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Ruralité et Soi féminin. Dialogues intimes au féminin
Thomas-Desplebin Micheline ; Trekker Annemarie
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782343028415
Je suis nulle" disent Isabelle, Simone, 72 et 74 ans pour se présenter. Mathilde, par contre, au caractère autoritaire, aux idées bien tranchées est fière de son parcours. Ce livre est l'histoire d'une rencontre entre soeurs, c'est-à-dire entre femmes, qui tissent des liens de fraternité, qui se sentent solidaires, qui appartiennent à une communauté de pensées qui leurs permettent de se rejoindre dans l'échange. La vie de ces femmes, représentantes du sort réservé aux femmes de milieu rural du XXe siècle, éloignées de la culture et, plus particulièrement des aînées de famille nombreuse pour deux d'entre elles, participe d'une connaissance universelle. Il s'agit de comprendre ce qui les a construites. Ainsi, ce récit ouvre un espace de réflexion pour une réappropriation de sens de leur histoire. Partager leurs émotions, leurs sentiments, leurs désarrois leur donne ainsi une reconnaissance, un statut qui leur a fait défaut.
Elise vient de perdre son mari. Sa vie est bouleversée. Alors qu'elle vit une dernière nuit dans la maison où elle a vécu heureuse quarante ans avec son Edouard, tous les souvenirs partagés avec ce dernier ressurgissent, véritable kaléidoscope de leur histoire. C'est une nuit étrange, émouvante qui lui permet de faire le point sur sa vie afin de vivre plus sereinement les jours à venir.
Marie, infirmière en cancérologie puis en psychiatrie, nous fait découvrir les petitesses et les grandeurs d'une institution de soins, en particulier, les violences que les soignants peuvent être amenés à vivre. Le harcèlement de Virginie est douloureux et dramatique. Marie nous fait également partager les multiples apprentissages que les contacts avec les malades et la maladie permettent. Ce vécu met en évidence ce que Philippe Dransart a développé, "la maladie est un passage au bout duquel il n'y a pas seulement la guérison, il y a plus que cela". L'auteure en nous invitant à suivre le parcours de Marie nous fait vivre des moments de tension dramatique, elle met en valeur les personnages ce qui nous donne l'illusion de les connaître.
Gilles est un de ces jeunes appelés envoyés en Algérie pour maintenir l'ordre. Il s'est retrouvé dans une guerre effroyable, qui ne disait pas son nom. Pendant sa présence en Algérie, il a acquis la certitude qu'il ne reviendrait pas vivant de ce terrible environnement. Lors de l'unique permission qu'il a eue pendant son séjour, il a averti ses proches : "je ne reviendrai pas" . Le sort lui a donné raison. Gilles meurt dans une embuscade 13 mois après son arrivée. Ce livre retrace ce moment de notre histoire qui garde encore des cicatrices douloureuses. L'histoire de Gilles est commune à celle de tous ces jeunes dits "morts pour la France" sur le sol algérien.
L'auteure pose et conforte une hypothèse originale, celle de la contribution positive de l'éducation en famille " très nombreuse " (familles de plus de 9 enfants), quant à la réussite sociale de ses membres, même s'ils appartiennent à des fratries numériquement hors normes. Elle apporte, de fait, un contrepoint à la position dominante des chercheurs en sciences de l'éducation. Ces derniers établissent, de manière générale, une corrélation négative entre l'appartenance à ce type de famille et le facteur " chance de réussite ", à la fois en formation et en projet social de vie. Elle prend appui, d'une part sur l'expérience de sa propre famille de 15 enfants, d'autre part sur une cohorte de 28 familles, comportant en moyenne I l enfants, d'un milieu rural à la fin du XXe siècle en Poitou. Les atouts relevés dans la structure éducative de ces familles relèvent de l'aptitude motivée au changement, de la mise en responsabilité très jeune, de l'affirmation de soi dans le jeu des interrelations, du co-apprentissage dans les gestes et techniques de la vie pratique, et surtout de la capacité à s'autodiriger. Autant de facteurs positifs facilités dans leur genèse par la coéducation familiale et par le rôle, notamment, de la fratrie. Ainsi la coéducation en famille très nombreuse s'apparenterait-elle assez bien à "l'école de la réussite " du pédagogue Célestin Freinet.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.