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Le judéo-christianisme
Teixidor Javier
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070339556
Extrait de l'introduction:Ce livre n'est pas une histoire abrégée des relations entre le judaïsme et le christianisme pendant deux mille ans mais une somme de réflexions sur le judéo-christianisme, une notion qui a acquis de nos jours une nouvelle résonance sans qu'elle en soit devenue pour autant moins imprécise; cela n'est pas étonnant puisque tout au long de leur parcours judaïsme et christianisme ont décanté non pas une mais plusieurs notions de «judéo-christianisme». Une certaine volonté actuelle d'accoler les deux religions peut réveiller chez les juifs et les chrétiens le souvenir de rencontres bénéfiques mais aussi celui de confrontations pénibles dans lesquelles les uns et les autres avaient oublié l'origine commune de leurs croyances. Le fait historique fondateur de la notion de judéo-christianisme, quelle que soit l'interprétation qu'on a pu donner de celle-ci, reste bien entendu que Jésus était juif et que les apôtres l'étaient aussi; la nouvelle religion qu'ils apportèrent au monde était née en Judée où les livres de l'Ancien Testament étaient lus et commentés. Le christianisme ne peut qu'être redevable des convictions du judaïsme du Ier siècle de notre ère; il s'en dégagea comme un fruit de la branche qui le portait.Au début, il y avait des juifs convertis au christianisme qui continuaient à observer les rites juifs et qui, au-delà des pratiques traditionnelles, plaçaient croyances et notions religieuses dans le contexte exclusif de l'Ancien Testament. Ce phénomène «judéo-chrétien» de coexistence de cultures religieuses se manifeste à nouveau aux VIe et VIIe siècles quand le pouvoir civil, au nom de la religion d'État, força les juifs à se convertir au christianisme; le principe que «la religion» devait être «celle du roi» s'imposa. Plus tard, les tribunaux européens de l'Inquisition firent preuve de compétence et de détermination quand il s'agissait de libérer la vraie religion de toutes les déviations judaïsantes. Mais au-delà de ces considérations, qui restent du domaine de la conscience individuelle, notre culture elle-même peut à juste titre être décrite comme une culture «judéo-chrétienne». Rien ne permet pourtant d'amalgamer judaïsme et christianisme, même si pendant la seconde moitié du XXe siècle le judéo-christianisme a pu être le sujet de maint écrit théologique et si des personnalités ecclésiastiques et politiques s'en sont parfois servies - et s'en servent encore - pour renforcer la thèse que les chrétiens se sentent plus proches du judaïsme que de l'islam. Aujourd'hui, les mots judaïsme et christianisme, entendus ou lus, sont présents plus que jamais dans la vie de tous les jours, mais leur signification religieuse, ou autre, prend forme dans le for intérieur de chacun d'après une herméneutique personnelle (parfois de groupe) qui tend à oublier ce que ces deux religions ont accompli au long des siècles. L'antisémitisme ronge notre société depuis plus de deux mille ans. Il était déjà virulent à l'époque hellénistique à Alexandrie comme à Babylone, où des émeutes mettaient bien en évidence la complexité des rapports entre les communautés juive, grecque et syrienne.
Ce livre entraîne le lecteur sur les traces des Phéniciens en Méditerranée, des côtes du Liban à l'Italie, à Carthage et aux rivages de l'Espagne, entre les XIème et VIème siècles avant notre ère. Nous les voyons s'installer sur des îles ou des promontoires, construire maisons, magasins et tombeaux, fabriquer vases et amphores. Commerçants habiles, ils échangent métal et pacotille, rivalisent et parfois cohabitent avec des Grecs. Poursuivis par les rumeurs malveillantes qu'ont répandues sur eux des auteurs médisants, relayés plus tard par Flaubert, ils restent pour nous les subtils inventeurs de l'alphabet. L'univers phénicien est une analyse historique qui se fonde sur une documentation essentiellement archéologique et épigraphique. Grâce aux vestiges que les fouilles nous dévoilent chaque jour davantage, émerge peu à peu l'une des composantes fondamentales de l'histoire de la Méditerrannée à l'aube des temps classiques.
Dans le Deutéronome, consacré à l'enseignement de la loi juive, on trouve une référence brève mais claire à l'origine et à l'histoire du peuple hébreu. Errance, esclavage en Egypte, installation dans le pays de Canaan en constituent les trois phases. Si les données géographiques nous sont à peu près connues, les époques où sont censés se dérouler ces événements sont beaucoup plus difficiles à définir. En mettant délibérément de côté les contraintes de l'interprétation littérale, Javier Teixidor montre qu'il y a dans ce récit un dynamisme bien précis, celui des tribus qui, de semi-nomades, deviennent sédentaires. Les trois épisodes, un raccourci frappant de l'histoire des Hébreux, acquièrent la dimension d'une épopée : l'épopée des patriarches bibliques. Nous découvrons ainsi comment les anciens intellectuels juifs se sont représenté le parcours suivi par une population araméenne qui deviendra le peuple juif après l'Exil. Ce n'est qu'à ce moment qu'apparaît la nouvelle communauté religieuse qui allait marquer l'histoire de l'Occident.
Teixido i Cami Josepmaria ; Chicharro Santamera Ja
Quel chemin suit l'idée première jusqu'à ce qu'elle prenne corps dans la pierre? Quels matériaux choisir? Le sculpteur travaille-t-il seul et sans points de repère? Autant de question auxquelles ce livre répond concrètement en conciliant histoire, esthétique et technique. Il aide le sculpteur ou l'apprenti sculpteur à définir son projet, à le réaliser à l'aide de patrons, des méthodes de la mise au carreau, de la mise au point et de la technique des trois compas. Il présente également de façon claire et précise, grâce au dialogue texte - image, les différentes étapes d'exécution de sept oeuvres, à la difficulté croissante. Manuel pratique, ce livre se veut aussi ouvrage de référence pour tous ceux qui s'intéressent à la sculpture sur pierre.
Résumé : Dans le Deutéronome, consacré à l'enseignement de la loi juive, on trouve une référence brève mais claire à l'origine et à l'histoire du peuple hébreu. Errance, esclavage en Égypte, installation dans le pays de Canaan en constituent les trois phases. Si les données géographiques nous sont à peu près connues, les époques où sont censés se dérouler ces événements sont beaucoup plus difficiles à définir. En mettant délibérément de côté les contraintes de l'interprétation littérale, Javier Teixidor montre qu'il y a dans ce récit un dynamisme bien précis, celui des tribus qui, de semi-nomades, deviennent sédentaires. Les trois épisodes, un raccourci frappant de l'histoire des Hébreux, acquièrent la dimension d'une épopée : l'épopée des patriarches bibliques. Nous découvrons ainsi comment les anciens intellectuels juifs se sont représenté le parcours suivi par une population araméenne qui deviendra le peuple juif après l'Exil. Ce n'est qu'à ce moment qu'apparaît la nouvelle communauté religieuse qui allait marquer l'histoire de l'Occident.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).