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L'histoire de la grande Marie
Thomas Mona
ARLEA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782363081469
Marie Dedieu, figure des luttes féministes de l'après-68, a été enlevée en octobre 2011 dans l'archipel de Lamu au Kenya où elle séjournait la moitié de l'année. Elle meurt captive en Somalie deux semaines plus tard ? dans des conditions non élucidées. Son corps n'a pas été retrouvé. L'enlèvement a été revendiqué par des pirates somaliens ? affiliés aux Shebabs d'Al-Qaïda ? qui avaient demandé une rançon. L'Histoire de la grande Marie est un hommage à l'amitié au long cours. C'est la trajectoire d'une femme remarquable, empoignée une première fois par le destin, dans l'élan de sa jeunesse. Marie Dedieu est actrice dans Domicile conjugal de son ami François Truffaut lorsque Mona Thomas la rencontre au printemps 1971. Elles ont 20 ans et font le N°1 du Torchon Brûle, journal de femmes en lutte. En juin, à cause d'un grave accident de la route, Marie perd l'usage de ses jambes. Contre tout diagnostic médical, elle allait se battre pour vivre debout parmi les gens debout. Ce livre n'est ni hommage ni tombeau mais une façon par la littérature, de défier la mort en ne cessant d'aimer celle qu'on a un jour aimée.
A l'origine tout n'était que lande. Alar, une terre à genêts donnée par le roi Charles VII au croisé Liziar... Le roman d'Alar, à plusieurs voix, couvre notre siècle. Cinq personnages évoquent tour à tour leur lien privilégié au domaine. Chacun, à une époque différente, y a vécu une aventure différente qui a bouleversé sa vie. Le jour où l'architecte décide le bombardement du château, à la fin de la guerre, une fusillade a lieu. Un impact improbable atteint le jeune homme de plein fouet. Au cours d'une promenade dans le parc, un paysagiste débutant reconnaît son professeur de collège. Celui-ci est victime d'un virus fatal. L'élève n'oubliera plus. Dans les anciens bâtiments, le songe d'un jardin, imaginaire, a le pouvoir de consoler le pauvre pêcheur. Marianne, elle, sait tout sur Alar. Les fondements, les querelles et jusqu'aux moindres secrets. Le pharmacien aussi, en sait beaucoup. Et Jean Carvalho, et Celle-qui-chante, ou encore Paul Salomon... Mais qui connaît toute l'histoire ? Mona Thomas est née en 1952 en Bretagne. Auteur de théâtre, critique d'art, Alar est son premier roman.
Guichon Françoise ; Thomas Mona ; Causse Jean-Pier
Le CIRVA, centre national d'art contemporain, fut créé en 1983 avec une double ambition : inscrire la France dans le grand mouvement de renouveau du verre et permettre à notre pays de retrouver un éclat perdu depuis les années 30. Accueilli tout d'abord à Aix-en-Provence, le CIRVA s'installa en 1986 à Marseille et développa son atelier. Sa mission étant recentré sur la création, nous avions d'emblée fait le choix de nous adresser à des artistes plasticiens plutôt qu'à des créateurs spécialisés dans ce matériau. Il s'agissait de renouer avec une tradition culturelle française où les pratiques artisanales associaient volontiers créateurs et techniciens dans un travail commun les faisant converger vers plus de créativité, conception se démarquant nettement de l'anglo-saxonne où artisan et créateur ne font qu'un. Dans cet espace de totale liberté offert à la création, hors de toute obligation de résultat et de rentabilité, sont nées quelques-unes des plus belles ouvres réalisées au CIRVA, dont on peut affirmer qu'elles n'auraient pu être réalisées en aucun autre lieu. Le soutien fidèle, depuis plus de 20 ans de l'Etat et des Collectivités Territoriales a permis au CIRVA d'exister et de développer son travail avec sérénité, livré aux seuls aléas de la matière, des machines, des hommes. à eux seuls d'ailleurs largement suffisants pour ralentir et compliquer son chemin au service de la création ! Cependant, cet engagement auprès des artistes n'est jamais allé sans contrepartie. C'est ainsi qu'au fil des collaborations successives s'est constituée une collection d'ouvres remises au CIRVA par les artistes. Dans cet ouvrage nous avons délibérément choisi de partager, avec tous ceux que les mécanismes de la recherche et de la création intéressent, ce moment privilégié -généralement tenu secret dans l'atelier de l'artiste -où l'idée prend forme. Quant à dire ce que le verre, associé à la raison sociale du CIRVA, est vraiment . c'est chaque artiste qui nous le révèle au travers de chacune de ses ouvres. " Extraits de l'introduction de Christian Barbarin-Paquet, Président, et de Françoise Guichon, Directrice.
La bibliothèque du docteur Lise est l?histoire d?un cancérologue, de nos jours, à Paris, qui vivrait moins bien, qui soignerait moins bien sans la compagnie des livres. Pas tout à fait récit, pas tout à fait essai ni roman, ce texte généreux et inventif à l?humour vif met en scène le docteur Lise dans son quotidien hospitalier, face aux malades, aux familles, aux questions graves parfois inconvenantes que posent toutes les étapes de la maladie. C?est avec l?aide de grands écrivains comme Philip Roth, Thomas Bernhard, Norman Mailer, Céline, Tolstoï, Henry James, Cormac Mac Carthy, Malcolm Lowry, Franz Kafka ou Robert Antelme (pour n?en citer que quelques-uns) que le médecin approche au plus juste l?âme et le corps humain et saisit de l?intérieur les incarnations de la douleur, la peur, la honte, la frustration, la déchéance mais aussi le désir, le sexe et le scandale de la mort. De même, le docteur Lise mesure le point commun entre l?art de soigner et l?art d?écrire: l?absence de jugement, qui fait que chaque patient se doit d?être « considéré comme une personne, voire un personnage, et pas uniquement un malade ». Mais outre le fait que la littérature aide le docteur Lise à mieux soigner, elle étanche aussi le besoin de poésie et de beauté de cette femme de cinquante ans, cigarette aux lèvres, dissidente à sa façon, que la machine hospitalière pourrait broyer. Peu disposée à se soumettre aux discours dominants que subit la profession et aux conditions de travail parfois irrecevables, le docteur Lise, en brandissant la voix et le souffle des écrivains, donne vie et sens à chacun de ses gestes, et un visage à chacun de ses patients.
Un invisible typhon a bouleversé ma vie à une époque paisible, d'une façon inattendue. Un soir, à notre table habituelle, mon ami musicien me confie une chose que je trouve belle sur le coup : _ Je voudrais te parler d'un truc que je fais. Encore assez souvent. Le soir, tard, quand je tourne en rond dans ma chambre. J'arrive à lui dire, gêné : _ Tu le fais tout seul ? _ Absolument seul. Je tourne, je tourne, je regarde ma... enfin je m'arrête devant... Bref, je me lance dans un grand rangement. _ Quoi ? _ Ma bibliothèque. " " Ce livre étrange, sobre, presque janséniste, vaut par sa densité et l'intarissable variété de ses prolongements, ou psychologiques ou poétiques. On attendra avec impatience les livres futurs de Mona Thomas ", écrivait Alain Bosquet (Le Figaro) à propos d'Alar, le premier roman de Mona Thomas.
Armen Lubin (1903-1974) est né à Istanbul sous le nom de Chahnour Kérestédjian. Persécuté, comme ses compatriotes arméniens, il doit quitter la Turquie à l'été 1923, devenant de fait apatride. A son arrivée à Paris, il exerce la profession de retoucheur en photographie pendant plusieurs années. En parallèle, il écrit dans des journaux arméniens, tandis qu'il fait, aussi, ses premiers pas de poète français, sous l'aile d'André Salmon et de Jean Paulhan. Très vite atteint d'une affection tuberculeuse particulièrement redoutable, le mal de Pott, il passera sa vie le reste de sa vie dans les hôpitaux et les sanatorium de l'Assistance publique, de la Salpêtrière à Berck, mais aussi à Bidart et à Pessac. C'est dans ces lieux où il connaîtra des souffrances extrêmes qu'il écrira toute son oeuvre poétique tout en continuant de correspondre avec ses amis. Publié par Jean Paulhan chez Gallimard, il se liera d'amitié avec Henri Thomas ou Madeleine et Jean Follain. Le livre, suivant une alternance régulière, réfléchit en miroir de brefs chapitres revenant sur la vie d'Armen Lubin, regroupés en cinq parties : Enfance, Souffrances, Ecritures, Amours et amitiés, L'homme double et des chapitres directement autobiographiques, concernant Hélène Gestern, ellemême originaire d'une famille d'exilés. C'est donc une méditation sur l'exil, la perte et l'écriture, sur ce qui construit un écrivain, sur les blessures du passé et leur rôle fondateur. La réflexion des deux existences, l'affinité qui se noue, au fil de l'écriture, entre Hélène Gestern et son sujet, se veut le lieu d'une méditation sensible sur l'écriture et la place centrale qu'elle peut tenir dans une existence. D'une ampleur comparable à celle de l'Odeur de la forêt, ce texte nous emporte dans les méandres de deux destinées que tout oppose et qui, pourtant, se répondent singulièrement. C'est la première fois qu'Hélène Gestern livre avec pudeur quelques clés de son univers romanesque.
Chez nous, c'est-à-dire dans notre famille, toute maladie était mortelle. Toute maladie sauf l'angine, qui était sans équivoque à cause de ses petites plaques blanches... Une fille de médecin grandit avec le Vidal et la peur panique de savoir que toute maladie est potentiellement mortelle. Sont alors passées au tamis de la cellule familiale les grandes terreurs du possible et de l'improbable des infections et bactéries qui nous cernent en permanence. Pathologies est l'aveu d'une délicieuse et bouleversante hypocondriaque : le cours des jours épouse alors la trame d'un film noir !
Résumé : On l'appelait della Francesca du nom de sa mère. Son père était un cordonnier dont Vasari nous dit qu'il mourut lorsque sa femme était encore enceinte ce qui est faux. On dit que l'enfant fut très tôt doué pour les mathématiques, et que très tôt il sut qu'il serait peintre. Son désir était de représenter ce que ses yeux voyaient, sans restriction, et sans idéalisation : uniquement le visible, mais tout le visible.