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Ceux qui ne mentent jamais
Maricourt Thierry
GINKGO
14,00 €
Épuisé
EAN :9782846790826
On se souvient de cette sale affaire qui a secoué la France. Des adultes, en nombre, accusés d'inceste et de pédophilie dans une petite cité, quelque part dans une petite ville. On se souvient de la juste indignation qui avait soulevé les médias dans leur ensemble, écho de la réprobation de chacun d'entre nous. On se souvient que le monde judiciaire s'était montré particulièrement sévère. Les faits dénoncés étaient affreux. Mais voilà... Tous les inculpés étaient innocents. La parole des enfants est-elle toujours à prendre au pied de la lettre? Que vaut cette parole lorsque les adultes n'entendent que leur propre peur, que leurs propres fantasmes? Toute ressemblance, dans ce roman, avec une sale affaire bien réelle serait purement fortuite, évidemment. Mais... pourtant!
1942. La guerre fait rage dans le monde, les nazis semblent invincibles. Stig est un jeune Suédois de 12 ans, qui suit son père, journaliste et responsable de la Résistance scandinave, dans son périple au Danemark et en Norvège. De 1942 à 1945, Stig est balloté d?un pays à l?autre de la Scandinavie et le lecteur découvre alors comment chaque pays a réagi face au nazisme : le Danemark impressionne par sa résistance collective et en grande partie non-violente où la population juive a pu être sauvée grâce à la mobilisation de tous ; en Suède offre un refuge à de nombreux Juifs et antinazis ; la Norvège, quant à elle, refuse le nazisme dès le début de l?invasion allemande. Pasteurs et instituteurs prônent la Résistance, à l?instar du roi réfugié en Angleterre, et subissent une terrible répression. Quand son père disparaît, Stig retourne en Suède. Il s?éprend d?une réfugiée juive de son âge. On le retrouve ensuite en Laponie, où il participe lui-même, à présent, aux actions de résistance contre l?occupant nazi. Stig est un garçon que l?idéologie nazie blesse profondément. Ses armes? La pensée et le dessin.
Stina, petite fille à l'allure aussi timide qu'espiègle débarque un beau jour dans une classe, au fin fond de notre pays, et le narrateur, d'abord âgé d'une dizaine d'années, ne voit plus le monde que par elle. Contrairement à ce que pensent certains de ses camarades, qu'elle soit noire n'est absolument pas un souci. Elle va l'entraîner dans son sillage, quelque peu malgré elle, et même lorsque tous deux vivront leur vie chacun de leur côté, elle comme illustratrice pour des livres destinés à la jeunesse et lui comme " écoterroriste " les sentiments qu'ils se portent depuis leur première rencontre perdureront. Jusqu'à ce qu'à ce que les policiers s'interrogent et l'interrogent sur sa part de responsabilité dans la tragédie qui va emporter Stina.
Résumé : Le roman policier nordique (autrement dit du Danemark, de Finlande, d'Islande, de Norvège et de Suède) semble, aujourd'hui, être à la mode. Mais quels points communs les écrivains recensés dans ce Dictionnaire présentent-ils ? Comment s'inscrivent-ils dans le roman policier et, au-delà, dans la littérature de leur époque ? Quelles perspectives se dégagent de leurs oeuvres ? Au travers de la biographie et de la bibliographie d'auteurs aussi divers que Henning Mankell, Maria Lang, Arnaldur lndridason, Gunnar Staalesen, Karin Fossum, Matti Yrjänä Joensuu, Kjell Eriksson, Leif Davidsen, Camilla Läckberg, sans oublier Stieg Larsson, Maj Sjöwall et Per Wahlöö, et d'autres, tant d'autres, ce livre, qui se veut exhaustif (des origines à nos jours, donc, des écrivains traduits en langue française), s'attache à montrer qu'il existe bel et bien et de manière spécifique un genre que l'on peut nommer le roman policier nordique.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
C'est dans le grenier de la maison familiale, au fond d'un coffre fermé depuis longtemps que Miguel Haler et les siens ont découvert, il y a quelques années, cinq carnets manuscrits. Ils avaient été rédigés par le grand-père paternel, sur le front et précieusement gardés, puis oubliés... Retrouvant ainsi son aïeul, disparu depuis longtemps, Miguel Haler a décidé de le faire revivre par l'écriture. Ces phrases et ces mots, simples et forts, écrits par le simple ajusteur devenu soldat et malgré lui chroniqueur de l'indicible, ont été ici repris par l'écrivain, son descendant. Miguel ne réécrit pas mais accompagne ce qui est déjà écrit, précisant les lieux et les situations, se glissant ainsi dans la peau de celui qui combat et souffre. Moi, Joseph l'Alsacien est ainsi devenu la chronique journalière, remaniée et enrichie, humaine et humaniste, de celui qui, au soir de sa vie, était appelé affectueusement "Pépé piquant"...
La mondialisation urbanise le monde. La ville, qui devient l'écosystème majeur de l'humanité, est le grand chantier du XXIe siècle. L'histoire a légué à chaque peuple un patrimoine de villes qui forment l'armature des nations, mais la mue en cours dans l'habitat humain provoque aujourd'hui une refondation générale du fait urbain. Evolution quantitative sans précédent, et transformations qualitatives impérieuses, se combinent pour faire de la ville l'enjeu capital de l'humanité mondialisée. Au lendemain de Rio + 20, la France et le Brésil sont bien placés pour explorer ensemble cette problématique, chacun apportant une vision et une capacité originales. La ville intelligente qu'il s'agit d'imaginer et de construire devra, pour être durable, à la fois procéder des choix venus de sa population et découler d'une ingénierie sophistiquée mobilisant des centaines de métiers, tout en s'ajustant de manière évolutive aux transformations constantes de son environnement. Les réflexions réunies dans le présent livret explorent comment l'accès à l'autre, concrétisé par la coopération entre deux pays aussi dissemblables que la France et le Brésil, est la matrice même de conception de ce qui est en jeu, à savoir une urbanité de la relation créative durable.