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Le désert des déserts. Avec les Bédouins, derniers nomades de l'Arabie du Sud
Thesiger Wilfred
PLON
27,50 €
Épuisé
EAN :9782259001830
Le Rub-al-Khali, Les Sables, l'Empty Quarter, le Royaume du vide : le Désert des déserts, 1 300 kilomètres sur 800 de dunes rouges, orange, collines escarpées, falaises entrecoupées de vallées blanches, givrées par le sel. Dans les années de l'immédiat après-guerre, un homme s'y aventure par deux fois, traverse ce territoire interdit de bout en bout. Fils d'un ambassadeur britannique, élevé en Éthiopie, Thesiger ne s'est jamais adapté au confort de la civilisation moderne. La voix du désert l'appelle, comme d'autres entrent en religion. Avec ses compagnons bédouins, farouches pillards dont il partage une existence sans cesse menacée par des tribus ennemies, il connaît la faim, la soif, parcourt pieds nus sables gelés ou brûlants, véritable chemin de croix menant à la béatitude. Une sorte de blancheur, de pureté virginale illumine ces pages. Thesiger nous fait vivre l'âpre quotidien de ces hommes libres épris d'absolu, délivrant un témoignage unique sur une civilisation bien près de s'éteindre. --Scarbo
Je ressentis comme une élévation de l'âme. Je n'avais jamais vu pareil paysage. " Telle est la réaction de Wilfred Thesiger en découvrant pour la première fois les montagnes enneigées du Kurdistan irakien. L'explorateur de légende a toujours été attiré par la montagne. De 1950 à 1965, pendant plus de trente années, il a voyagé dans le Kurdistan irakien, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Inde et le Népal, découvrant des paysages et des populations qui avaient conservé l'aura mystérieuse de l'intérieur de l'Asie et des terres inconnues. Ce fut pour lui l'occasion de rencontres avec des hommes exceptionnels que peu d'Européens connaissaient, et dont certains, comme les Yazidi, étaient à l'époque considérés comme des adorateurs du Diable. Tiré de ces carnets inédits et mis en forme par Wilfred Thesiger lui-même, voici un document exceptionnel qui magnifie les épreuves, les dangers mais aussi les plaisirs que vécut le grand explorateur lors de ses voyages en Asie, et où il ressentit la même impression d'infinité de l'espace que celle éprouvée dans les déserts d'Arabie.
L'hebdomadaire The Observer a réalisé un sondage auprès des dix plus remarquables explorateurs britanniques : " Quel est donc le plus grand explorateur contemporain ? " Réponse unanime : Wilfred Thesiger.Le Désert des Déserts est le livre d'un homme auquel on ne peut s'attacher sans évoquer Lawrence. Thesiger a dirigé, dans le sud de l'Arabie Saoudite, une expédition extraordinaire à la limite de la survie. Un des grands exploits de l'homme.Naturaliste, ayant vécu entièrement avec les Arabes du désert, il nous décrit ses expéditions et cette société bédouine. Des hommes en haillons, qui n'ont pour tout bien que leur fierté, religieux mais violents, égoïstes mais aussi solidaires et généreux, fatalistes. Leur langue, sous l'action inspirée de Mahomet, a été parlée de la Perse aux Pyrénées. Les conventions que l'Islam prescrit à ses millions de fidèles sont celles-là mêmes des Bédouins dont Thesiger nous fait partager la vie. Ces nomades sont dans le droit fil des Arabes, disciples du Prophète, qui sont à l'origine d'un des plus grands ébranlements de l'histoire humaine.
Wilfred Thesiger ses premières années en Abyssinie. Alors qu'il étudie à Oxford, le ras Tafari, qui plus tard deviendra Haïlé Sélassié, l'invite à assister à son couronnement, d'un faste tel qu'il embrase l'imagination du jeune homme. Au point de le pousser à partir, seul, dans le désert des Danakil, pour un mois de chasse. Il y retournera trois ans plus tard, explorant le fleuve Awash, vivant six mois parmi les féroces guerriers de la région, dont le statut dépend du nombre d'hommes qu'ils ont tués et castrés...
Thesiger Wilfred ; Malaurie Jean ; Boulongne Sabin
Résumé : Auteur de ces grands classiques que sont Le Désert des déserts et Les Arabes des marais, Wilfred Thesiger est l'un des plus grands explorateurs du xxe siècle. Dans ses Mémoires, cette figure légendaire raconte son itinéraire, depuis sa naissance en Abyssinie en 1910. Il s'explique sur les événements, les hommes, les expériences qui ont décidé de ses choix de vie. Et il dit comment, dans la beauté sauvage des pays qu'il a aimés, et dans leurs peuples, il a retrouvé ce qu'il admire le plus : le courage, l'endurance, la loyauté. Wilfred Thesiger (1910-2003) a voyagé dans le sud de l'Arabie, au Kurdistan, au sud de l'Irak, dans l'Hindou Kouch, le Karakoram, au Maroc, en Afrique Centrale et Orientale, à pied ou à dos d'animal. Il est le dernier grand explorateur de la tradition britannique, caractérisée par un certain refus des valeurs portées par la modernité. " Ce livre fait vivre notre imaginaire du nomade aventurier, un homme soucieux d'engager sa vie toujours davantage dans le danger et le défi de soi-même. " Jean Malaurie Traduit de l'anglais par Sabine Boulongne
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Confrérie de notables, club de pensée, école de réflexion, ersatz laïque de la religion... que n'a-t-on écrit sur la Franc-maçonnerie? En fait, l'originalité de la Franc-maçonnerie tient à sa nature même de société initiatique et à ses méthodes. Elle n'est ni une secte car elle n'a pas de doctrine à imposer aux autres hommes, ni un parti car elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir, ni une église car si elle se veut universelle, son prosélytisme est limité et surtout n'exclut aucune croyance. D'Abd El-Kader à Jean Zay, le choix des entrées consacrées à l'histoire, aux mots, à la symbolique mais aussi aux figures emblématiques de la Franc-maçonnerie est significatif de l'écriture de ce DictionnaireAmoureux. Il est tout à la fois didactique et personnel.
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.