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Dans la ville blanche (Tanner, 1983). Analyse d'une oeuvre
Thomas Erika
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343158433
Dans la ville blanche (Alain Tanner, 1983) raconte l'histoire de Paul, un marin qui, à l'occasion d'une escale à Lisbonne, décide de déserter. Un temps libre s'offre alors à lui : il filme la ville avec sa caméra Super 8, tombe amoureux de Rosa, se fait voler puis poignarder, tourne en rond et continue d'écrire à sa femme Elisa qui l'attend à Bâle. Mais ce qui se présente comme une escale ou comme une parenthèse dans la vie d'un homme peut aussi être compris comme un espace singulier où les temps se superposent et où les échos d'un lointain passé se font entendre depuis les rives du Tage. Dans cette perspective le film propose autre chose que l'histoire d'un marin suisse en quête de liberté. Dans la ville blanche montre la confrontation d'un sujet à sa mélancolie et la tentative d'élaboration, par ce sujet, du mal qui le traverse. Différents éléments du film — certains manifestes et d'autres qu'il nous faut débusquer — nous invitent en effet à voir dans l'histoire de ce marin déserteur le récit d'une expérience thérapeutique. Celle de Paul qui, à la suite d'une escale à Lisbonne, se trouve confronté à une douleur archaïque à laquelle il faut bien donner un cadre et contre laquelle il se débat comme il peut en convoquant la figure lointaine d'une femme aimante et celle, plus proche, du désir amoureux.
Cet ouvrage accompagne L'appel de l'ailleurs (DVD/VOD, L'Harmattan, mai 2024) réunissant trois films documentaires de l'autrice : A l'ombre des éléphants (2022), qui se déroule en Afrique, raconte la nécessité de sauvegarder les éléphants ; Esprits du Sepik, rencontres en Papouasie-Nouvelle-Guinée (2022) est un voyage en quête de beauté ; Le chant du chamane, voyage en Laponie (2023) part sur les traces d'un chamane Sami. Dans le prolongement de ce qui avait été présenté dans son ouvrage Double "je" documentaire - Une recherche-création (L'Harmattan, 2022) liant les textes explicatifs aux films réalisés, Erika Thomas poursuit sa réflexion sur les images filmiques, l'écriture de soi et l'intime. Elle propose ici d'expliciter ses intentions et choix de réalisation afin que le diptyque film documentaire et texte académique dévoile, au-delà d'une méthodologie, une écriture.
Cet ouvrage présente trois actions artistiques ayant été conçues comme supports pédagogiques dans le cadre universitaire et ayant été présentées et sélectionnées lors d'événements culturels en France et à l'étranger. Le goût du quotidien et celui du jeu ritualisé associés au désir de faire de l'action artistique le vecteur de nouvelles réélaborations relationnelles et de nouvelles approches spatiales irriguent ces trois actions. Sur les traces de Bob Santiano interroge la figure du voyage comme espace de déploiement des rêves. La création d'un personnage imaginaire - Bob Santiano - sert de prétexte à un tour du monde métaphorique invitant à une réappropriation ludique de l'espace urbain et des objets fétiches du voyageur. Oublier Zanzibar confronte des discours contradictoires - et les réactions qu'ils suscitent - autour du surgissement de l'improbable au coeur du quotidien. Comment raconter et partager - autrement qu'avec des fragments de fictions - la quête d'un sens ? Disparitions s'élabore à partir d'une interrogation "modianesque" : comment accepter que des gens et des choses disparaissent sans laisser de traces ? Les notions d'absence et de manque sont travaillées ici dans une perspective relationnelle où l'Autre tient lieu de rempart à la mélancolie.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.