Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mr. Nice. L'histoire oubliée du jeune Mod
Thomazeau François
ERICK BONNIER
19,00 €
Épuisé
EAN :9782367602844
Londres, 1964. Les Mods et les rockers se battent sur les plages du sud de l'Angleterre, mais Stevie Nice a mieux à faire. Les petites pilules qui permettent aux jeunes modernistes de l'après-Guerre de danser toute la nuit, il en a fait son commerce : blues, purple hearts, dexies et plus sur demande. Les affaires marchent du tonnerre pour Mr Nice, le dealer le plus en vue du Swinging London. Mais que les Beatles ou les Who fassent partie de ses meilleurs clients ne va pas le protéger de la crise de croissance. Son succès fait des jaloux et quand les rois de la pègre londonienne, les frères Gray, décident de s'intéresser à son cas, Stevie découvre qu'il ne fait pas forcément bon être métis et homosexuel dans l'Angleterre des Sixties. Le roi de la nuit va bientôt comprendre que les vrais durs ne dansent pas, ou seulement avec les cadavres... Mr Nice est une plongée noire et tragi-comique dans le côté obscur du Swinging London.
L'esprit de Marseille nous a retrouvés à mi-pente. C'est un chemin de pompiers contournant la colline en direction du mont Saint-Cyr. Je me suis retourné pour observer en contrebas les tuiles du château Forbin et Martha m'a rejoint. Elle a tourné la tête, ses cheveux blonds ont flotté dans l'air ralenti. Sur la butte d'en face s'élèvent les ruines dodues du vieux castellum de Saint-Marcel. Elle ne dit rien. Mais je sens qu'elle frissonne. J'ai suggéré: «Redescendons». Nous avons cherché en vain une trouée dans le sous-bois pour approcher du château.L'esprit nous a suivis dans l'ombre.Nous avons quitté le «parc». Trois barrières, un banc de bois et un chemin de terre filant vers la colline. Un aménagement de bonne conscience de la mairie de Marseille, soucieuse de respecter son quota d'espaces verts. Nous regagnons la voiture. Lorsque nous l'avons garée, quelques instants plus tôt, des hommes sont venus rôder autour du parking de fortune, un renfoncement de caillasse et de poussière en face de l'entrée du «parc». Comme si ceux du vallon Saint-Cyr n'avaient jamais vu de Mini Cooper immatriculée en Suisse. Nous avons l'air, c'est vrai, de fichus touristes, Martha et un Stetson juché sur sa blondeur, ses lunettes de soleil Emmanuelle Khanh. Et moi, boudiné dans un polo Ben Sherman, hommage snob à une jeunesse dispersée. Les rôdeurs ont disparu derrière une clôture. Puis une voiture grise est venue se mettre à notre hauteur et stationner, moteur en veilleuse, moitié sur la route, moitié dans le fossé. Trois autres hommes mats, encore jeunes, en tenue de travail. Ils nous ont dit bonjour, ont tourné, viré, allumé et jeté des cigarettes, puis sont repartis.Il n'est pas loin de 18 heures. L'été indien s'évapore. Le ciel tournoie comme un tambour gavé de vieux caleçons. L'air est lourd, la nature silencieuse. Pas de cigale, pas même le bruissement d'une escadre de moucherons. Un grognement sourd semble pourtant monter des entrailles de la colline. Le ronronnement d'un vieux frigo planqué sous la roche. Un faible rayon de soleil écarte les rideaux de nuages. Nous le suivons en direction du mont Saint-Cyr, jusqu'au virage où s'agrippe la pagode. Son portique donne sur un sentier défoncé, tracé en zigzag entre les autels de pierre. Martha ouvre la voie jusqu'au bungalow qui abrite les locaux du plus ancien lieu de culte vietnamien de Marseille.«Personne». Elle mitraille le décor de son petit appareil numérique japonais.«On dirait qu'ils sont partis en laissant tout derrière eux...»Sur la porte de verre, une affichette annonce un loto pour la semaine prochaine.L'esprit ne nous a pas suivis jusqu'ici. Il n'a pas osé franchir le portail. Le bourdonnement s'est éloigné. Peut-être les autels, la grande statue de Bouddha et les pierres empilées nous protègent-ils. La tension muette nous enveloppe comme une couette. Le soir ne se décide pas à tomber, comme retenu lui aussi par le magnétisme de l'endroit. Ce ne peut être un hasard si le temple s'est installé dans ce quartier reculé de Marseille. Un lieu de passage à la mémoire rongée par les immeubles, karcherisé par le soleil et la grisaille du progrès.
Êtes-vous d'humeur à jouer?Rien de plus facile en Provence dont l'histoire, la géographie, la gastronomie, la culture ou la langue offrent la matière d'une foule de questions.En voici plus de 300, pour s'amuser seul ou entre amis et découvrir qu'on est loin de tout connaître de Marseille, Avignon, Arles, Aix-en-Provence ou Toulon et de leurs environs.
Résumé : Marseille, la Canebière, le Vieux Port, ses kiosques à journaux... Parlons-en de ses kiosques ! On a beau vouloir éviter le rapprochement, deux kiosquiers dessoudés en moins d'un mois, à coups de Beretta 93, en plein novembre, ça fait tache... Alors quand vient le tour de Monsieur Cul, ce brave revendeur de littérature cochonne qui ne demandait rien à personne, c'en est trop ! Pour Blanco, le flic blasé, comme pour ses potes Schram et Guigou, les deux justiciers RMIstes, pour Marcel le Chinois ou Sharif le journaleux... Et tout ça pour quoi ? Pour quelques paires de seins sur papier glacé ? Une hécatombe pour des fantasmes bon marché ? Ah ! Bonne mère... Elle est belle la pègre ! Quel trafic ! Et quelle concurrence...
Dans le trio de tête des groupes phares du rock britannique des années 60 et 70 derrière les Beatles et les Stones, les Who sont peut-être le plus authentiquement anglais du lot. Là où les Beatles visaient à l'universalisme, où les Stones puisaient leur inspiration dans les racines de la musique américaine, les Who créaient un son nouveau et insulaire, d'une puissance et d'une énergie inédite, créant d'un seul souffle électrique le power pop, le punk, le hard rock et la Britpop. Sous la houlette du génie torturé de Pete Townshend, compositeur inventif et guitariste survolté, le quatuor dans sa version originale va s'imposer comme le plus formidable groupe de scène de l'histoire et créer des archétypes de la mythologie rock. A commencer par le cri primal de " My Generation " : " J'espère mourir avant d'être vieux ", credo que prendront au pied de la lettre trop de stars du rock.
L'aventure religieuse qui traverse vingt siècles est exceptionnelle, hantée par l'idée d'un messager du ciel qui veille sur elle, mais aussi par celle d'une femme de terre qui renait sans cesse pour parler d'amour, Magdala.
Le 36 quai des orfèvres, siège mythique de la Police judiciaire Parisienne, va fermer ses pores à tout jamais. Les brigades centrales déménagent et bientôt la nuit va s'engouffrer dans cette fourmilière qui depuis 1921 bat sans arrêt au rythme du coeur des hommes, policiers, voyous et assassins. "Lucky Lux" ou plutôt Michel Hoffmann, commissaire divisionnaire, patron du DSAR, se promet d'acheter un boulier chinois pour compter les morts qui lui tombent dessus comme à Gravelotte. Ce n'est plus une hécatombe, c'est l'Apocalypse. Un nom revient tout au long de son enquête : "Potemkine !". Il ne s'agit pas du cuirassé mais d'une ombre...
Qui sommes-nous ? " : cette question continue d'agiter l'esprit des Libanais, qui s'interroge sur leur identité, sur la légitimité historique du Liban et sur le rapport de ce dernier avec la Syrie, si proche et si lointaine. Ce livre revient sur la proclamation du Grand Liban par le général Gouraud en 1920, qui deviendra six ans plus tard la République libanaise. Après avoir présenté tous les projets territoriaux en compétition à l'époque de la partition du Levant, François Boustani nous entraîne sur les circonstances de la naissance de l'entité libanaise et nous raconte la réaction des différentes communautés face au projet libanais. Cette identité libanaise en construction est traversée depuis un siècle par des conflits, des dissensions, mais aussi par l'altérité et la négociation entre les communautés, qui aboutissent actuellement sous nos yeux à une volonté de vivre ensemble. Dans cette Histoire du Liban se trouve une page méconnue de l'Histoire de France : celle des écoles des congrégations catholiques françaises au Levant qui ont contribué à l'émancipation des Libanais, celle du commerce de la soie avec Lyon qui a développé l'économie de la Montagne libanaise, enfin celle du mandat français qui a permis, en vingt-cinq ans, l'édification de l'Etat libanais. De cette rencontre féconde est né un espace de liberté et un foyer de rayonnement de la culture française sur les rivages orientaux de la Méditerranée, qu'il convient de préserver.
Mon voeu le plus cher est de pouvoir consigner par écrit mon histoire de presque cinq ans dans un terrible lieu d'incarcération. Si j'en contais oralement, ne serait-ce que quelques fragments, les auditeurs se moqueraient de moi, me prendraient pour un halluciné délirant, voire un fou à lier... " Mon témoignage, je le veux écrit, espérant qu'il me survivra et tombera sous les yeux d'un lecteur avisé, intelligent et sensé... " A égale distance de Souvenirs de la maison des morts de Dostoïeski et des reportages concernant la prison d'Abou Ghraib en Irak, ce roman nous entraîne aux confins de l'enfer. En courts chapitres qui claquent comme autant de coups de fouet, l'auteur ne laisse aucun répit à son lecteur, le tenant en haleine jusqu'à la dernière page. Et peut-être le plus étonnant est-il cet humour qui domine les pires souffrances, les plus atroces tortures, et qui confère à cette oeuvre hauteur et humanité.