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L'année de tous les baisers
Tenret Yves
MEDIAPOP
13,00 €
Épuisé
EAN :9782918932857
En 1982, au pouvoir depuis un an, cherchant à supprimer le plus grand nombre possible de chômeurs des listes de l'ANPE, les socialistes créent des stages d'insertion sociale et professionnelle. Notre héros a 33 ans et va travailler dans l'un de ceux-ci. Cela sera son année christique, année entièrement passée en banlieue parisienne, chez les relégués, les abandonnés de la République, et elle sonnera la fin de sa jeunesse. En compensation, à côté de ce travail âpre et difficile, il y a sa vie nocturne, rue des Archives à Paris, où il habite, chant païen, expression d'une sensualité toute naïve, des excès à n'en plus finir, l'aura su provocateur, une régime alimentaire assez simple, des Heineken, des Heineken et des Heineken, des corps, soupirer, gémir, lécher, goûter à toutes les peaux, sautiller, mordiller, gambader, mourir et renaitre, aimer à nouveau, et ainsi donc, pour lui ; 1982 fut à la fois l'année de tous les espoirs, de tous les dangers et celle de toutes les tendresses.
Cette prose est belliqueuse, elle ne flatte pas, elle est pure niaque. Etant essentiellement paresse, je ne développe jamais rien, j'empile, j'entasse, je souffle court. Jeune, entre deux âges, j'étais vieux, radieux et fatigué. Vieux, je suis laborieux, angoissé et infatigable. J'ai été à l'hôpital, j'ai failli y rester, j'en suis revenu. Et à présent, ce n'est plus le passé qui est dramatique mais le futur ! Tout devient angoissant, chier, pisser, dormir et du coup, on se rend compte que pendant soixante-sept ans au moins, on a été insouciant... Cigale ? Eh oui ! Merde aux fourmis !
Une vieille prostituée atteinte d'un cancer, à un stade avancé, confie à son fils des bribes éparses de sa vie. Au fil de ce récit décousu et aviné, de ces histoires morcelées et discontinues se mêlent, dans la tête du garçon, des souvenirs plus anciens et un présent fictif qui vont donner un semblant d'humanité à la gouaille de sa mère. Tout oppose le fils aux m?urs contestataires et sa mère qui, en évoquant indifféremment le milieu du grand banditisme, le Bruxelles des années cinquante, la dernière guerre mondiale, ses problèmes de santé ou le génocide arménien, cherche à lui faire accepter sa vénalité agressive non plus comme une fatalité mais comme une rédemption. Accablé et fasciné, le fils se sent envoûté, foulé aux pieds, privé de lui-même. Elle est si forte! Ce portrait d'une mère est plus grinçant encore que ne l'était Comment j'ai tué la Troisième Internationale situationniste (La Différence, 2004), à propos duquel Gérard Guégan écrivait dans Sud Ouest: "Tenret est doué, il écrit drôlement et c'est un joli roman picaresque, et parfois rabelaisien qu'il nous offre."
Résumé : Aristée sera un livre particulier dans la bibliographie prolifique de l'auteur majeur qu'est Vincent Vanoli. Ni vraiment bande dessinée, ni vraiment livre de dessins, les théoriciens le décriront comme "infranarratif" : une suite d'images chacune admirable en soi, mais reliées entre elles par un fil conducteur : ce géant qui erre, qui déambule aussi bien dans la nature que dans les lieux urbains, observant la Terre et les humains sans être vu par eux. Récit ouvert et onirique, autant que recueil de dessins à voir un par un, dans lesquels plonger son regard, Aristée est peut-être la quintessence de l'univers mélancolique et charbonneux de Vincent Vanoli. Préface d'Yves Tenret
Walter, viré de chez lui par sa femme, va habiter à la Butte-aux-Cailles chez un de ses vieux potes. César vit d'expédients, arnaque l'Assurance Maladie, les allocations chômage, est rémunéré par les uns et les autres pour des combines à la petite semaine. Walter, qui a été mis à la retraite d'office de son poste de prof parce qu'il picolait, déambule dans le XIIIe arrondissement, mal dans sa peau, d'autant plus qu'il s'aperçoit que ses amis tombent comme des mouches. Un jour, il y a un massacre dans un salon de massage du quartier tenu par des Chinois où, bizarrement, César a ses entrées. Qu'est-ce que trafique ce mec ?
C'est l'histoire d'un homme qui a grandi dans un petit village perdu au coeur de la forêt de Brocéliande. Un homme vivant chaque jour de sa vie comme si c'était le dernier. C'est l'histoire d'un homme aux mille facettes, photographe, bâtisseur, voyageur, et surtout amoureux fou de rock'n'roll et de vieilles bagnoles. Un chevalier des temps modernes venu secouer au tournant des années soixante et soixante-dix les torpeurs d'une ruralité endormie. Où l'on retrouve les charmes de la campagne bretonne, ses terrains de foot cabossés, ses bistrots où le temps n'existe plus, ses légendes immémoriales, comme le poids de traditions cisaillées par les riffs de Keith Richards. C'est l'histoire (illustrée de photos de concerts millésimées et inédites) d'un homme épris d'émotions fortes et de liberté, disparu prématurément sous l'effet d'un cruel tour du destin. Et c'est aussi l'histoire d'un enfant qui, grâce à cet homme, devint lui-même épris de musiques, d'émotions fortes et de liberté.
Pourquoi l'esprit a-t-il besoin de griffonner, d'esquisser des schémas, mêlant souvent lettres, lignes et couleurs ? Et si la pensée, dans sa naissance comme dans sa construction, était d'emblée image, et imagination graphique ? Ces tracés inventifs, ces ébauches plus ou moins élaborées mais toujours mystérieuses, qu'ils soient de la main du poète, du mathématicien, du philosophe, du musicien, de l'architecte, ou de tout un chacun, nous les nommons des "grammes" du grec gramma/grammè, "ligne, trait, dessin, écriture" , parce que le mot rend aussi hommage à leur légèreté, leur ténuité, voire leur fragilité, qui les rendent plus vivants et plus singuliers. Trente-deux "grammes de pensée" ont été ici choisis, auxquels répondent respectivement trente deux textes, qui voudraient offrir au lecteur comme un libre fil d'Ariane dans ces fascinants labyrinthes.
Louise à Paris n'a plus vingt ans depuis pas très longtemps. Une rupture l'a laissée trois mois sans sortir et à la fin de l'hiver 1984 elle s'aventure comme neuve dans le monde merveilleux des fêtes et des rencontres où le hasard fait loi. Dans quelques mois elle aura fini ses études et s'imagine un destin dans l'univers fabuleux de la musique. Les garçons se bousculent, elle hérite d'un appartement plein de miroirs. Puis les merveilles promises bientôt cèdent le pas à un manège incessant de coups de coeur et de coups du sort, de tentations et de sensations, de glissades et de plongeons, de cavalcades et de gueules de bois. Louise ne sait plus où donner de la tête et n'a plus la notion du temps, d'ailleurs elle a perdu sa montre. Que cherche-t-elle au bout de ce vertige ? Trois ans passent et la réponse n'est peut-être pas celle qu'elle attendait.
Le narrateur a dix ans, on l'accompagne pendant cinq saisons. L'auteur croque la brutalité des rapports sociaux, les mÅurs d'une époque (internet, jeux vidéos, relatif désÅuvrement des enfants livrés à eux-mêmesâ ; rupture entre les générations en filigrane) à travers le regard d'un enfant malheureux. Mais c'est surtout le monde de l'enfance rendu vivable par la poésie et la présence de la nature que raconte ce livre coup de poing qui nous renvoie à l'inégalité des chances et au mystère de la résilience.