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Jeux de rôles et de pouvoirs. La représentation des femmes dans les factums (1770-1789)
Ther Géraldine
EUD
30,00 €
Épuisé
EAN :9782364412248
Rédigés à la fin de l'Ancien Régime par des avocats pour défendre leurs clients et diffusés en marge des procès, les mémoires judiciaires (ou factums) décrivent avec force détails les ressorts des litiges tout en alimentant les polémiques. Ils représentent une source exceptionnelle pour étudier les mentalités et les relations de pouvoir. La présence de femmes dans ces documents permet de s'intéresser aux places qu'elles occupaient dans la famille et la société à la veille de la Révolution française. Alors même que se multiplient les discours des philosophes et des médecins consacrés aux spécificités de la nature féminine, les factums présentent une image beaucoup plus fine et proche de la réalité des rôles que les femmes peuvent jouer. En analysant les discours produits par un échantillon de plus de 150 factums conservés à la Bibliothèque nationale de France, cet ouvrage propose une immersion dans la vie quotidienne des femmes de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, ainsi qu'une réflexion sur la part de pouvoir qu'elles parvenaient à obtenir. Il offre aussi une réflexion sur la manière dont les normes sociales peuvent être nuancées et contestées. Les femmes apparaissent davantage comme des individus aptes à se présenter devant la justice pour défendre leurs droits, plutôt que comme de faibles victimes.
Mahmoody Betty ; Dunchock Arnold ; Cuny Marie-Thér
5 février 1986: hagardes, épuisées, Betty Mahmoody et sa fille voient flotter le drapeau américain devant leur ambassade à Ankara. Elles sont libres. Le cauchemar iranien s'efface alors peu à peu. Mais Betty devra encore braver ses peurs les plus secrètes pour raconter son histoire. Son livre, le film qui en est tiré, la rendent célèbre. Et c'est par centaines que d'autres parents, qui vivent le même drame qu'elle, lui téléphonent, démunis, désespérés. Ce sont ces histoires bouleversantes qu'a choisi de raconter cette "Mère Courage', devenue présidente de la fondation"Un monde pour les enfants'. L'aventure d'hommes et de femmes qui, en Afrique du Sud, au Yémen, en Allemagne, en France et partout dans le monde défient les lois et les frontières pour l'amour de leur enfant, kidnappé par leur conjoint.
: L'imagination et la créativité sont au coeur de l'oeuvre romanesque de Romain Gary. Cette imagination l'a même poussé à se créer un autre personnage, Emile Ajar, pour que les écrits de Gary ne succombent pas sous les assauts des critiques littéraires, que son imagination débordante et sa liberté de style n'avaient pas convaincus. Céline Ther s'est attachée à la personnalité et à la démarche de cet auteur libre et multiple, mettant en valeur sa cohérence et la constance de son écriture ainsi que la qualité littéraire de l'ensemble de l'oeuvre.
Lommel Madeleine ; Nedjar Michel ; Weal Marie-Thér
Ce catalogue, publié à l'occasion de l'exposition Les Chemins de l'art brut: L'Aracine & l'art brut, est composé comme une promenade chronologique racontant l'histoire de la collection d'art brut de L'Aracine, de ses prémices à aujourd'hui. La première partie évoque la création de L'Aracine, en 1982, son installation comme Musée d'art brut au Château Guérin à Neuilly-sur-Marne jusqu'au départ de la collection, en 1996, au Musée d'art moderne Lille Métropole à Villeneuve d'Ascq. Un cahier central réunit des témoignages de personnalités proches de L'Aracine à différents titres. Plusieurs textes rendent ainsi hommage à Madeleine Lommel, co-fondatrice et présidente de L'Aracine, décédée en avril 2009. Enfin, la dernière partie commente l'arrivée de la collection L'Aracine à Villeneuve d'Ascq : la donation, en 1999, riche de 3500 oeuvres, les expositions d'art brut organisées au musée et hors les murs depuis sa fermeture, en 2006, l'extension du musée par l'architecte Manuelle Gautrand, les perspectives de recherches croisées. Ce livre est amplement illustré de reproductions d'oeuvres de la collection d'art brut et de documents d'archives, ponctué de textes inédits ou réédités de publications épuisées du musée. Il permet de mesurer l'importance du travail mené par L'Aracine et de comprendre l'exceptionnel projet du LaM, qui présentera l'art brut en permanence aux côtés de l'art moderne et de l'art contemporain à partir de septembre 2010.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.