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Histoire de la guerre d'indépendance algérienne
Thénault Sylvie
FLAMMARION
21,40 €
Épuisé
EAN :9782082103442
Histoire du FLN, mécanismes de la torture, rôle de lamagistrature dans les circuits répressifs, vie des appelés français... depuis quelques années, de nombreux travaux ont permis d'approfondir la connaissance de cet épisode sombre de notre passé que fut la guerre d'Algérie. À cette guerre ce livre entend rendre son vrai nom, en s'appuyant sur la recherche la plus récente, pour la raconter comme moment de l'histoire de France, bien sûr, mais aussi, indissolublement, de l'histoire de l'Algérie: car la guerre d'indépendance algérienne souleva, contre la tutelle coloniale, un peuple et une armée. Cet affrontement n'opposa pas pour autant deux "camps" monolithiques: les tensions entre militaires et politiques au sein du FLN, entre Algériens choisissant ou refusant de se rallier, les oppositions entre Français, fervents de l'Algérie française, partisans de solutions négociées ou anticolonialistes, ont émaillé la longue marche vers l'indépendance. Cette marche sanglante fut pourtant inéluctable. Ni la domination militaire française, ni la présence ancienne des Français d'Algérie, ni l'engouement pour des réformes qui voulaient tailler une part plus belle à des Algériens si peu maîtres de leur Algérie, ne pouvaient l'enrayer. Une certitude qui permet, enfin, d'en écrire l'histoire dépassionnée.
Résumé : Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
Résumé : De 1954 à 1962, au nom de la lutte contre la " subversion " du FLN, au nom du rattachement de l'Algérie à la France qui interdisait d'y appliquer le droit de la guerre et de considérer les nationalistes comme des combattants, la justice et son personnel prirent une part active à la guerre d'Algérie : instruction des affaires, condamnations par milliers infligées par les tribunaux correctionnels et militaires, rappel de magistrats sous les drapeaux, etc. Les seules condamnations à mort atteignirent les 1500, dont près de 200 furent exécutées. Dans ce livre passionnant et très documenté, Sylvie Thénault montre que cette insertion de la justice dans un vaste système de répression la priva de fait de son droit de regard sur les arrestations, les gardes à vue, les détentions et les interrogatoires pratiqués par l'armée. S'appuyant sur des archives jusque-là inaccessibles de l'Armée de terre - instructions, directives, fiches de renseignements, etc. - et du ministère de la Justice, elle met au jour une justice amputée et réformée par les législations d'exception. Une " drôle de justice ", à l'image de la " drôle de guerre ", cette guerre qui n'en était pas vraiment une. " Le livre important de Sylvie Thénault arrive à son heure pour remettre en perspective toute [une] période, qui affleure à nouveau dans la conscience française à propos de la guerre d'Algérie [...]. Tel qu'il se présente, ce grand travail est appelé à faire date. " Le Monde des Livres. " Une étude minutieuse, argumentée, probe et convaincante du fonctionnement de la justice entre 1955 et 1962. Un ouvrage qui nous en dit beaucoup sur la manière dont deux Républiques ont géré la décolonisation de l'Algérie. " L'Histoire.
Stéphane, Yannis, Koridwen, Jules ont entre 15 et 18 ans. Ils ont survécu au virus U4, qui a décimé 90% de la population mondiale. Ils ne se connaissent pas, mais ils sont en route vers le même rendez-vous. Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s'organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s'il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui ? Tout espoir s'écroulera, à l'exception d'un seul : un rendez-vous fixé à Paris... U4 est une série de quatre romans qui peuvent être écoutés dans n'importe quel ordre. A l'origine de cette aventure collective, quatre auteur(e)s, qui signent chacun un titre : Koridwen d'Yves Grevet, Yannis de Florence Hinckel, Jules de Carole Trébor, Stéphane de Vincent Villeminot.
Alors que les guerres d'Indochine et d'Algérie s'enchaînent, créant une période de conflit continue pour la France de 1945 à 1962, l'historiographie dépasse rarement les cadres spatiaux-temporels de chaque guerre pour les considérer comme un ensemble. Il en est de même pour la colonisation, en dépit des acquis actuels de l'histoire connectée. Le pari de ce dossier est de dégager l'Indochine et le Maghreb d'approches nationales et/ou bilatérales, centrées sur leurs relations avec l'ancienne métropole. Partant d'un projet comparatif, il aboutit à des propositions, empiriquement fondées, de renouvellement de l'histoire de l'Empire français. Avec les contributions de Christopher Goscha, Sylvie Thénault, Pierre Grosser, Jim House, Neil MacMaster, Denis Leroux, Raphaëlle Branche, Julien Mary, Martin Thomas, Emmanuel Blanchard, Andrew Barros, Hazuki Tate, Frédéric Spillemaeker.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)