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LE LIVRE DES CHOSES
TEGER ALE
CIRCE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782842424398
Ales Steger (né à Ptuj en Slovénie, en 1973) est l'une des grandes voix de la littérature slovène contemporaine. Poète avant tout, mais aussi essayiste et romancier, il a été traduit en de nombreuses langues et distingué par de nombreux prix littéraires internationaux. Il est aussi éditeur et le créateur du grand festival international de poésie, les "Journées du vin et de la poésie". Le Livre des choses (publié originellement à Ljubljana en 2005) est son premier livre traduit en français. Ce recueil nous convie à rien moins qu'à une révolution par le verbe sous la forme d'un corps-à-corps de nos imaginaires avec le concret et le quotidien. Il nous incite à ne plus considérer les choses comme des entraves au rêve, et à y placer le levier d'Archimède d'un réenchantement lucide et d'une libération nouvelle.
Résumé : Edition proposant le texte intégral de 1595 avec sa translation en français moderne, complétée de notes et d'une riche iconographie. - Des questionnaires d'explication linéaire pour se préparer à l'oral du Bac - Une présentation de Montaigne et de son époque - Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire - Une rubrique "Portfolio" pour l'étude des documents iconographiques - Un dossier "Spécial bac" proposant un groupement de textes et trois sujets d'écrit sur le parcours : "Notre monde vient d'en trouver un autre"
Le Rituel de l'Ordre Martiniste fut dressé par TEDER, pseudonyme-anagramme de Charles DETRE, pour le compte de PAPUS. Ce texte est pour la première fois réédité dans une version numérisée avec le plus grand soin ; chaque page a été traitée afin de se rappr
1328, Raoul, sept ans, s'enfuit avec son oncle vers Senlis. Là, brutalement séparés, un prêtre controversé le recueille sans se rendre compte que l'évêque le surveille. Le petit garçon se retrouve alors malgré lui prêt à provoquer la perte de son sauveur, dont les idées nouvelles déplaisent à l'Eglise. Autour d'eux les mailles d'un filet invisible se resserrent. Complot, trahison, poursuite, meurtre, tous les moyens sont bons à l'évêque pour parvenir à réaliser ses sombres desseins.
Résumé : Que dire lorsqu'on voit débarquer sur une plage un Huron avec "de longs cheveux en tresses" qui vous parle français ? Hé bien l'assaillir de questions, comme le font un sympathique abbé breton et sa soeur, qui découvrent tout à coup qu'ils ont en face d'eux ... leur neveu ! Solide gaillard, habile raisonneur, homme sensible, ce Huron, nommé "l'Ingénu", observe la France de Louis XIV et nous montre, par la naïveté de ses questions, les absurdités des querelles religieuses et les abus de la monarchie absolue. A la fois roman d'apprentissage et conte satirique, L'Ingénu demeure l'une des oeuvres majeures de Voltaire. Le texte intégral annoté ; Des questionnaires d'analyse de l'oeuvre ; Une présentation de Voltaire et de son époque ; Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire ; Une rubrique "Portfolio" pour la lecture d'images ; Un dossier "Spécial bac" proposant un groupement de textes et un sujet d'écrit sur le parcours : Voltaire, esprit des Lumières.
Pour qui chercherait ici des définitions de la modernité, la lecture sera décevante. L'histoire du siècle passé, celle que pour l'instant nous vivons (mais savons-nous ce que nous vivons ? avons-nous la moindre idée de ce qui se fomente ?), ont donné d'autres significations à ce qui, par exemple, pour Rimbaud précisément, se jouait dans l'ordre de l'" inouï, du fulgurant, de l'illuminant ". D'autres idées sur ce qui peut être appelé " commencement " se sont frayé, se frayent leur chemin. Elles les discernent, ces commencements, comme plus dispersés, plus dissimulés, moins spectaculaires, et surtout, tributaires de la répétition, du ressassement, parfois de l'après-coup de mornes rabâchage. Tout dans ce numéro, sans en faire systématiquement la critique, est à côté des idées qui ont cours sur la modernité et la post-modernité. L'inattendu se révèle véritablement inattendu, sans tambours ni trompettes, la plupart du temps en marge du champ officiel de la pensée, et parfois du champ social de l'innovation. C'est, pour nous, de ce côté que sont les surprises.
Chaque vers est enfant de l'amour" écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l'exacerbation amoureuse, l'intensité de la passion, est effectivement une des caractéristiques de son oeuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des "muses" masculines ou féminines, c'est qu'elle n'est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne. Il s'agit non pas tant de chanter, célébrer, sanctifier l'objet de sa passion, son propre sentiment, de mettre en scène l'épiphanie de l'amour ou la souffrance de la séparation, que de fonder sa poésie, donc son être même, sur un "absolu de l'amour" antérieur au monde et qui trouve sa plus parfaite expression dans le langage fondateur. La poétique de la rupture, propre à Tsvétaïéva, déterminait elle-même dans une grande mesure son comportement amoureux. Le traducteur s'est par conséquent efforcé de restituer les articulations sémantico-prosodiques de cette "étreinte de poésie" qui, lorsqu'elle aura reflué, ne pourra déboucher que sur la mort. "Puisque j'aurai pu cesser d'écrire des poèmes, je pourrai aussi un beau jour cesser d'aimer. Alors, je mourrai. Et ce sera bien sûr un suicide, car mon désir d'amour est tout entier désir de mort", avait-elle consigné dès mars 1919 avec une précision cliniquement prémonitoire. Marina Tsvétaïéva, un des plus grands poètes russes, avait choisi l'exil en 1922 puis était rentrée en Union Soviétique dix-sept ans plus tard, avant de se pendre à une vieille poutre le dernier dimanche du mois d'août 1941.
C'est à peine si nous sommes les collaborateurs de notre amour , et c'est par cela même qu'il restera au-dessus des dangers banaux. Tâchons de connaître ses lois, ses saisons, son rythme et la marche des constellations à travers son vaste ciel étoilé". (Rilke à Merline, le 28 septembre 1920). Rainer Maria Rilke dessine à travers sa poésie amoureuse une géographie universelle de l'amour, des premiers regards échangés à la douleur de l'absence. Au-delà de l'expérience intime, à côté des grands poèmes métaphysiques où s'inscrit une métaphysique de l'amour, le poète s'adresse dans les poèmes réunis dans ce volume à la Bien-Aimée : femme multiple et unique, pensée (mais non rêvée), extrêmement proche et extrêmement lointaine en même temps, dans la figure de laquelle s'opère la transmutation du discours amoureux en discours poétique.
Anna Akhmatova (1889-1966) eut très tôt conscience d'avoir donné la voix aux femmes dans la poésie russe en leur " apprenant à parler de l'amour ". Dès ses deux premiers recueils Le Soir et Le Rosaire, parus en 1912 et 1914, elle devient une star avant la lettre, étant imitée par les jeunes femmes dans sa façon de s'habiller et de se coiffer, suscitant surtout une multitude de vocations poétiques et d'épigones durant des décennies, en dépit même de l'ostracisme officiel, de l'interdiction de publier qui la frappera en 1926-1939, puis de 1946 à 1958. Aujourd'hui encore, les jeunes mariées se voient offrir un livre de celle qui pour les russophones restera à jamais le chant même de l'amour. La nouveauté radicale d'Akhmatova, qui représentait aux côtés de Goumiliov et Mandelstam le mouvement acméiste appelé à rompre avec le flou métaphysique et formel du symbolisme, résidait moins dans la " déferlante amoureuse " de sa poésie que dans une poétique inédite. Ayant " puisé dans la prose russe du dix-neuvième siècle sa sensibilité morale, la vérité des motivations psychologiques ", elle fait de chaque poème un fragment de nouvelle ou de roman, une page arrachée à un journal intime, retraçant toutes les phases et situations de l'aventure amoureuse. " L'héroine lyrique, comme le notait dès 1923 le grand critique russe Boris Eichenbaum, est un oxymore incarné, tressant l'émouvant et le sublime au terrestre et à l'effrayant, la simplicité à la complexité, la sincérité à la malice et la coquetterie, la bonté à la colère, l'humilité monastique à la passion et la jalousie ".