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JOURNAL 1837-1840
THOREAU HENRY D.
FINITUDE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782363390059
Lorsque le 22 octobre 1837 Henry David Thoreau débute la rédaction d'un journal, il a vingt ans; il le tiendra jusqu'à sa mort en 1862. Ce Journal, par sa taille (près de 7 000 pages) et par son contenu, constitue une oeuvre littéraire absolument unique. Tout à la fois manifeste philosophique, recueil poétique, précis naturaliste ou manuel d'ethnologie, il est avant tout un document passionnant sur la vie quotidienne et intellectuelle dans les Etats-Unis du XIXe siècle. On y trouve exposées, à travers son regard contemplatif sur le monde, toute la pensée de Thoreau et la matière brute de ses ouvrages, de Walden à la Désobéissance civile. Oeuvre majeure, ce Journal est souvent cité comme un des piliers de la culture américaine et comme le grand texte fondateur de l'écologie.
En 1845, Henry David Thoreau part vivre dans une cabane construite de ses propres mains, au bord de l'étang de Walden, dans le Massachusetts. Là, au fond des bois, il mène pendant deux ans une vie frugale et autosuffisante, qui lui laisse tout loisir de méditer sur le sens de l'existence, la société et le rapport des êtres humains à la Nature. Une réflexion sereine qui montre qu'il faut s'abstraire du monde et de ses désirs pour devenir réellement soi-même. Walden est un monument de l'histoire littéraire américaine à l'immense postérité.
Quand j'écrivis les pages suivantes, ou plutôt en écrivis le principal, je vivais seul, dans les bois, à un mille de tout voisinage, en une maison que j'avais bâtie moi-même, au bord de l'Etang de Walden, à Concord, Massachusetts, et ne devais ma vie qu'au travail de mes mains. J'habitai là deux ans et deux mois. A présent me voici pour une fois encore de passage dans le monde civilisé."
« Afin de protester ouvertement contre l esclavage, Thoreau met en pratique une forme de « désobéissance civile » en refusant de payer des impôts. Il en fait l exposé dans un essai, Résistance au gouvernement civil (1849). Bien plus que la « désobéissance » ponctuelle à une loi injuste, c est une « résistance » farouche, aux objectifs variés, qui mobilise Thoreau en permanence et définit sa philosophie de vie: elle représente une posture de lutte pied à pied contre un gouvernement qui porte atteinte à la liberté de l individu et contre les forces envahissantes de la société. » Michel Granger
Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.
C'est parce que je devais parler que j'ai passé une semaine difficile. A cause de l'angoisse de parler. Je devais parler le dimanche suivant. A la radio. Peu importe de quoi. Je devais parler, c'est tout. Comment avais-je pu me laisser tomber dans ce piège? Peut-être parce qu'il est plus simple de consentir. Il faut moins de mots pour un consentement que pour un refus. Refuser c'est parler. Je ne sais plus parler." Franz Bartelt évoque avec tendresse un écrivain qui n'aime pas parler, un alter ego silencieux qui préfère l'écriture pour régler ses comptes avec le passé.
La planète est devenue un mauvais lieu; de quelque côté que l'on se tourne, elle sent le cadavre." La tâche de l'écrivain, dans cette époque de l'après-guerre plus que dans toute autre, n'est pas seulement de montrer, elle est de donner sens: comment serait-il possible d'éviter de chercher à comprendre? Non pour justifier, mais parce qu'il faut que la planète ne soit plus le mauvais lieu qu'elle est devenue, il faut que l'homme se reconstruise de l'intérieur. L'écriture précisément est un outil de reconstruction.
Michel Déon est né à Paris en 1919. Après avoir longtemps séjourné en Grèce, il vit aujourd hui en Irlande. Il a reçu le prix Interallié en 1970 pour Les Poneys sauvages et le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1973 pour Un taxi mauve. Il est membre de l'Académie française depuis 1978.