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Rimbaud et Marx : une rencontre surréaliste
Thomas Frédéric ; Löwy Michael
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296039599
Les surréalistes ont affirmé : Transformer le monde , a dit Marx ; changer la vie , a dit Rimbaud : ces deux mots d'ordre pour nous n'en font qu'un . Le rapprochement de ces deux noms, la conjonction de la critique révolutionnaire du premier et de la charge poétique du second est au coeur de la dynamique des groupes surréalistes belges et français. L'ambition de ce livre est alors de prendre au sérieux le surréalisme, en mettant en évidence les correspondances entre Marx et Rimbaud, au niveau tout d'abord des affinités entre les deux hommes, et au niveau du surréalisme ensuite. Les surréalistes vont croiser Marx et Rimbaud dans la condamnation de la société moderne comme d'un monde sans poésie . Les affinités entre Marx et Rimbaud se manifestent à travers le romantisme révolutionnaire, l'impact de la Commune et la volonté de dégager une praxis. Cependant, il faut attendre le surréalisme pour que l'analogie se dynamise et se traduise par la tentative de transformer la politique, de changer l'art, de dépasser leurs relations, mais aussi, aux confins et en deçà de l'art et de la politique, de ré-enchanter le monde et de réinventer l'amour.Après un doctorat en philosophie politique et de nombreux voyages qui l'ont conduit aux détours du monde, Frédéric Thomas se consacre aujourd'hui à l'Afrique Australe au sein d'une ONG.
Résumé : Un traité régulant les activités des entreprises transnationales en matière de droits humains est en cours de négociation au sein de l'ONU. Alors que se multiplient les mesures nationales imposant un "devoir de vigilance" contraignant aux entreprises, une directive européenne allant dans le même sens est discutée. Autant de signes de la volonté des Etats, sous la pression des mouvements sociaux, de (re)prendre quelque peu le contrôle. La remise en question du pouvoir de l'acteur économique le plus puissant de la globalisation néolibérale marque-t-elle une nouvelle phase de l'ordre mondial ?? Au cours de ces dernières années, l'impact et l'impunité des grandes entreprises devenait plus visible, tout comme leurs violations des droits humains, sociaux, économiques et environnementaux. Leur image auprès du grand public du Nord s'est largement détériorée. Leur prétendue autorégulation est apparue pour ce qu'elle est, un mythe. Mais les multinationales ne continuent pas moins de bénéficier de politiques publiques accommodantes, voire complices, et d'une architecture économique mondiale à leur avantage, sinon à leur service, tandis que les organisations sociales, plus encore dans les pays du Sud, n'ont toujours pas un véritable accès à la justice. Au-delà du contrôle des acteurs économiques, l'enjeu est la priorité aux droits humains par rapport au commerce et le renversement de l'asymétrie des pouvoirs. Or, dans les faits, cette dernière se maintient à travers un ensemble de dispositifs véhiculant l'influence des bailleurs de fonds en matière de politique économique et budgétaire, au détriment de la souveraineté des pays concernés et des investissements publics considérables qu'exigent la lutte contre les inégalités et la catastrophe environnementale.
Docteur en science politique, chargé d?étude au Centre tricontinental ? CETRI (Louvain-la-Neuve), Frédéric Thomas est membre de la revue Dissidences et a reçu le Prix quinquennal de l?essai de la Fédération Wallonie Bruxelles pour Salut et liberté: regards croisés sur Saint-Just et Rimbaud.Il a suivi ce thème de près ces dernières années, chargé des relations avec Haïti pour Entraide etFraternité. Il a participé au colloque international sur la refondation d'Haïti organisé à l'ULB le 3octobre 2012.
Essai d?analyse critique, historique et poétique sur la relation entre le «?changer la vie?» de Rimbaud et le «?transformer le monde?» de Marx, dont les surréalistes tenteront la synthèse.
Huit ans plus tard, que reste-t-il du "printemps arabe" ? La situation de guerre et de contre-révolution domine la région. Au premier chef, en Syrie, au Yémen et en Libye, bien sûr. Mais, en réalité, sous une forme menaçante, larvée ou discontinue, aucun pays ne lui échappe complètement. Instrumentalisés par les grandes puissances, ces conflits deviennent également, et de plus en plus, la scène où se vérifient et s'entrechoquent les intérêts et rivalités des puissances régionales émergentes (Iran, Arabie saoudite, Turquie...). Le risque, toutefois, est de s'en tenir à une lecture uniquement géopolitique et occidentalo-centrée, autour des stéréotypes que les révolutions arabes avaient justement fait voler en éclats, pour se figer dans le (faux) dilemme de la dictature ou du chaos. Et d'occulter les acteurs, les enjeux et la dynamique des luttes sociales à l'oeuvre. La déclinaison des guerres actuelles renvoie moins aux effets qu'aux causes et revendications des soulèvements de 2010-2011, dont l'onde de choc se fait encore ressentir aujourd'hui. Ainsi, ces dernières années, du Rif marocain à l'Iran, de Kobané à Gaza, en passant par la Jordanie, de fortes mobilisations sociales ont secoué une région, marquée par les inégalités et la jeunesse de sa population... et continueront de la secouer à hauteur de la demande de "pain, liberté et justice sociale".
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.