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La mécanique raciste
Tévanian Pierre
DILECTA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782916275444
Tout le monde ou presque en France est antiraciste. Et pourtant les discriminations racistes se perpétuent, de génération en génération, dans des proportions massives et une remarquable indifférence. C'est dans ce paradoxe que s'ancre la réflexion de Pierre Tevanian. A rebours des discours convenus de "l'antiracisme d'Etat', qui réduisent complaisamment l'oppression raciste à un réflexe naturel et compréhensible de"peur de l'autre', il souligne le caractère social et systémique du racisme français, et son enracinement dans notre culture: loin d'être naturel, le racisme est une production culturelle, et loin d'être une pathologie individuelle, qui ne concernerait que quelques extrémistes, il traverse toute la société, sous des formes plus ou moins distinguées, adaptées à tous les univers sociaux et à toutes les sensibilités politiques. A l'heure où te passé colonial, le présent postcolonial et la question des"minorités visibles" font un retour violent dans le débat public, ce livre remonte à la racine du problème et en mesure tout l'enjeu, non pas "l'intégration", "le vivre-ensemble" et autres mascottes de l'antiracisme d'Etat, mais ni plus ni moins que l'égalité de traitement. Biographie de l'auteur Pierre Tevanian, 38 ans, est professeur de philosophie à Drancy (93), et co-animateur depuis 2000 du collectif Les mots sont importants (www.lmsi.net). Investi depuis plus de dix ans dans de nombreux mouvements sociaux, notamment antiracistes et antisécuritaires, il a publié, entre autres, le Dictionnaire de la lepénisation des esprits (co-écrit avec Sylvie Tissot, L'Esprit frappeur, 2002), 1.e Voile médiatique (Raisons d'Agir, 2005), La République du mépris (La Découverte, 2007) et Les filles voilées parlent (codirigé avec Ismahane Chouder et Malika Latrèche, La Fabrique, 2008).
Féminisme, laïcité, devoir de mémoire, liberté d'expression, droit au blasphème et à la critique des religions... De ces principes incontestables, la classe politique française, le microcosme intellectuel et les grands médias font aujourd'hui un usage particulièrement retors. Au travers de débats mal posés - l' insécurité, les tournantes en banlieue, le problème du voile islamique, la repentance coloniale, l' impossibilité de critiquer l'islam -, ils construisent un même ennemi, ou un même bouc émissaire : le jeune issu de l'immigration postcoloniale et de culture musulmane. Car c'est bien lui qui finalement se retrouve toujours accusé de menacer la sécurité des biens et des personnes, la condition des femmes, la laïcité de l'école, la fierté nationale et notre tradition libertaire. Pierre Tevanian montre en somme, citations à l'appui, que le féminisme, la laïcité, la mémoire et la liberté d'expression sont devenus, dans un nombre croissant de discours politiques et médiatiques, les métaphores d'un racisme qui ne dit pas son nom. Il montre qu'au sein même de la République se construit peu à peu une véritable culture du mépris.Pierre Tevanian, professeur de philosophie, est coanimateur du collectif Les mots sont importants (www.lmsi.net). Il a notamment publié Dictionnaire de la lepénisation des esprits, Le Ministère de la peur, Le Racisme républicain (L'Esprit frappeur), Le Voile médiatique (Raisons d'agir) et Les filles voilées parlent (Les Arènes, en collaboration avec Ismahane Chouder et Malika Latrèche).
L'éditorial et le sondage d'opinion? Des exercices ventriloques. La mixité sociale et la diversité? Les faux-semblants de la lutte contre la ségrégation. La rhétorique féministe et laïcarde? Les nouvelles métaphores du racisme républicain. Le sarkozysme? Un pétainisme light... Telles sont quelques-unes des analyses que proposent Pierre Tevanian et Sylvie Tissot dans ce livre où l'on croise, entre autres, Dominique de Villepin et Ségolène Royal, Fadela Amara et Julien Dray, Dieudonné et Max Gallo, Alain Soral, Eric Zemmour et Philippe Val... Les trente textes retenus dans ce recueil résument dix années de critique sociale au sein d'un collectif: Les mots sont importants. Dix années et trente textes de combat contre les mauvaises langues et les mauvais traitements, les grands auteurs et les grandes questions, les gros concepts et les grosses bites qui font l'air du temps. Trente contributions à une contre-culture anticapitaliste, antiraciste et antisexiste.
Résumé : Au spectre du "wokisme" qu'agitent de manière désormais obsessionnelle toutes les sphères de la Réaction, qu'elles soient d'extrême droite ou simplement "républicaines" , ce livre se propose d'accorder une franche et chaleureuse hospitalité. En plus d'un implacable travail de debunkage, de critique et de généalogie du réquisitoire antiwokiste, il prend le parti d'assumer franchement le stigmate, et même de le revendiquer. Au-delà donc d'une posture strictement défensive, faisant valoir à juste titre que "le wokisme" n'existe pas en tant que courant homogène, puissant et organisé, Pierre Tevanian investit en positif la question, en clamant haut et fort que si ledit wokisme n'existe pas, ou pas encore, ou pas beaucoup, alors il faut l'inventer !
Depuis près de dix ans, les cheveux des femmes musulmanes sont devenus ce qu'il est convenu d'appeler un enjeu politique majeur, et leur dévoilement fait désormais partie des priorités les plus impérieuses. C'est de ce dévoilement forcé, et de son incroyable violence, qu'il est question dans ce livre, mais pas seulement. Car ce que ne soupçonnent pas les chasseurs de hijab, de niqab ou de burqa, c'est qu'au moment même où ils s'évertuent à dévoiler les femmes musulmanes, ils accomplissent de manière beaucoup plus intégrale et obscène leur propre dévoilement. C'est un certain féminisme, un certain laïcisme, mais aussi une certaine idée de la République et de son école, et enfin une certaine idée de l'intellectuel et de sa mission, qui apparaissent, à l'occasion de ces "affaires de voiles", dans leur effrayante nudité - autoritariste, raciste, sexiste.
Azoury Philippe ; Bonaccorsi Robert ; Corréard Sté
Un éclairage de l'oeuvre de F. Pardo, artiste psychédélique essentiel de la contre-culture des années 1960. Son parcours artistique est retracé à partir d'éléments biographiques et de la présentation de ses peintures.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.
Prison lisière Dans cet ouvrage, l'artiste propose une immersion dans la prison de Draguignan qui a ouvert ses portes en 2017, six ans après l'innondation de l'ancienne prison. Destinée exclusivement à des hommes en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans, la toute nouvelle prison, à la lisière d'une forêt, nous ouvre ses portes sous l'oeil et à la plume d'Arnaud Théval. Au fil de son récit nous découvons les différents lieux de l'établissement et ses contacts avec le personnel et les détenus ainsi que leurs interactions entre eux. Ses photos accompagnent son texte et achèvent de plonger le lecteur dans l'univers carcéral.