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Le livre des sentences de l'inquisiteur Bernard Gui
Théry Julien
CNRS EDITIONS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782271141811
Le Livre des sentences de Bernard Gui recueille 940 décisions de justice rendues par ce célèbre inquisiteur de Toulouse entre ? 1308 et ? 1323. A cette époque, les mouvements hérétiques de Languedoc étaient en déclin et subissaient de plein fouet la répression. Les extraits ici proposés donnent un aperçu des méthodes de l'Inquisition, mais aussi des caractéristiques de chacun des trois principaux groupes de contestataires poursuivis dans le Midi : "? bons hommes amis de Dieu ? " ou "? bons chrétiens ? " (que l'on a pris l'habitude aujourd'hui d'appeler improprement "? cathares ? "), "? Pauvres de Lyon ? " ou vaudois, enfin béguins et partisans des franciscains Spirituels. Ces sources éclairent d'une lumière crue l'histoire des persécutions contre les anticléricaux et les évangélistes languedociens qui s'efforcèrent de résister à l'ordre théocratique de l'Eglise romaine. 3e édition revue et mise à jour
Crime, vice, hérésie : mandaté par le pape, le grand inquisiteur de Toulouse Bernard Gui traque jusqu?à l?obsession apostats, blasphémateurs, sorciers et autres déviants. Ses ennemis ont pour noms catharisme, valdéisme, béguinisme. Ses principes reposent sur une règle, celle des dominicains, inspirée des concepts fondamentaux de saint Augustin. Ses méthodes sont celles des moines prêcheurs chargés des juridictions d?exception, tribunaux fondés sur une stricte interprétation du droit canonique. Voici donc les sentences rendues en séances publiques par Bernard Gui durant son mandat à Toulouse, de 1308 à 1323. Autant d?histoires de familles et de villages, de tranches de vie et de rebondissements qui jettent un éclairage saisissant sur les mentalités de l?Occident médiéval à une période charnière de son histoire. Ces arrêts nuancent l?image du personnage froid et sanguinaire mis en scène dans Le Nom de la rose. Inflexible, Bernard Gui n?en recherche pas moins la vérité, la date juste, le témoignage correct. Il mène des enquêtes contradictoires. Et, contrairement à une légende tenace, peu nombreux seront les condamnés au bûcher.
Ce que nous appelons la sexualité était conçu au Moyen-âge, selon une anthropologie chrétienne dominante, comme l'expression par excellence de la " chair ", elle-même antagoniste de l'esprit. Cause et conséquence de la Chute, perpétuation ici-bas du péché originel, " pollution " susceptible de déclencher la colère du Ciel et de compromettre le salut collectif, le sexe était tenu pour intrinsèquement mauvais depuis l'Antiquité tardive et les écrits des Pères, tout " commerce charnel " étant nécessairement soumis au contrôle ecclésiastique. A partir du XIIe siècle cependant, et tout au long d'un " second Moyen-âge " moins rigoriste, marqué par la puissance nouvelle du laïcat, le plaisir charnel fit aussi l'objet d'une certaine valorisation, quoi que sous condition, de la part de la théologie morale. Le 52 e colloque de Fanjeaux aborde sous l'angle des pratiques aussi bien que des discours une matière un peu délaissée ces derniers temps dans l'historiographie française, par opposition à l'abondance des travaux entrepris dans le monde anglophone, et alors que les recherches de Jean-Louis Flandrin et de Jacques Rossiaud avaient naguère ouvert la voie. Seize historien(ne)s, venu(e)s de France mais aussi d'Angleterre et des Etats-Unis, se pencheront sur les normes et les images de la sexualité comme sur son gouvernement effectif dans les sphères laïque et cléricale. Dans le Midi comme ailleurs, hantise de la luxure (en particulier de l'adultère) et souci de la "continence",dans le cadre du mariage ou de la chasteté imposée aux hommes d'Eglise, ordonnaient la vie sociale avec une efficacité toute relative. Une certaine spécificité méridionale tint sans doute aux résistances que rencontra au sud de la Loire la grande réforme ecclésiastique lancée au XIe siècle, résistances—parfois réprimées comme hérésies—à la nouvelle discipline pastorale et au cléricalisme romain.
Si saint Pierre et saint Paul étaient devant les inquisiteurs, aussi bons chrétiens qu'ils fussent et qu'ils soient, les inquisiteurs les traiteraient assez mal pour leur faire confesser l'hérésie" , plaidait Bernard Délicieux devant Philippe le Bel en 1303. C'est sur le Midi de la France, où ceux que l'Eglise traquait et condamnait comme hérétiques se qualifiaient eux-mêmes de "bons hommes" , qu'a porté l'essentiel des études de Jean-Louis Biget : rassembler ici trente-quatre de ses articles écrits depuis 1971 permet de faire ressortir toute la richesse et l'unité d'une recherche majeure sur les dissidences religieuses dans la France médiévale. Né en 1937, Jean-Louis Biget, élève, maître de conférence puis professeur à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, a concentré l'essentiel de ses travaux sur la région languedocienne médiévale, principalement Albi, et fut précurseur dans la relecture des mouvements hérétiques de l'Occident médiéval ; il est aujourd'hui une référence de premier ordre en ce qui concerne l'histoire des hérésies languedociennes et de l'Inquisition, en France comme à l'étranger. Dans ce livre fort de plus de neuf cents pages, il porte son regard sur les nombreux aspects des dissidences languedociennes médiévales.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.