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Le paradoxe du vote
Tazdaït Tarik, Nessah Rabia
EHESS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782713224065
Pourquoi les citoyens votent-ils ? N'est-il pas irrationnel pour un individu agissant selon son propre intérêt de se déplacer aux urnes quand les bénéfices qu'il peut en escompter sont indépendants de sa contribution ? En effet, l'arbitrage coût-bénéfice montre qu'il est préférable pour un citoyen de s'abstenir afin de profiter des avantages de l'élection sans en supporter le coût associé. C'est ce qui est communément appelé le paradoxe du vote. Afin de lever ce paradoxe, plusieurs arguments aussi divers que le sens du devoir, la pluralité politique, l'identification à un candidat, et bien d'autres encore ont été avancés. Pourtant aucune de ces solutions n'apporte de réponse ferme. Tout l'objet de cet ouvrage est de reprendre certaines des explications formulées et d'en cermet les limites, aussi bien dans leur cohérence interne que dans leur adéquation avec les données empiriques. Il s'agit de voir en quoi ce qui, en apparence, paraît être une solution acceptable ne l'est pas quand elle est formulée en termes de choix rationnel. Ainsi, l'ouvrage s'articule autour d'un va-et-vient entre une problématique (le comportement de vote) et une méthodologie (le choix rationnel) en montrant comment la problématique met en lumière les limites et les avantages de la méthode et, inversement, comment la méthode met en valeur les spécificités du comportement de vote et la difficulté à le saisir.
Que serait une société sans coopération ? Comment expliquer l'émergence d'un ordre social stable à partir d'individus privilégiant leur propre intérêt ? Peut-on surmonter les paradoxes du dilemme du prisonnier ? Doit-on affaiblir la rationalité des agents pour y parvenir ? A travers le prisme de la théorie des jeux, cet ouvrage apporte des réponses en mobilisant les arguments développés par les sciences sociales dans toute leur diversité (économie, philosophie, science politique, sociologie, anthropologie ou encore psychologie). L'analyse de la coopération est menée à la fois dans le cadre du modèle de choix rationnel et dans celui de rationalité limitée proposée par la théorie des jeux évolutionnaires. La complémentarité de ces deux approches plaide pour une vision renouvelée de l'agent économique et permet ainsi d'en appréhender toute la complexité.
Résumé : Pourquoi se révolte-t-on ? Bien que l'on dispose de suffisamment d'informations sur les diverses révolutions qui ont eu lieu, les motivations de l'engagement révolutionnaire restent encore aujourd'hui une énigme. Cet engagement est d'autant plus difficile à cerner que, en s'y prêtant, les individus prennent des risques énormes. Il paraît donc beaucoup plus avantageux de laisser les autres s'engager et de profiter des gains de la révolution sans en supporter les coûts associés. Cela donne, au moins, une raison de privilégier le laisser-faire à l'engagement révolutionnaire. Mais c'est là un résultat problématique puisque l'on sait très bien que des révolutions ont déjà vu le jour. A travers le prisme du choix rationnel, cet ouvrage revient sur les différents arguments développés par les sciences sociales dans leur diversité afin d'en proposer une analyse critique. Il en ressort que la difficulté à appréhender les structures sociales explique en partie les limites des analyses proposées.
La question de la confiance interpersonnelle suscite un intérêt très particulier tant elle concerne l'ensemble des sciences sociales, induisant par là même une profusion de théories concurrentes. Bien que la démarche privilégiée soit celle de l'économie, l'ouvrage n'en préserve pas moins une dimension pluridisciplinaire. Ce regard pluridisciplinaire est d'autant plus nécessaire qu'en s'appuyant sur l'expérimentation en laboratoire, l'économie s'est ouverte à la psychologie sociale, offrant ainsi de nouvelles perspectives quant aux ressorts de la confiance. Ces développements récents ont permis d'entrevoir le comportement humain non plus sous le seul angle de la raison économique mais comme un arbitrage entre cette même raison et le souci d'autrui. Cette évolution s'est également accompagnée de l'émergence de nouveaux outils, à l'image des jeux psychologiques, qui ont le mérite d'offrir des explications en termes d'intentions et d'émotions. Ainsi, en dotant l'individu d'un contenu psychologique et/ou émotionnel, il devient possible d'appréhender plus finement la logique inhérente au comportement de confiance. Destiné à un public d'étudiants de Master et de Doctorat, et de chercheurs en sciences sociales, cet ouvrage fournit un cadre et des outils d'analyse à même de saisir les débats en cours sur la question de la confiance. Biographie: Tarik Tazdaït, économiste, est chargé de recherches au CNRS au sein du CIRED (UMR CNRS 8568 et EHESS). Ses travaux portent sur les négociations internationales et les développements de la théorie des jeux, domaines dans lesquels il a publié plusieurs articles dans des revues à comité de lecture (Ecological Economics, Public Choice, Applied Mathematics Letters,...) ainsi que des ouvrages en collaboration.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.