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Zola
THOREL-CAILLETEAU S.
SUP
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840501169
Emile Zola croyait pouvoir rassembler un jour les commentaires de son ?uvre sous ce titre : Leurs injures ; son histoire est celle du lent accès d'un romancier, populaire et scandaleux, au statut d'écrivain. Articles, lettres, mais encore pastiches, romans à clefs, saynètes facétieuses, issus de plumes diverses et souvent inventives, se multiplient dès la publication des premiers romans. Les plus obscurs (Henry Houssaye, René Ferdas, Victor Arnould) côtoient les plus illustres, proches de Zola (Céard, Maupassant, Huysmans) ou fort éloignés de lui (Péguy, Suarès, James), éc?urés (Barbey d'Aurevilly, Léon Bloy) ou fascinés (Mallarmé, Verhaeren). L'ensemble compose, au-delà de tous les clivages, une haute et toujours énigmatique figure d'artiste.
Le présent recueil est le fruit d'une entreprise peu ordinaire. Il témoigne de la reconnaissance d'anciens doctorants du professeur Jean de Palacio, dont le séminaire de recherches, tenu à la Sorbonne pendant vingt ans (1979-1999), renouvela largement les idées reçues sur la littérature européenne de la fin du dix-neuvième siècle. Jean de Palacio a consacré le début de sa carrière universitaire à la première moitié du dix-neuvième siècle, et tout particulièrement aux rapports entre le romantisme anglais et l'Italie (ses travaux sur Shelley et son groupe littéraire font autorité). C'est à partir de 1965 qu'il étend graduellement ses recherches à la seconde moitié du siècle : à une époque ou personne ne s'intéressait à cette curiosité que l'on appelait encore décadentisme, il a exploré et tenté de définir la notion de Décadence. Lecteur de milliers de textes fin-de-siècle, érudit infatigable, menant ses investigations dans différentes aires linguistiques, il s'est attaché à abolir les cloisons traditionnelles entre Naturalisme, Symbolisme et Décadence, ainsi que la distinction entre majores et minores. Or Jean de Palacio n'a eu de cesse de faire partager son savoir. Son séminaire de recherches n'a pas uniquement dispensé une culture fin-de-siècle à des auditeurs enthousiastes, il a été un lieu de découverte et d'échange. C'est à cette vie de l'esprit dont ils ont été témoins et qu'ils ont partagée que ces étudiants, devenus eux-mêmes enseignants et chercheurs, ont souhaité rendre hommage à travers un volume qui porte sur la pratique décadente de la parodie et de la perversion des modèles académiques.
Comment cuisiner rapidement des plats originaux avec les produits courants que l'on trouve partout (conserves et confiseries diverses)? C'est ce que le chef Jacques Thorel vous propose à travers plus de 100 recettes qui, nous n'en doutons pas, créeront la surprise lors de vos apéros et repas entre amis!
Nana, Tess D "Urberville et Effi Briest racontent tous trois l'histoire d'une femme qu'un écart sexuel inscrit aux marges de la société et dont la triviale aventure s'achève par une mort prématurée. Le siècle n'est plus à la tragédie. Dans les âges démocratiques, il n'est plus de dieux qui élisent les êtres, même pour le malheur; mais l'Histoire est devenue une forme immanente du destin, qui saisit chacun dans tous les enroulements de son existence ordinaire et révèle le fantastique qui compose la réalité même la plus humble... C'est le principe de la saisie des êtres par l'Histoire que ces romans tout ensemble énoncent et réalisent à travers leurs héroïnes, allégories de la nation bouleversée et de sa littérature, intimement ébranlées par la crise qui donne naissance au monde moderne. Leur insignifiance intrinsèque est la condition et la mesure inverse de leur grandeur. Biographie de l'auteur Sylvie Thorel-Cailleteau est professeur de littérature à l'Université Charles de Gaulle-Lille III."
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.