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Interprêter pour agir. Jalons pour une éthique chrétienne
Thomasset Alain
CERF
36,00 €
Épuisé
EAN :9782204089777
Qu'est-ce que l'agir chrétien ? Comment rendre compte de la vie morale des hommes et des femmes de ce temps, qui veulent être disciples du Christ ? Cet ouvrage vise à mettre à la disposition des lecteurs les outils essentiels pour l'élaboration d'un jugement moral dans le cadre de la tradition chrétienne. Ces "jalons d'éthique chrétienne", issus d'un enseignement donné depuis une dizaine d'année au Centre Sèvres, constituent un manuel de théologie morale fondamentale, destiné à tous ceux qui veulent s'informer ou se former dans la manière chrétienne de faire des choix éthiques. Les différents chapitres sont autant d'éléments à considérer ou de dimensions à examiner pour parvenir à un agir juste. Sont ainsi abordés : la place et l'usage de l'Ecriture dans le raisonnement moral ; les enseignements de l'histoire et de la tradition ; la pertinence de la loi naturelle ; la place de la raison et de la Révélation ; la notion de personne humaine ; le dialogue de la loi et de la conscience ; les vertus ; les relations entre morale et spiritualité ; les dimensions ecclésiales et sociales de l'agir chrétien. Tous ces jalons sur le chemin de la vie bonne ne sont pas simplement juxtaposés : ils prennent place au sein d'une architecture systématique qui en donne le sens. Pour l'auteur, la théologie morale se conçoit comme un art de l'interprétation et de la décision : agir selon l'Esprit du Christ suppose de mettre en oeuvre une triple herméneutique conjointe de la Parole de Dieu, de la tradition chrétienne et de l'existence croyante en situation, avec pour centre le discernement de la conscience éclairée de la personne. C'est dans le mouvement d'interprétation d'une raison inspirée par la foi qu'il est possible de parler du jugement moral d'un chrétien dans son action.
La Revue d'Ethique et de Théologie Morale (RETM) est une revue oecuménique qui publie des articles et des dossiers scientifiques sur les débats et les questionnements éthiques contemporains. Seule revue francophone spécialisée en éthique théologique, elle se veut ouverte aux interrogations venant de diverses disciplines : théologie, philosophie, sociologie, histoire, sciences humaines. Elle édite des articles varia et des dossiers thématiques sur des sujets divers (bioéthique, éthique fondamentale, éthique sociale, questions politiques, familiales, environnementales...) dans une perspective chrétienne attentive aux questionnements du monde présent. L'animation intellectuelle de la revue est assurée par l'Association de Théologiens pour l'Etude de la Morale (ATEM), association oecuménique internationale francophone (ethique-atem). La revue livre quatre numéros par an et un numéro hors-série qui reprend les actes du colloque annuel de l'ATEM. Chaque numéro, sauf exception, présente un dossier thématique, des articles varia, des comptes-rendus critiques, et des résumés en français et en anglais. Les articles proposés à la rédaction sont soumis de manière anonyme à un examen par deux réviseurs spécialistes de la question.
L'évolution des langages de la charité Liminaire (C. Fino) La charité, au défi de l'histoire (C. Marin) Le tournant de la charité sociale au xix e siècle (C. Fino) La charité de Vatican II jusqu'à nos jours (F. Trautmann) Le vocabulaire de la diaconie : quoi de neuf ? (E. Grieu) Le langage des organismes caritatifs et humanitaires (D. Greiner) Langages et pratiques de la charité en mondes germaniques (M. Feix) Varia Fratelli tutti : proposition de lecture théologique (G. Catta)
La Revue d'Ethique et de Théologie Morale (RETM) est une revue oecuménique qui publie des articles et des dossiers scientifiques sur les débats et les questionnements éthiques contemporains. Seule revue francophone spécialisée en éthique théologique, elle se veut ouverte aux interrogations venant de diverses disciplines : théologie, philosophie, sociologie, histoire, sciences humaines. Elle édite des articles varia et des dossiers thématiques sur des sujets divers (bioéthique, éthique fondamentale, éthique sociale, questions politiques, familiales, environnementales...) dans une perspective chrétienne attentive aux questionnements du monde présent. L'animation intellectuelle de la revue est assurée par l'Association de Théologiens pour l'Etude de la Morale (ATEM), association oecuménique internationale francophone (www.ethique-atem.org). La revue livre quatre numéros par an et un numéro hors-série qui reprend les actes du colloque annuel de l'ATEM. Chaque numéro, sauf exception, présente un dossier thématique, des articles varia, des comptes-rendus critiques, et des résumés en français et en anglais. Les articles proposés à la rédaction sont soumis de manière anonyme à un examen par deux réviseurs spécialistes de la question.
Ethique et questions de genre. Que fait le genre à l'éthique théologique ? (B. Saintôt) L'égalité des genres et l'éthique catholique (L. Sowle Cahill) Le trouble et la loi. Ressources et limites de l'oeuvre de Judith Butler (C. de Villeneuve) Etudes de genre et catholicisme en France (C. Béraud) Le diaconat permanent ouvert aux femmes : quels enjeux pour l'Eglise ? (J. Ferry) Varia L'humanisme réaliste au crible de la morale évangélique (F. Trautmann) Principe de subsidiarité et concept de sphère de souveraineté (M. Legendre).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !