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Pour une économie politique de l'Islam. Archéologie de l'Anfal
Tayfuri Mansur ; ?Iek Slavoj
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782336458328
Il est possible de formuler ce qu'est l'enjeu de cette recherche, à savoir la question du refoulé dans l'islam au moment de sa construction en tant que pouvoir mondain devant se séparer de " la tradition" par son "abrogation" . On pourrait comprendre cette position différente en tant que moment où le geste fondateur de la nouvelle religion se forme, où est rendu licite ce qui était sacré dans la tradition. Par-là, l'islam se sépare de la tradition et l'abroge : Allah sera plus reconnaissant envers son peuple que Jahvé. Ainsi, même la femme qui avait affirmé "le contenu divin des voix" et qui connaissait le vrai désir de l'homme fera désormais partie du butin licite. Malgré la licitation du butin, Allah dit désirer le bien de l'au-delà pour les musulmans. Il existe ainsi deux désirs : celui d'Allah et celui des musulmans. Ainsi la place du père change : il ne fait ni comme le père primitif ni comme le Dieu biblique qui tous deux interdisent de s'approprier de ce qui "était sacré ". Désormais Dieu est impliqué dans les affaires mondaines, il a choisi d'être plus "reconnaissant" que le Dieu de la tradition envers son peuple. Or, Al-Anfal qui était sacré se désacralise en disparaissant dans le "gânima" . L'implication de Dieu bénéficie d'une construction postérieure du Coran par ses fondateurs. Le califat, en construisant son pouvoir, invente rétrospectivement une théorie pour le justifier. Malgré cette construction, il restera des signes qui hanteront le califat, telle la place vide d'Al-Anfal de la tradition après sa transformation en ganîma licite.
Tafuri Manfredo ; Assennato Marco ; Brun Françoise
Projet et utopie est la réédition du classique - paru en français en 1979 - de Manfredo Tafuri (1935-1994), architecte et théoricien de l'urbanisme italien. En s'attachant à appliquer les thèses opéraïstes aux domaines de l'architecture et de l'urbanisme, l'auteur propose une réflexion sur la métropole comme lieu de l'accumulation capitaliste et de l'antagonisme social. La ville devient dans cette optique l'un des sites majeurs de déploiement de la critique sociale, mais aussi de bon nombre d'entreprises avant-gardistes et utopiques : l'espace urbain comme enjeu politique, imbriqué aux rapports de domination et d'aliénation, qu'il s'agit toujours de subvertir. Projet et utopie ou comment l'histoire de l'architecture se fait critique de l'idéologie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.