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Freud et la pop
Theweleit Klaus ; Lucchese Christophe
L ARCHE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782381980102
A travers trois essais consacrés à Sigmund Freud et la pop, Klaus Theweleit raconte comment le neurologue viennois trouva dans l'inconscient le "Stairway to Heaven" qui révolutionna la pensée au XXe siècle et fit vaciller de son socle de marbre le sujet cartésien. Il s'intéresse à son parcours et ses méthodes cliniques - largement contestées et novatrices (dont l'usage de drogues) - qui marquèrent un vrai tournant dans l'histoire de la pensée en général et plus particulièrement en psychanalyse. En sociologue iconoclaste, Theweleit, qui appelait Freud le "Motherfucker" dans son ouvrage Fantasmâlgories, s'emploie à désacraliser cette statue du Commandeur de la psychanalyse, en reliant haute culture et culture dite "populaire" , considérée comme voie royale vers l'inconscient. De la Vienne fin de siècle aux States d'Elvis & Hendrix, en passant par les surréalistes parisiens, la brit pop et Hitchcock, ABBA et les Rolling Stones, Theweleit retrace la folle trajectoire de la pensée freudienne à la conquête de l'Occident et de l'histoire des idées au XXe siècle.
Résumé : Dans cette série de textes écrits entre 1977 et 2021 et accompagnés d'un entretien inédit, Klaus Theweleit pose la question qui a hanté toute une génération au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et n'a cessé de nous hanter depuis : comment vivre une vie non fasciste ? Question, pour Theweleit, moins idéologique qu'éminemment affective et corporelle. Mêlant littérature, essai théorique, chroniques d'époque et autobiographie, Klaus Theweleit raconte la recherche de formes de vie qui ne soient pas compatibles avec les désirs répressifs du fascisme. L'intime, la langue, la culture sont confrontés à leurs spectres comme à leur pouvoir parfois lumineux de transformation.
Littell Jonathan ; Theweleit Klaus ; Mirsky Daniel
Quelques précisions. Ce texte a été écrit en 2002, alors que je menais des recherches; en vue d'un autre livre, depuis publié. Il est né de la rencontre entre les thèses d'un chercheur allemand brillant et insaisissable - Theweleit - et un texte d'un fasciste belge où celui-ci, par le jeu des images et de la langue, laisse lire la structure même de sa pensée. Le fait qu'il écrivait eu français m'a permis de tenter une analyse plus approfondie de certaines intuitions: de mener une vérification expérimentale d'une certaine théorie du fascisme. celle proposée par Klaus Theweleit. Celle-ci, on pourra le voir, porte sa part de vérité, comme la portent d'autres lignes de pensée que j'ai pu explorer par ailleurs, avenues, défrichages, culs-de-sac ou brusques plongées dans le noir que cette théorie croise sans jamais les recouper. Car l'objet est tel que quelle que soit la rigueur avec laquelle on le cerne, toujours par un autre côté il échappe; toujours ses profondeurs, mises à nu, se doubleront d'autres profondeurs insoupçonnées, et repliées sur elles-mêmes, parfois, pour ne former qu'une surface lisse, morne, bancale, mais toujours prête à de nouveau crever sous les pieds de celui qui s'y aventure.
Qu'est-ce qui nous glace et nous sidère dans le rire du bourreau ? Et pourquoi refusons-nous de le prendre au sérieux ? C'est ce que fait ici Klaus Theweleit qui, dans la lignée de ses travaux sur la masculinité violente, explore le sens de ce rire, signe ostensible du triomphe, démonstration d'une puissance invulnérable. Des SS à Anders Breivik, des génocidaires hutu au Rwanda aux assassins de l'Etat islamique, les meurtriers de masse expriment surtout une joie obscure : par l'exercice de la violence muée en performance - mélange d'enseignement, de théâtre et d'exécution d'un crime - le tueur accède à un statut d'assassin divin. Il se rira ensuite de toute autre espèce de juridiction et, sur le banc des accusés, opposera aux magistrats le rictus ou les éclats démoniaques de celui qui a déjà jugé ceux qui le jugent. Sociologue et théoricien de la culture allemand, Klaus Theweleit est l'auteur d'un classique de la théorie du fascisme et de l'histoire de la masculinité, Fantasmâlgories (L'Arche, 2016). Le Rire des bourreaux en est le prolongement : une exploration de la violence et de sa jouissance au sein de nos sociétés.
Résumé : Qu'est-ce qui relie John Smith, William Shakespeare, Neil Young et les studios Disney ? Pocahontas, celle qui est censée avoir aidé les Anglais à coloniser le Nouveau Monde, répond Klaus Theweleit. "Vous gobez ça, vous ? ", enchaîne-t-il aussitôt. Question rhétorique et néanmoins légitime, tant le Vieux Continent et ses colons aiment my(s)thifier leur entreprise coloniale en love story, où la fille de roi indigène vole au secours du colonisateur. Cette "scène primitive" de la fondation des Etats-Unis n'a jamais cessé de proliférer en romans, chansons et poèmes, au théâtre, au cinéma et en dessins animés. Dans "Pocahontas au pays des merveilles", Klaus Theweleit s'attaque à cette mythologie colonisatrice, où accaparement de terres et violence patriarcale vont de pair. "Au commencement était la migration... et #MeToo", lance-t-il en préambule de cette vaste fresque où s'effondrent les mythes fondateurs de la culture occidentale.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.