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Une expérience américaine du chaos. Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper
Thoret Jean-Baptiste
CARLOTTA FILMS
20,00 €
En stock
EAN :9791093798349
Voir un film de Tobe Hooper, c'est accepter de fouiller de façon extrême dans les angles morts de notre époque, et parfois de notre enfance, et apprendre que tout ce qu'on enterre finit toujours par refaire surface". Jean-Baptiste Thoret 50 ans après sa sortie, "Massacre à la tronçonneuse" mérite sans commune mesure son statut de chef-d'oeuvre absolu du cinéma de genre. Film de toutes les expérimentations et de tous les excès, dénonçant à la fois la famille traditionnelle américaine, le "capitalisme cannibale" et les mensonges répétés du gouvernement face à la débâcle de la guerre du Vietnam, Massacre à la tronçonneuse est depuis toujours considéré comme l'oeuvre la plus terrifiante de tous les temps, film culte par excellence, interdit en France pendant de nombreuses années. A travers une analyse prodigieusement riche et fouillée, regroupant étude critique, réflexion sociologique sur l'Amérique des années 1970, témoignages du tournage et des annexes s'intéressant à la censure du film en France, cet ouvrage raconte la genèse du film mythique de Tobe Hooper, éclaire ses ressorts et approfondit avec minutie ses différentes thématiques. Une édition revue et augmentée, accompagnée de photos d'archives.
Avec Suspiria, en 1977, Dario Argento marque une étape fondamentale dans l'histoire du cinéma fantastique. Il a depuis réalisé le deuxième volet, Inferno (1980) puis conclu sa "trilogie des mères" avec La Terza Madre (2007). Des cinéastes, et non des moindres comme John Carpenter et Brian De Palma, avouent leur admiration pour lui et de nombreux amateurs lui vouent une sorte de culte. Italien, fils d'un producteur et d'une photographe, d'abord critique de cinéma, il coécrit le scénario de Il était une fois dans l'Ouest au moment où les genres hollywoodiens moribonds viennent chercher en Italie un second souffle. Depuis son premier film en 1969, L'Oiseau au plumage de cristal, il a principalement ?uvré à l'intérieur d'un genre, le giallo, récit criminel où la violence se teinte de sadisme, et caractérisé par des codes immuables, connus du spectateur qui vient y chercher des sensations fortes et jouir pleinement de sa peur. Mais loin de rester confinée à l'intérieur de ces frontières, l'?uvre d'Argento, au confluent d'influences multiples, tant de la peinture maniériste, de l'art baroque que des nouvelles vagues européennes, constitue une synthèse entre la modernité et le cinéma de genre. De la modernité, il a su tirer une audace formelle, le goût de l'expérimentation; du cinéma de genre, il a conservé les personnages, criminels, victimes, enquêteurs, et les récits à base de complots occultes et de rituels sanglants. Argento a le goût de la greffe et du métissage entre matières nobles et triviales. Chez lui, l'opéra côtoie le roman-photo entre chef-d'?uvre et chromo. La beauté des films d'Argento ne tient qu'à un fil, à condition que le spectateur croie ce qu'il voit, qu'il accepte que ses sens prennent le pas sur la raison. Alors, un monde nouveau et enchanteur prend naissance, le réel révèle une part d'énigme, le spectateur plonge au c?ur d'un cauchemar métaphysique. Biographie: Jean-Baptiste Thoret dirige la revue Panic. Critique de cinéma à Charlie Hebdo et collaborateur à l'émission Mauvais Genres sur France Culture, il est l'auteur de plu-sieurs essais sur le cinéma, dont Le Cinéma américain des années 70 (Cahiers du cinéma) et 26 Secondes, l'Amérique éclaboussée (Rouge profond), consacré à l'influence de l'assassinat de J. F. Kennedy sur le cinéma américain. Il a réalisé un documentaire sur Dario Argento: "Soupirs dans un corridor lointain: les songes de Dario Argento" (2001).
Le cinéma est un art populaire, aisé à diffuser et qui rassemble le plus large des publics. A l'heure des sorties de films mondiales, de l'explosion des dessins animés familiaux destinés aux enfants comme à leurs parents, le cinéma semble moins élitiste et moins codifié que les autres formes de la création contemporaine. Pourtant, les grands réalisateurs font sans cesse référence à leurs aînés, aux chefs-d'oeuvre qui les ont marqués, revendiquent une esthétique. Ce guide richement illustré propose d'analyser des oeuvres plus complexes qu'il n'y parait. Il s'adresse au cinéphile autant qu'au néophyte, pour comprendre les origines du cinéma, ses nouveaux courants et les tendances de demain.
Résumé : "L'air est connu, Assault on Precinct 13 : la revanche des minorités ethniques. The Fog : Contre l'Amérique qui refoule son Histoire honteuse. New York 1997 : Contre l'Amérique sécuritaire. Halloween : Contre l'Amérique des banlieues bigotes. They Live : Contre l'Amérique reaganienne. The Thing : Contre l'Amérique paranoïaque des années guerre froide et SIDA... Tout cela est juste, irréfutable, et Carpenter lui-même a encouragé ces lectures, surjouant parfois le rôle de l'insurgé en son propre pays au moment de la promotion de ses films, tant il avait compris que cette posture critique valait pour nous laissez-passer. Mais en réduisant ainsi ses films à de simples fables politiques sans les mettre en regard de leur point aveugle (n'y-a-t-il pas un autre Mal que les maux sociétaux ? ), on manque ce qui constitue, je crois, le coeur battant de ses films, et ce qui fonde leur profonde originalité à l'intérieur de l'écosystème hollywoodien des années 1970 et 1980, et en particulier du cinéma dit " d'horreur " dont il fut idéologiquement à contre-courant. Car quoi qu'on pense, quoi que Carpenter lui-même en dise, sa croyance en l'existence d'un Mal à l'état pur appartient à un imaginaire religieux, puritain même, à priori incompatible avec l'image de cinéaste agnostique qu'il s'agissait de fabriquer au moment de son retour en grâce, à partir de la fin des années 1990. Or tout John Carpenter tient dans cette ambivalence, dans ce conservatisme critique qu'il faut accepter de prendre en volume, par tous ses côtés en même temps : l'angle puritain et l'angle métaphysique, l'angle réactionnaire et l'angle critique, l'angle ontologique et l'angle politique ". JBT Jean-Baptiste Thoret a commencé son travail d'auteur en consacrant au cinéaste sa première monographie en 1998 (avec Luc Lagier) : " Mythes et Masques ". 27 ans et quinze livres plus tard, le réalisateur de " We Blew it ", figure incontournable de la cinéphilie contemporaine, revient sur l'un des totems de sa jeunesse : John Carpenter, une passion fondatrice et une matière toujours vivante. Comment revoir, en 2025, les films d'un cinéaste qu'on a tant aimé ? Y découvre-t-on autre chose que ce qu'on y avait déjà vu ? Et si les films eux-mêmes changeaient à mesure que notre regard change ? Dans cet essai, l'auteur de "Qu'elle était verte ma Vallée" revient sur l'origine de sa cinéphilie et arpente la filmographie d'un créateur de mythes intemporel ; en nous invitant à voir et à revoir autrement un cinéaste dont l'héritage n'a pas fini de rayonner sur l'histoire des formes.
En 1968, un jeune cinéaste de Pittsburgh, George A. Romero, réalise un petit film en noir et blanc qui révolutionne le cinéma fantastique. Avec la Nuit des morts-vivants, premier volet d'une tétralogie poursuivie jusqu'en 2005 avec Land of the Dead, Romero dépoussière le genre de ses oripeaux mythologiques et, à l'heure de la guerre du Vietnam et des révoltes sociales, invente l'une des figures politiques majeures du cinéma américain de ces quarante dernières années. Métaphore limpide et permanente d'une Amérique en proie à un refoulé qui fait retour, le zombie est ainsi devenu l'être buvard d'une nation obsédée par la question de l'Autre et la définition du Mal. Si, comme le déclare à l'envi les personnages de la série, "Ils sont comme nous", à quoi ressemblons-nous? De quelle vision du monde, ces morts-vivants sont-ils dépositaires? Quelle image critique de la société nous renvoient-ils? Autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre.
Entre 1960 et 1976, Lillian Ross, rédactrice au New Yorker, rédigea une série d'articles sur François Truffaut lors de ses séjours à New York, pour la rubrique " Talk of the Town " (" Tout le monde en parle ") du magazine. Ce livre rassemble ces articles pour la première fois. Lillian Ross rencontre pour la 1ère fois Truffaut lors de la sortie aux Etats-Unis de son 1er film, "Les 400 coups". Puis les années suivantes, lors d'autres sorties du cinéaste comme "La peau douce", puis "L'Enfant sauvage', jusqu'à son rôle dans le film de Steven Spielberg, "Rencontres du 3ème type" à la fin des années 70. Un passionnant livre d'entretiens, menés de main de maître par un des reporters américaines les plus prestigieuses.
A la fois roman et enquête, THE BIG GOODBYE raconte la fin de l'époque glorieuse du cinéma américain. Un merveilleux requiem. CHINATOWN est le sacré graal du cinéma des années 70. Voici pour la 1ère fois l'incroyable vraie histoire de sa fabrication. Sam Wasson, auteur du très bon livre 5è AVENUE, 5 HEURES DU MATIN (Audrey Hepburn et DIAMANTS SUR CANAPE) raconte l'histoire définitive de personnages hauts en couleurs et de cette époque de cet âge d'or d'Hollywood des années 70.
Un cinéma de questions, Conversations avec Abbas Kiarostami rassemble pour la première fois une série d'entretiens avec Abbas Kiarostami menés par le critique de cinéma Godfrey Cheshire dans les années 1990. Ces entretiens portent sur la plupart des films réalisés par le cinéaste iranien au début de sa carrière, rarement montrés jusqu'à leur récente restauration, ainsi que sur les chefs-d'oeuvre qui l'ont rendu célèbre dans le monde entier, de la trilogie de Koker (Où est la maison de mon ami ? , Et la vie continue, Au travers des oliviers) et Close-Up jusqu'au Goût de la cerise et Le vent nous emportera.
Récit vécu, The Disaster Artist est autant une comédie désopilante qu'un témoignage stupéfiant sur un homme, Tommy Wiseau, qui a défié tous les codes de l'industrie cinématographique pour réaliser ce que le magazine Entertainment Weekly qualifiera du " plus mauvais Citizen Kane " de l'histoire du cinéma ! Et qui, malgré de piètres talents d'acteurs, est devenu la star qu'il avait toujours rêvé d'être. Le film vient d'être adapté au cinéma par James Franco, avec plein de stars d'Hollywood.