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Le savoir pathologique. La psychanalyse entre le texte et le contexte
Teixeira Antonio ; Sauvagnat François
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753581586
Peut-être l'interprétation psychanalytique se rapproche-t-elle de la parrhesia, au sens où cette opération comporte, si délicate soit-elle, une brutalité structurale. Il n'est pas possible, dit Jacques-Alain Miller, de psychanalyser des rois ou des barons, car l'interprétation doit nécessairement pouvoir être insolente. Son efficacité en dépend, puisqu'elle opère en subvertissant le codage social qui régit le fonctionnement civilisé du sujet. Tel le dire de la parrhesia, l'interprétation qui touche sa cible vient déstabiliser la configuration discursive à laquelle le sujet se trouve aliéné, en générant des effets de transformation qu'aucun contrat ne saurait fixer à l'avance. Mais si elle dispense le protocole de permission, au sens où la vérité qu'elle détermine n'a pas de garantie externe à son dire, d'où retire-t-elle la nécessité qui s'impose en urgence à celui qui l'énonce ? Comment penser cette vérité qui s'énonce dans la parrhesia comme pur effet du langage, tout en reconnaissant le devoir éthique de son imposition ? Faudrait-il accepter l'idée qu'un discours puisse s'obliger à la condition qu'il a, lui-même, créée ?
Mythique ou historique, l'Occident n'aura cessé de bruire de colères, engendrant une violence destructrice, dont il n'a certes pas le monopole, mais qu'il a exportée un peu partout dans le monde, masquant sa volonté de puissance sous la bannière généreuse de "la civilisation". Mais le devenir récent de cette mondialisation (occidentale) n'incite guère à l'optimisme, tant la domination techno-industrielle, l'hyperconsommation, la religion du progrès perpétuel, issues du désir d'inventer le Paradis sur Terre, s'avèrent aussi aventureuses qu'empoisonnées. Aux désastres et mutilations en cours de la planète, s'ajoutent la domestication des esprits, le façonnage d'un homme fonctionnel - autrement dit, une négation de l'homme, dans sa vie intérieure. Prise dans l'engrenage de "nos horreurs économiques", la vie est ainsi gaspillée, au bénéfice du matérialisme qui gouverne le parc humain. Mais à mesure que, déroutés, nous sentons l'horizon se restreindre et croître le devenir fantôme de ce monde, la colère ne devrait-elle pas renouer avec les pouvoirs de la parole, comme refus de consommer le monde, tel qu'il nous y pousse, et contre-poison apte à le bousculer ? Car le cours de la liberté s'étend toujours à perte de vue.
Fiches de cours et quiz d'évaluation : un outil de révision efficace pour progresser en physique-chimie tout au long de son année de 1re S. L'essentiel du programme en 54 fiches claires et visuelles - les points clés du programme - les méthodes à connaître, pour maîtriser les questions types - des quiz pour s'évaluer, avec les corrigés au verso Dans le dépliant et les rabats - un aide-mémoire - des documents de référence Avec le livre, un accès gratuit aux ressources du site www. annabac. com : podcasts et fiches de cours, quiz interactifs, exercices corrigés...
Résumé : Malgré ces temps de crise, le règne de l'hédonisme consumériste perdure, et la consommation culturelle est à la mode. Mais à bien des égards, la culture de masse qu'on nous vend, quand elle n'est pas un escamotage ou un bricolage culturel, dont l'artifice va de pair avec la fuite en avant dans l'artificialisation de la vie, relève essentiellement du divertissement, comme un baume adoucissant aux misères quotidiennes. C'est contre cette manière distrayante de conforter la domestication des êtres, façonnage d'un homme moyen, fonctionnel, que s'inscrit cette critique de l'actuelle marchandisation, ad nauseam, d'une culture sans estomac. Laquelle est devenue le champ de bataille d'une véritable misère symbolique, aussi déroutante que les autres désastres du monde moderne. Car à travers cette assuétude qu'on nous inocule à consommer indifféremment des "produits culturels", comme du coca light, nous sentons l'horizon se restreindre, et croître, parallèlement à celles de la planète, les pollutions et dégradations de l'esprit. Face à ces outrages et manoeuvres d'assujettissement s'impose la nécessité vitale d'une désintoxication, comme un des enjeux de notre nouveau malaise dans la civilisation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.