communication est alors central: en reliant le soi aux autres, elle participe directement à la constitution d'une communauté différenciée en elle-même. La transformation des concepts de communauté et de sujet, passés au crible de l'individualité, aboutit à la promotion de la communication comme étant l'un de ses opérateurs essentiels.
Aristote, oublié depuis deux siècles, devient au XIXe siècle un contemporain. Soutenue par un remarquable travail éditorial évoqué par les noms de Brandis, Bekker ou Bonitz, cette réévaluation engage les différents champs de la philosophie. On se tourne vers Aristote pour réhabiliter la question métaphysique, mais aussi pour interroger les instruments de la pensée, les concepts et les catégories, ou penser le rapport de la philosophie aux sciences positives. Le style d'Aristote, recherchant un mode de connaissance adapté à chaque objet, avec son exigence de sobriété, trouve un écho chez tous ceux qui désirent faire de la philosophie une science rigoureuse. Selon les contextes, la lecture de ses écrits a nourri des traditions philosophiques bien différenciées, de la phénoménologie à la logique, de la métaphysique au regain de la philosophie pratique. Ce livre dresse un état des lieux de la surprenante actualité d'Aristote au XIXe siècle en suivant les interprétations contrastées de ses principales ?uvres. A travers ses trois sections : 1. La critique de l'idéalisme ; 2. Le retour de la métaphysique ; 3. La logique de la science, il souligne le rôle essentiel de Trendelenburg, Ravaisson et Brentano tout en présentant plusieurs acteurs de cette passion péripatéticienne (de Feuerbach, Droysen, Dilthey à Comte, Peirce ou Lukasiewicz). Avec des textes inédits de Brentano, une bibliographie des éditions d'Aristote et des études au XIXe siècle, il constitue un ouvrage de référence.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.