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Ken loach : cinéma et société
Thomas Erika
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782296067332
Onze réalisations de Ken Loach sont analysées dans cet ouvrage afin de cerner le discours critique d'un cinéaste engagé. Au travers des représentations cinématographiques de l'engagement politique, de la rencontre amoureuse, du monde du travail et de l'univers familial, l'auteur nous convie à saisir, au sein des situations mises en scène, la subtilité du propos social et politique du réalisateur. Les personnages de Ladybird (1994), Carla's Song (1996), Bread and Roses (2000) et September, Eleven (2002) mettent à jour les processus de constructions et de déconstructions identitaires qui les sous-tendent au c?ur des conflits qu'ils traversent. Looks and smiles 1981 Raining Stones (1993) The Navigators (2001) et Les dockers de Liverpool (1996) mettent en évidence la fragilité de l'identité professionnelle, la difficulté de l'acquérir et de la consolider. Enfin, Kes (1970), Family life (1971) et Sweet sixteen (2002) questionnent subtilement les univers familiaux oppressifs et répressifs ainsi que les structures sociales d'une société de surveillance se caractérisant par un ensemble de procédures destinées à dresser, contrôler et punir les individus les plus vulnérables.
Cet ouvrage interroge la circulation des images ambivalentes de l'indien du Brésil. A partir de l'analyse de films documentaires et de grands classiques de la fiction cinématographique brésilienne, l'auteur problématise l'écart entre la représentation stéréotypée et instrumentalisée de l'Autre et l'expression d'un Soi indigène qui questionne l'historiographie, l'ignorance de la société brésilienne et qui se constitue comme une quête de reconnaissance et de visibilité.
Peu d'écrits en langue française sont consacrés à Ken Loach, cet immense réalisateur plusieurs fois primé pour ses œuvres cinématographiques incontestablement engagées et militantes. Trois de ses films - Ladybird (1994), Carla's Song (1996) et Bread and Roses (2000) - constituent dans cet essai, le point d'ancrage d'une étude sur l'engagement politique et la rencontre amoureuse tels qu'ils se présentent dans l'univers du réalisateur. Les personnages, des laissés-pour-compte du libéralisme, sont ici appréhendés comme de véritables Sisyphes des temps modernes. Ils mettent à jour les processus de constructions et de déconstructions identitaires qui les sous-tendent au cœur des conflits qu'ils traversent. Adoptant une approche structurale pour l'analyse de ces trois récits cinématographiques, l'auteur fait apparaître les principes organisateurs tout en nous livrant la conception loachienne de l'amour : une mise à distance du conflit. De ces piétinés, de ces offensés du libéralisme, qui en parlerait si Loach n'en parlait pas ?
Il y a des façons alternatives de faire du cinéma ! Même dans une époque où les formatages sont requis plus souvent que cela n'y paraît et où on voudrait nous faire oublier que, comme le pensait Jean Rouch et le disait Glauber Rocha, "pour faire un film, il suffit d'avoir une idée en tête et une caméra à la main" . Faire ce cinéma alternatif est un combat d'autant plus précieux qu'il mêle l'intime au collectif. C'est un cinéma qui nous expose sans filet de sécurité. Ainsi ont été conçus les documentaires Covid, Chronique d'un huis clos (2020), Un voyage intemporel (2021) et la série Drôle d'été 2020 (2021) rassemblés aujourd'hui en DVD ou VOD (Harmattan TV). De ces documentaires, l'auteur retient l'idée qu'ils ont partie liée à la mémoire et à l'histoire d'une époque qui a soudainement découvert sa vulnérabilité sanitaire et ses formes de rigidité.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.