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Misère de la théorie. Contre Althusser et le marxisme anti-humaniste
Thompson Edward Palmer ; Blin Alexia ; Burlaud Ant
ECHAPPEE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782915830934
Un penseur a joué un rôle déterminant dans la formation des intellectuels critiques qui sont aujourd'hui en vogue : Louis Althusser. Dans l'après-68, ce philosophe marxiste, fi gure de proue du structuralisme, membre du Parti communiste mais adulé par les étudiants maoïstes, est considéré comme une référence par Alain Badiou, Jacques Rancière, Etienne Balibar, Christian Baudelot, Emmanuel Terray ou Manuel Castells. Son infl uence s'étend même peu à peu jusqu'aux pays anglo-saxons, chez des auteurs comme Perry Anderson, Fredric Jameson, ou plus tardivement Judith Butler. A contre-courant, l'historien britannique E. P. Thompson estime que ce marxisme académique n'est rien d'autre que l'opium d'une bourgeoisie intellectuelle venue s'encanailler à l'extrême gauche. En 1978, il rédige ce livre énergique et drôle dans lequel il argumente pied à pied contre le dogmatisme d'Althusser et de ses disciples. Leur prétention à hisser le marxisme au rang de science, le caractère réductionniste et mécanique de leur approche de l'histoire ou de la société, ainsi que le parfum de stalinisme qui entoure leurs positions, font ainsi l'objet d'attaques virulentes. E. P. Thompson prône une reprise des concepts d'aliénation et de réification, et en appelle à relever le drapeau de l'humanisme pour élaborer une critique du capitalisme qui rejoigne les valeurs morales des classes populaires. Ce faisant, il taille en pièces les présupposés théoriques de cette intelligentsia pseudo-radicale qui occupe aujourd'hui encore le devant de la scène.
Thompson Edward Palmer ; Jaquet Christophe ; Minar
Au début des années 1720, dans les environs de Windsor, une véritable « guerre des forêts » oppose les petits paysans à l?oligarchie locale, qui entend leur interdire l?accès à ses réserves et terrains de chasse. Il en résulte une loi terrible, le « Black Act », qui rend passible de la peine de mort le braconnage et le simple fait de pénétrer armé, ou le visage maquillé de noir (d?où le nom de « loi noire »), dans une forêt ou un parc, pour y tuer ou voler un cerf. L?atteinte à la propriété est ainsi criminalisée à l?extrême, et cette loi ne sera abrogée qu?un siècle plus tard, en 1827. Cet épisode s?inscrit dans la longue histoire de la résistance paysanne face au capitalisme agraire, qui grignote peu à peu tous les anciens droits d?usage collectifs et réduit les plus faibles à la misère. Il illustre la violence de la domination sociale dans l?Angleterre des rois George, où l?oligarchie des notables whig règne par la loi du profit et la corruption. L?analyse magistrale qu?en donne le grand historien britannique E. P. Thompson montre comment s?impose, dans l?arène juridique, la défense de la propriété individuelle contre les solidarités traditionnelles et les droits coutumiers. Il fait revivre la brutalité du pouvoir des notables, et la détermination des braconniers, perdants magnifiques: la « guerre des forêts » est aussi une lutte de classes sans merci.
Thompson Edward Palmer ; Jaquet Christophe ; Minar
Résumé : En 1723, le Parlement anglais adopte une loi terrible, le Black Act, qui punit de pendaison le braconnage des cerfs dans les forêts royales et les parcs seigneuriaux. La peine de mort est bientôt étendue au simple fait de venir y ramasser du bois ou de la tourbe. Cet épisode s'inscrit dans la longue histoire de la résistance paysanne face à la montée d'une conception de plus en plus exclusive de la propriété, qui grignote peu à peu les anciens droits d'usage coutumiers, et réduit les plus faibles à la misère. Il illustre la violence de la domination sociale dans l'Angleterre du XVIIIe siècle, où l'oligarchie règne par la loi du profit et la corruption. L'analyse magistrale qu'en donne le grand historien britannique Edward P. Thompson montre comment s'impose, dans l'arène juridique, l'individualisme possessif face aux droits collectifs. Elle fait revivre la brutalité du pouvoir des notables, et la détermination des braconniers, perdants magnifiques : la " guerre des forêts " est aussi une lutte de classes sans merci.
À la fin des années cinquante, Kemp, jeune journaliste et alter ego de l'auteur, atterrit sur l'île de Porto Rico. La capitale, San Juan, est alors prise entre les revendications nationalistes, la poussée castriste voisine et les affaires louches des promoteurs. Kemp travaille comme pigiste pour le San Juan Daily News, un quotidien local lancé par un ex-communiste, dont la majorité des journalistes passe son temps à boire ou à se battre. À force de petits rhums, Kemp ne tarde pas à avoir le cerveau aussi engourdi que ses collègues, seulement réveillé de temps à autre par un coup de folie dû à la chaleur suffocante. Dès lors, il assiste impuissant à la dérive d'un petit paradis miné par la corruption et les ambitions économiques américaines. Premier roman de Hunter S. Thompson, Rhum express est aussi moins virulent que les oeuvres qui suivront (Las Vegas Parano ou Hell's Angels). Toutefois, il éclaire d'un jour nouveau la carrière de cet auteur à part. Thompson a débuté comme journaliste sportif en Floride. Il a collaboré ensuite à des titres divers dont le magazine Rolling Stone et créé le style gonzo dans ses reportages au long cours, aussi hallucinés que provocateurs. --Stellio Paris
Thompson Edward Palmer - Dauvé Gilles - Golaszewsk
En France, peu d'historiens ont joué un rôle politique et intellectuel équivalent à celui qu'a tenu Edward Palmer Thompson en Grande-Bretagne et, plus largement, dans le monde. Peu de livres ont exercé une influence aussi profonde sur l'écriture de l'histoire contemporaine que cette somme publiée une première fois en anglais en 1963, traduite en français vingt-cinq ans plus tard. Ce livre foisonnant et engagé, d'une richesse exceptionnelle, qui tente de tisser ensemble de multiples fils afin de restituer l'expérience vécue par les contemporains de la "révolution industrielle" demeure d'une extraordinaire actualité. Comme l'écrit Thompson lui-même dans sa préface: "Certaines causes perdues de la révolution industrielle peuvent nous éclairer sur des plaies sociales encore ouvertes aujourd'hui." En restituant la vie des pauvres tisserands à bras, des artisans "utopistes" et radicaux, des luddistes brisant les machines, en s'efforçant de les "sauver de l'immense condescendance de la postérité", Thompson a écrit un chapitre décisif de notre passé. Près de cinquante ans après, la lecture de ce grand livre peut encore nous aider à nous orienter face aux bouleversements et aux incertitudes du présent.
En s'appuyant sur de très nombreuses recherches et études scientifiques internationales, le grand psychiatre et spécialiste du cerveau Manfred Spitzer montre à quel point notre dépendance aux technologies numériques menace notre santé, tant mentale que physique. Elles provoquent chez les enfants et adolescents comme chez les adultes de nouvelles maladies et en rendent d'autres plus fréquentes : baisse des performances cognitives, troubles du sommeil, dégradation des capacités d'attention et de concentration, tendance à l'isolement et au repli sur soi, dépression, disparition du sentiment d'empathie, etc. Et même, chez les plus jeunes, baisse de la motricité et des capacités de perception. Ce vaste tableau des connaissances scientifiques sur les effets des écrans, enfin traduit en français, a rencontré un immense écho en Allemagne et dans le monde entier où il a provoqué nombre de débats et de prises de conscience. Cette synthèse majeure s'articule à une réflexion critique profonde qui ne se contente pas de lancer l'alerte sur les cyberpathologies. Elle nous apprend aussi à nous en protéger et à agir à titre préventif. Une contribution absolument cruciale pour tenter d'éviter un désastre psychologique et social.
Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d?un modèle de civilisation qu?il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l?écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes. Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd?hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d?un rapport intime au cosmos? Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l?auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l?aventure de la vie en autonomie, jusqu?au nord de l?Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d?alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.
Cederström Carl ; Spicer André ; Jacquemoud Edouar
Vous êtes accro à la salle de sport ? Vous ne comptez plus les moutons mais vos calories pour vous endormir ? Vous vous sentez coupable de ne pas être suffisamment heureux, et ce malgré tous vos efforts ? Alors vous souffrez sûrement du syndrome du bien-être. Tel est le diagnostic établi par Carl Cederström et André Spicer. Ils montrent dans ce livre comment la recherche du bien-être optimal, loin de produire les effets bénéfiques vantés tous azimuts, provoque un sentiment de mal-être et participe du repli sur soi. Ils analysent de multiples cas symptomatiques, comme ceux des fanatiques de la santé en quête du régime alimentaire idéal, des employés qui débutent leur journée par un footing ou par une séance de fitness, des adeptes du quantified self qui mesurent ?gadgets et applications à l'appui? chacun de leurs faits et gestes, y compris les plus intimes... Dans ce monde inquiétant, la bonne santé devient un impératif moral, le désir de transformation de soi remplace la volonté de changement social, la culpabilisation des récalcitrants est un des grands axes des politiques publiques, et la pensée positive empêche tout véritable discours critique d'exister. Résolument à contre-courant, ce livre démonte avec une grande lucidité les fondements du culte du corps et de cette quête désespérée du bien-être et de la santé parfaite.
Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ? Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, ce livre montre comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l'ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie. L'époque est aujourd'hui aux fermes-usines et aux usines que l'on ferme ou délocalise, tandis que dominent, partout, finance et technoscience. Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes. Ainsi, les auteurs analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d'"ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales. De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.