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La fin du voyage
Thobois Ingrid
LABOR ET FIDES
16,10 €
Épuisé
EAN :9782830917956
Moi ? "Grande voyageuse" ? Allons, le distinguo n'est pas si difficile à faire ! Et la paresse seule ne peut expliquer la confusion si répandue entre voyages, missions professionnelles et sédentarité hors frontière. Il se joue donc forcément autre chose dans le fondu de ces notions, qui parle principalement des autres, de leurs manques et de leurs besoins mués en projections, mais qui parle tout de même de moi, au passage. Chaque fois que j'ai voulu mettre au jour le malentendu, démêler l'écheveau, mes interlocuteurs ont loué mon humilité, et je me suis trouvée pareille à une victime d'usurpation d'identité, essayant de convaincre que ces 500 000 euros virés sur mon compte ne m'appartenaient pas. Oui, car le voyage, en plus d'un acte de bravoure, est supposé rendre modeste. Lasse, j'avais fini par accepter dans une fausse indifférence de souvent n'être pas celle qui porte mon nom. Mais il me faut désormais rétablir certaines vérités. " Dans ce texte à la fois direct et magnifiquement écrit, Ingrid Thobois revient sur son enfance voyageuse, la découverte du monde, sa passion pour la littérature et notamment Nicolas Bouvier, et livre une réflexion sensible et profonde sur ce que peut signifier " vivre ailleurs " .
Pépito aime manger des chips, regarder la télé et passer du temps avec sa jolie Joséphine. Rien ne pouvait troubler cette vie de chat rêvée... Rien ? Il suffisait que Colin et Coline, ses propriétaires, décident de déménager, pour voir tous ses plans chamboulés. Pépito, aidée de Joséphine, va tout faire pour empêcher ce départ : effrayer les agents immobiliers, créer des disputes, provoquer des accidents... Il ira même jusqu'à s'allier à un chien pour venir à bout de son objectif !
Au ciel, les oiseaux ne sont plus que des points minuscules. Ils auront bientôt atteint le Détroit de Gibraltar, mince bras de mer qu'ils franchiront en quelques battements d'ailes, et l'Europe sera là, déjà. Combien d'hommes et de femmes désespérés empruntent chaque jour le même trajet au péril de leur vie, à bord de rafiots misérables ?" Chaque printemps, depuis plus de dix ans, Eric, le parisien, passe une semaine au Maroc dans la vallée idyllique du Dadès, au sein de sa famille de coeur. Il partage des moments chaleureux avec Kenza et ses jumeaux de 14 ans, Mehdi et Lilia. Eric est un peu le père que ces derniers, qui ont grandi sous le signe de l'amour, du rire et de la liberté, n'ont jamais eu. Mais cette année, Eric trouve l'atmosphère pesante. Un nouvel imam est arrivé, et tous les prétextes sont bons pour réduire les libertés individuelles, et diffuser des messages religieux. Quant à Mehdi, il semble plus distant, plus taciturne. Il aimerait quitter le Maroc pour découvrir d'autres horizons. Il rêve d'Europe. Lilia, joyeuse et rebelle, est devenue une belle adolescente. Quand Eric repart, il comprend, impuissant, que la vallée du Dadès est en train de changer... Peu de temps après, Kenza est contrainte de quitter son poste d'institutrice pour d'obscures raisons. Sans ressources, elle se voit obligée de confier l'éducation de ses enfants à son frère Fouad, un fondamentaliste, avec qui elle avait rompu tout contact. Ce dernier emmène Medhi et Lilia au Nord de Dakhla, sur la route de Tanger, dans le seul but de les faire travailler dans son atelier clandestin. Commence alors pour le frère et la soeur une longue descente aux enfers... Lilia et Mehdi réussiront à s'échapper et rejoindre Tanger, le port de tous les espoirs. Medhi n'aura alors plus qu'une idée en tête : "brûler la frontière" , traverser le détroit de Gibraltar, pour gagner l'Europe, au péril de sa vie...
Composé par une jeune femme de vingt-cinq ans, ce premier roman sensible et ténu est le récit d'une passion double: pour un pays et pour un homme. Il est imprégné des mille couleurs et odeurs de l'Afghanistan, terre violente et envoûtante où l'amour peut germer. Le grand amour est un voyage. Et les vrais voyages ressemblent à l'amour. C'est à la rencontre des deux que nous invite Ingrid Thobois à la faveur de son court récit: la fin de l'un et la découverte de l'autre. En posant nos pas, précautionneux, dans les mots de la narratrice, nous visitons l'Afghanistan, de Kaboul à Djallabab. Un Afghanistan intime, grêlé par la guerre certes, mais étranger aux représentations que nous fournit l'actualité télévisuelle. La jeune femme est arrivée là peu après l'intervention américaine, pour donner des cours de français. Elle s'est éprise d'un autre expatrié, beaucoup plus âgé, et marié. Si cette liaison a pour elle le goût de l'inédit, ses affres sont le lot de toutes les passions: escapades érotiques, manque de l'autre, soif d'absolu, espoir de vivre un jour ensemble, promesses insensées, désillusions et souffrance. Quand la narratrice succombe finalement au charme de sa terre d'exil, elle se déprend de celui qui l'attachait à l'homme qui lui a fait subir mille morts. Certes, la rencontre avec «le Prince» ne suffit pas à lui faire oublier son amant, mais l'Afghanistan la transporte, la galvanise. C'est l'âme dépaysée qu'elle rencontre des êtres qu'un sourire, une parole, un geste gravent dans sa mémoire et que sa langue tenue grave en la nôtre. --Ce texte fait référence à l'édition Broché. Biographie de l'auteur Ingrid Thobois est née en 1980. Elle a passé plusieurs années à l'étranger, entre voyages, missions humanitaires et reportages radio. Suite à un an de nomadisme sur la route de L'Usage du monde, de Nicolas Bouvier, elle a un temps posé ses bagages à Kaboul. Elle vit et écrit aujourd'hui à Paris.
Voyager, Manger, Habiter, Travailler, Apprendre?Selon les époques, les manières de vivre, les cultures nous avons des manières de faire différentes pour faire les mêmes choses. Voyager ? Quand est-ce que les hommes ont commencé à explorer le monde ? Et Pourquoi ? Et aujourd'hui ? On part en Bretagne, à New-York, marcher dans le desert ou voir les baleines ! Histoire de Voyager, ça permet de se rendre compte à quel point, entre ici et là-bas, tout est à la fois très différent et très semblable.
Qu'est-ce que la religion ? présente onze définitions de la religion formulées par autant d'anthropologues, sociologues et historiens des religions, du XIXe siècle à nos jours. Que ce soit l'animisme d'Edward Burnett Tylor, l'idée d'une opposition entre sacré et profane de Durkheim ou la conception politico-religieuse de Bruce Lincoln, on découvre un passionnant parcours historique et critique sur la notion de religion. Ces onze définitions originales sont à chaque fois précédées d'une introduction générale présentant les enjeux théoriques et pratiques qu'implique l'acte de définir ainsi que de brèves notices situant l'auteur et son oeuvre. Dans ces temps troublés, où la religion est sans cesse invoquée - sans que l'on sache réellement de quoi il en retourne -, ce livre de vulgarisation de l'historien des religions Nicolas Meylan se révèle aussi précieux qu'indispensable.
Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel. Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être "avec le souci, non dans le souci" , les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la "contempl-action" !
Aldo Brina travaille depuis 2007 au coeur du réseau de défense des réfugiés. Son témoignage, il le puise dans l'expérience quotidienne des permanences juridiques et des mouvements associatifs. Il raconte la beauté miraculeuse d'une politique qui sauve des vies et décrit le labeur héroïque des acteurs de terrain. Mais le tableau serait incomplet sans ses zones d'ombre : il y a aussi l'impuissance avec laquelle chacun doit tôt ou tard composer face aux expulsions et aux situations où des individus sombrent, les doutes qui surgissent et tempèrent la ferveur des discours militants, l'horreur des récits de réfugiés fuyant des pays pas si lointains. De là, l'auteur pose des questions urgentes : qu'est-ce qui motive des êtres humains à en aider d'autres à pouvoir vivre dignement ? Qu'est-ce qui, dans notre époque, fait obstacle à ce geste fondamental ?
La question religieuse occupe beaucoup l'espace de la discussion civile et politique. Mais c'est le plus souvent pour décliner les formes, réussies ou en échec, de l'intégration sociale. Ou pour en appeler à des programmes de déradicalisation. On y recourt aux sciences sociales, ou psychologiques, mais en se gardant d'entrer sur le terrain du religieux et des croyances. Or c'est là un appauvrissement et un aveuglement, du coup une voie sans issue. C'est que le religieux est porté par des pulsions humaines dont le déni se paie. Que ce soit dans ses visées, refoulées, ou dans certaines de ses inflexions, dangereuses. Le présent essai entend ouvrir la "boite noire" du religieux pour faire voir ce qui y est en travail et comment. Il est notamment attentif à en circonscrire la forme de "religion totale", dont il suit les avatars, tout en en montrant des correctifs possibles sur le terrain même des croyances. En forme de sagesse, de spiritualité, de réflexion sur la condition humaine. Et à l'encontre d'un messianisme unilatéral, articulé à une vérité de Dieu seul.