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Les Terzieff. Chronique d'une famille
Terzieff Catherine
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343160283
Aujourd'hui, nous n'avions plus personne à nous disputer, ma soeur et moi, rien à nous jalouser. Nous régnions sur un champ de bataille déserté, étonnées toutes deux de survivre, se demandant même si c'était là un cadeau. Oui, ils nous avaient fait un sale coup, les frères, en nous lâchant si tôt, si peu armées. Nous n'avions plus aucune protection contre nous-mêmes. "... En 2013, suite à la mort de son frère Laurent, Catherine Terzieff se consacre à l'écriture. Ce récit nous plonge au coeur de cette Tribu familiale vouée toute entière aux Arts, dont le père, immigré russe de Roumanie, élève de Bourdelle puis de Zadkine, incarne le chef en titre. De l'atelier d'artiste du 15eme arrondissement parisien au Lucernaire, "antre" théâtral de Laurent, en passant par le château familial du Sud-Ouest, c'est un véritable souffle épique et créatif qui traverse et transcende cette famille si particulière.
Comédien mythique, Laurent Terzieff, malgré son intense activité théâtrale, n'a cessé d'écrire: sur son expérience, ses idées, sa vie intime, sur son engagement politique et sur les contemporains avec qui il a travaillé. À propos de son art, il démonte dans ces Cahiers tous les ressorts du théâtre, prenant des exemples dans Brecht ou Pirandello, dans Mrozek ou Albee. Il n'y cache pas son admiration pour Vilar, Vitez, Roger Blin et quelques autres. Il y évoque aussi sa carrière cinématographique avec Clouzot, Bufluel, Pasolini. Laurent Terzieff, dans sa passion pour la poésie, accorde la plus haute place à Claudel. Mais cela ne l'empêche pas d'être habité par un sentiment du néant proche de celui de Beckett. Si l'on peut renoncer au bonheur, renoncer au malheur est plus difficile.
J'ai bon espoir pour le théâtre s'il refuse à la fois la facilité et l'imposture intellectuelle, s'il ne se constitue pas en entreprise spécialisée, installant ses derricks autour de gisements de textes fondamentaux, éternellement sujets à la glose, s'il ne prend pas le public pour un écolier, un otage ou pire un touriste en créant un mouvement soi-disant culturel et artistique qui tient plus de la mode que de la véritable recherche, avec juste ce qu'il faut de scandaleux et de folklorique pour émoustiller la foule et que le public vient visiter comme une curiosité qu'il faut avoir vue pour être dans le coup, s'il continue de refléter nos rêves, nos aspirations, nos illusions, nos combats, nos échecs, nos angoisses et aussi nos mensonges et nos erreurs, et tout ça... pour la joie, pour la peine, pour unir nos solitudes, et aussi, pourquoi pas, pour rire ! J'ai bon espoir pour le théâtre si on le laisse aller vers la vie." Laurent Terzieff - Entrer dans l'univers de Laurent Terzieff sans prétendre lever ses mystères et ses secrets, essayer de donner une forme à une oeuvre théâtrale riche et diversifiée, est une tâche nécessaire en regard d'un homme de théâtre dont les vertus de découvreur de textes traversent un demi-siècle d'histoire, résistent aux modes et s'ouvrent à l'inédit. Un metteur en scène sensible à un théâtre d'interrogation, de doute, de rupture, caractérisé par des écritures fortes et pures, reflet de notre époque qu'il révèle, orientant ainsi l'espace théâtral contemporain.
J'ai longtemps cru que mon frère Laurent Terzieff déjouerait la mort, et puis un jour, après le décès de notre soeur aînée, j'ai compris que lui aussi s'en irait. Après la disparition de Pascale, sa complice, il accepta sa mort au point d'aller au-devant d'elle. Ce récit volontairement achronique de ses six dernières années pendant lesquelles je l'ai accompagné entrecroise des souvenirs plus anciens, des moments de bonheur autant que des zones sombres. Laurent qui gardait en lui ces vers du poète Milosz : "Il faut vivre, vivre, rien que vivre..." Personne ne fut plus soucieux que Laurent de donner sens à sa vie, de la sculpter comme une oeuvre en soi et de transcender l'ordinaire des hommes. Lui qui, ces derniers mois, tout en travaillant, révisait sa vie en se préparant à la quitter. J'ai regroupé dans son Répertoire des pièces, ses réflexions sur chacune d'elles. On y découvre un Laurent toujours attentif à faire connaître à son public des auteurs contemporains, ceux qu'il considérait comme les auteurs de demain : Schisgal, Saunders, Albee, Mrozek... Laurent se voulait modestement un simple passeur, mais il fut aussi pourvoyeur de texte, metteur en scène et acteur. Si comme il le disait, les êtres sont ce qu'ils font, il fut pour moi le théâtre incarné. Sa dernière intervention en public se termina par ces paroles : "J'ai bon espoir pour le Théâtre."
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.