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Le convoi du chien
Tazi Ahmed
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747538268
Entre Fès la pieuse et Casablanca la turbulente, se joue, le destin d'une famille arrachée aux choses simples de la médina et livrée sans repères aux turpitudes de la grande ville. A l'origine de cette pérégrination, la mort d'un enfant mordu par un chien malade. L'événement est présenté comme une césure entre la période de Fès, vécue dans l'insouciance, la prodigalité, et le plaisir et la période de Casablanca marquée par la peur. Mise en quarantaine et dirigée sur un hôpital spécialisé de Casablanca, la " famille du chien ", vit cette réquisition comme une déportation vers un camp de la mort. Le narrateur exorcise sa peur par un drôle d'exercice : observer la peur des autres. Le grand oncle, trop libertin pour s'engager dans la résistance ; le père qui n'a survécu à la famine, au typhus, à d'autres épreuves que pour suivre les frasques de son aîné ; les épouses que tout oppose et que la maladie réconcilie ; le moquadème qui surveille tout ce monde pour quelques galons de plus et le " vieux ", ni archange ni démon, revenant de Côte d'Ivoire, d'Espagne... d'Indochine, pour apporter un message de paix.
Histoire repensée des Relations Internationales offre une remise en question radicale de la science des relations internationales telle qu'elle est traditionnellement enseignée et pratiquée. En déconstruisant les récits historiques dominants et en plaçant les voix des peuples marginalisés au centre de l'analyse, cet ouvrage propose une refonte des paradigmes classiques qui ont longtemps dominé la discipline. Loin de se limiter à une simple critique, il invite à une réécriture de l'histoire des relations internationales en intégrant des temporalités et des dynamiques multiples, souvent effacées par un récit eurocentré. A travers une approche décoloniale et pluraliste, il remet en cause l'hégémonie de la chronologie classique, illustrée par des événements comme la paix de Westphalie ou la guerre froide, pour offrir une perspective plus inclusive des pratiques diplomatiques, des systèmes-mondes et des relations interétatiques. En redéfinissant des concepts clés tels que la souveraineté, la diplomatie, la puissance et la gouvernance, l'auteur propose une vision des relations internationales qui prend pleinement en compte les savoirs, les résistances et les trajectoires des peuples du Sud global, des sociétés postcoloniales et des mouvements de décolonisation.
Résumé : La présence des islamistes sur la scène internationale met au jour une question taboue dans le monde musulman : celle du rôle de la virilité. En effet, la virilité y incarne un principe politique essentiel - mais un principe qui ne dit pas son nom. Elle ne renvoie pas seulement au vieux problème des rapports entre les sexes, elle est aussi au fondement du despotisme politique et social qui y sévit de longue date. Elle détermine la nature même des gouvernements, et son enracinement explique pour une large part la crise interminable que subissent les peuples musulmans. Telle est l'hypothèse développée dans ce livre à travers une série de tableaux historiques et contemporains illustrant les débordements et les contradictions des régimes virilistes : de l'anarchie tribale de la période antéislamique jusqu'au rigorisme des wahhabites en Arabie saoudite, en passant par les violences des grands appareils monarchiques d'autrefois, l'aventurisme guerrier et les cruautés de Saddam Hussein, l'autoritarisme du chah puis des mollahs en Iran, le trouble des hommes ordinaires au Maghreb, en butte à la modernisation et à l'oppression. Chaque problème politique renvoie à un type de virilité et à un territoire. Et dans cette traversée des milieux et des siècles apparaissent le Bédouin du désert, les grands conquérants, le maître du sérail chez les Ottomans, le dictateur moderniste et l'islamiste dans ses variations révolutionnaires ou conservatrices. Mais l'auteure examine aussi l'homme de la Cité idéale des théologiens et des philosophes arabes, lesquels ont combattu, à l'âge classique (VIIe - XVe siècle), ces excès et les divisions qui en résultent. Nadia Tazi lève nombre de malentendus sur le rapport des hommes à l'autre - à "l'Occident" en bloc, à la femme, ou à l'homosexuel - et renouvelle l'analyse de thèmes décisifs comme le voile, la souveraineté, le culte du chef, la lutte pour la reconnaissance et la guerre.
A la lumière de la déconnexion de Samir Amin qui se pose à l'Afrique comme condition de son développement économique, un constat malheureux reste à faire : l'Afrique est toujours dépendante. Elle semble être recolonisée par l'Occident sous tous les angles : économique, financier, monétaire, politique, culturel et social. L'Occident a institué des mécanismes dictant le fonctionnement du système africain : un système colonial qui a reconduit l'Afrique en période postcoloniale. C'est ce que je nomme l'Ordre de Berlin, un système d'asservissement et d'assujettissement absolu, et qui s'impose à l'Etat africain Kimpangala (de construction inachevée). Ce livre présente une nouvelle perception de la déconnexion totale du continent africain à partir de la pensée politique du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo, en RDC. Ce groupe pense que la colonisation avait créé un ordre géopolitico-stratégique de domination sur l'Afrique. Afin de donner à l'Etat africain la chance de se développer et de réaliser la prophétie de Kimpa Mvita, mavimpi kia katiopa mukutuka mu nti mansi (le développement de toute l'Afrique commencerait à partir de l'Afrique Centrale), l'Afrique doit à nouveau se déconnecter de cet ordre et reprendre sa propre voie. Le Bundu dia Kongo propose donc une nouvelle organisation politique de l'Etat africain : un nouveau système politique, une nouvelle forme de l'Etat et surtout une nouvelle démocratie qui assurerait à la fois une politique étrangère d'anticipation et une diplomatie de responsabilité.
Résumé : Avoir les outils ne suffit pas à trouver un emploi. Il faut aussi avoir les codes et surtout connaître la psychologie du recruteur. Ses attentes. Ses points de vigilance. Ce qu'il va chercher, observer chez le candidat. Ce qui va l'intéresser. Et aussi ce qui va le détourner d'une candidature, d'un profil. Ce livre révèle de nombreuses stratégies et conseils éprouvés, de la lecture de l'offre d'emploi jusqu'à la phase post entretien d'embauche. Objectifs : se démarquer et convaincre. Pour plus d'efficacité, de nombreux exemples visuels et des outils de mises en pratique parcourent le livre : exemples de CV, de lettres de motivation, décryptage d'annonces d'emploi, exercices... Experte de l'accompagnement à la recherche d'emploi depuis 10 ans et YouTubeuse sur cette thématique, Ptisham Tazi, a créé une série de vidéos pour vous accompagner dans la lecture de cet ouvrage.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.