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Des lieux en commun. Une ethnographie des rassemblements publics en Chine
Thireau Isabelle
EHESS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782713228131
En Chine, l'action collective est considérée comme une menace pour la stabilité sociale. On s'y rassemble pourtant, au quotidien et de façon régulière, dans des parcs, des lieux de culte ou sur des places pour accomplir ensemble une variété d'activités. L'enquête ethnographique menée dans la ville de Tianjin s'est intéressée à deux rassemblements publics : celui de la place de la Victoire pour la pratique d'exercices physiques ; celui de l'équipe des volontaires pour la protection du patrimoine architectural. Faiblement institutionnalisés et fragiles, ces deux types de rassemblement rendent cependant possibles l'action avec autrui, le partage des inquiétudes et des doutes, la consolidation de critères d'évaluation ou de savoirs pratiques. Dès lors qu'ils sont saisis comme des lieux de mise en forme de la coexistence entre concitoyens, des lieux qui ébranlent les cloisonnements et les hiérarchies officielles, ces rassemblements possèdent une dimension politique et reconfigurent le sens des engagements publics dans la Chine d'aujourd'hui.
Résumé : Une forme spécifique de revendication démocratique serait-elle à l'oeuvre en Chine ? La " protestation ", en se généralisant, y amorcerait-elle un processus aux conséquences imprévisibles ?Telles sont les questions que soulèvent les auteurs de cette saisissante étude. Elle porte sur une réalité largement méconnue. Depuis 191 existe là-bas un dispositif intitulé " administration des Lettres et visites ". Créé par Mao Zedong, il était destiné à recevoir les plaintes, protestations et doléances des particuliers. Cet ouvrage raconte comment cette administration, souvent instrumentalisée idéologiquement, n'a cessé de s'étendre et de se codifier. Mais aussi et surtout comment elle a autorisé un espace de parole qui est devenu le lieu d'une contestation du réel massive et inattendue. L'immense collection de doléances ainsi recueillie - tant par voie écrite (les lettres) qu'orale (les visites) -, qui raconte en creux l'histoire de la Chine moderne, n'avait jamais été examinée. Les auteurs ont pu avoir accès à des centaines de ces lettres et enquêter sur la pratique (très réglementée) des visites, jusqu'alors inconnue du dehors, pour essayer de comprendre qui s'exprime au sein de cet espace ; auprès de qui ; pour dire quoi et comment. Le résultat de leur travail est inédit. Il montre comment ceux qui, depuis des décennies, adressent lettres et visites aux autorités tutu état d'attentes morales et politiques souvent ignorées niais qui relèvent bien d'un processus d'invention démocratique.
Résumé : Notre inconscient renferme des richesses insoupçonnées... Alors que nous sommes confrontés au rythme effréné de nos vies, à la fatigue, au stress, nous avons pourtant en nous les clés pour accéder à un bien-être quotidien. Pratiquer l'auto-hypnose vous permettra d'accéder à votre inconscient et d'y trouver (ou retrouver) assurance, énergie, positivité ou encore volonté... ainsi que des capacités inattendues telles que l'autoguérison. Fixation du regard, association et dissociation ou encore spirale sensorielle... ce guide vous propose des méthodes simples et vous donne les outils nécessaires pour entrer en contact avec votre inconscient et mieux gérer toutes les situations : mieux dormir, favoriser votre créativité, booster votre énergie et votre optimisme, préparer un entretien d'embauche ou encore perdre du poids... Laissez-vous guider par le pouvoir de l'auto-hypnose pour vous sentir bien et être heureux jour après jour.
Ce livre est pour vous, vous qui avez chez vous un parent âgé, vous qui vivez près de vos vieux parents, vous qui voulez entourer de votre mieux un parent qui est en établissement; et vous, professionnels du domicile ou de tel ou tel établissement, aides ménagères ou aides à domicile, agents, aides-soignantes, infirmières ; et - pourquoi pas? - vous, médecins, mais aussi autres membres de la société, car nous sommes tous concernés ! La forme de cet ouvrage très concrète (exemples) et même plaisante (dessins), vient de ce qu'il a été écrit avec des agents et des aides à domicile. Il évite soigneusement les termes savants, mais cela ne l'empêche pas d'être solide et nourri de la réflexion des spécialistes reconnus. Son ambition est d'aider à porter un regard lucide et positif sur la vieillesse, pour permettre à l'entourage familial et professionnel de se situer au mieux dans l'accompagnement des personnes âgées, à travers tout ce qu'elles peuvent vivre, de l'entrée en retraite jusqu'au grand départ... . . Isabelle Thareau, psychosociologue, est chargée de mission au CEAS (Centre d'étude et d'action sociale) de la Vendée. Elle anime des formations auprès d'aides à domicile, de professionnels d'établissements pour personnes âgées et de bénévoles de diverses associations. Clément Pichaud, psychosociologue, anime des formations de familles, de professionnels et de bénévoles dans les secteurs de la santé et du social. Il a publié également Vivre une relation d'aide (Chronique sociale).
Plongeant ses racines dans le passé, le droit n'est pas une construction abstraite qui s'identifierait à la seule volonté arbitraire d'un "législateur". Il est le produite d'une évolution, que cet ouvrage retrace depuis ses origines: les civilisations grecque et latine, dont l'apport a été complété et transformé par le christianisme et le Moyen âge (première partie). Sur ces fondements s'est construit le monde moderne et, ce faisant, le droit moderne: le droit public, avec les notions d'état, de souveraineté, de constitution; le droit privé, avec des droits nationaux de plus en plus différenciés; enfin la codification qui, à partir de la fin du XVIIIe siècle, a permis de les systématiser et de les rationaliser (second partie).
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?