Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un pilote dans la tempête
Tavares Carlos ; Bayart Berthille ; Seux Dominique
PLON
21,90 €
En stock
EAN :9782259323758
Rien ne prédestinait Carlos Antunes Tavares, né à Lisbonne en 1958 dans une famille modeste, à diriger un jour le quatrième constructeur automobile mondial (15 marques, 100 modèles, plus de 100 usines, 240 000 salariés). Celui qui, adolescent, conduisait la Fiat 127 de sa mère sur les chemins sablonneux du sud du Portugal, intègre Centrale à 19 ans, entre chez Renault à 23, et gravit tous les échelons, jusqu'à devenir l'un des patrons les plus redoutés de l'industrie automobile. Sauveur de plusieurs constructeurs moribonds, il est le bras droit de Carlos Ghosn chez Renault-Nissan, avant de redresser PSA en 2014, et de réaliser la fusion historique avec Fiat Chrysler en 2021 pour donner naissance à Stellantis. A la tête de ces deux entreprises, il incarne la quête obsessionnelle de la performance et du résultat, pendant plus de 10 ans. Dans ce récit, en collaboration avec Bertille Bayart (Le Figaro) et Dominique Seux (Les Echos, France Inter), Carlos Tavares raconte son parcours hors norme, ses choix parfois impopulaires et divants, mais toujours assumés. Loin de la bien-pensance et de la technocratie, il pilote pour ne pas subir... Après avoir rangé son habit de CEO, il pose les questions de la voiture de demain et de la liberté de mouvement, à l'heure où cette industrie traverse une tempête sans précédent dans un monde occidental ayant perdu le goût de la compétition.
De superbes paysages, un climat très doux suffisent-ils à rendre heureux un peuple ? Au milieu des années 60, le Portugal vit une des périodes les plus pénibles de son histoire : vieux mais coriace, Salazar s'accroche obstinément au pouvoir ; l'émigration est une plaie grande ouverte ; la guerre coloniale, imbécile et meurtrière, paraît sans issue. Le périple de deux Françaises, Brigitte et Nadia, qui traitent les indigènes avec un mépris à peine courtois, est bien révélateur de l'état général de déliquescence. Mais, se demandent leurs interlocuteurs successifs, elles-mêmes si "libres" si, "civilisées", en quoi sont-elles supérieures à ceux qu'elles se permettent de juger ? Publié en 1966, L'Imitation du bonheur a été interdit par la censure et les exemplaires imprimés saisis par la police politique. Il a fallu la révolution d'avril 74 pour qu'une nouvelle édition voie le jour.
Je suis venu ici retrouver l'arôme piquant de toutes les fleurs et de toutes les saveurs, et le croassement des corbeaux de l'antique Goa, le fantôme des églises reconstruites, et les processions zébrées de vert et d'or, la respiration des puits qui attire la mort, les buffles somnambules qui avancent lentement dans les rizières, lointains émissaires du rêve d'un de ces demi-dieux guerriers des sagas du Sud de l'Inde. Dans l'éclair bleu de cette fin d'étape, éblouissant écran, je trouve tes lèvres de corail et d'éternel sourire, toujours si fraîches. J'y puise à longs traits émus la gloire de la vie, blotti dans cette chaleur qui enveloppe la terre et dit adieu dans un murmure."
Résumé : Trois hommes, une femme : Kahnnak, Maria Llurbai, Albert Mulder et Vassliss Rânia. Quatre âmes en perdition - l'assassin, la femme adultère, le voyeur, le viandard - que nous rencontrons ici à un moment clé de leur existence : lorsque la violence prend le pas sur la raison, lorsque les pulsions l'emportent sur la morale. Leurs trajectoires semblent scellées par la peur, la solitude, la primauté de la force, les obsessions mortifères. Dans cette cité désolée qui n'aura pas tenu ses promesses, le corps est avant tout un instrument, un matériau dont il faut faire bon usage pour assurer sa survie. Et le désir, assouvi dans tout son déchaînement, pourra lui aussi provoquer le pire. Dès lors, que reste-t-il de la beauté, de l'humanité ? Avec son style coupant comme un tranchoir, son ironie noire, son anti-lyrisme sec et sa philosophie brutale, Gonçalo M. Tavares poursuit l'exploration des contrées sombres de son Royaume et enfonce le clou : qu'on soit proie ou prédateur, "être vivant, c'est ne pas connaître la solution".
Dans une petite bourgade portugaise de la province d'Alentejo - paysage africain, m?urs féodales - s'est déroulé un drame passionnel à quatre personnages: Irisalva, son frère Arménio, son amant Delfino, et Milde qui a supplanté Irisalva dans le c?ur du don Juan provincial qu'est Delfino. Le frère et la s?ur, leur amour-haine, sont en fait au centre de la tragédie, étroitement liés à un univers paysan aux structures archaïques. Le frère venge l'honneur de sa sueur en émasculant Delfino, selon le code implicite de son éthique familiale. Après quelques années de prison, Arménio le justicier regagne la maison patriarcale où l'attend la haine muette, dévorante, de sa s?ur.
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites: de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter Benjamin », ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la « valeur ajoutée » à leur texte. Les proustiens de c ur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l"uvre elle-même sont reproduits dans ce « D.A » volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant."
La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXe siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. D'Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La Conscience de Zeno, Le Deuxième Sexe, Göttingen, Sherlock Holmes, Hollywood, Jésuites, La Lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose."
Si je suis amoureux de Paris ? Et comment ! Amoureux partial, amoureux nostalgique, amoureux terroriste. Mais amoureux sincère, amoureux gourmand, amoureux frénétique. Choisir c'est renoncer : j'ai donc tranché dans le vif, au gré de mes passions, de ma curiosité et de mes souvenirs. C'est pourquoi ce dictionnaire n'est ni un guide touristique, ni un précis d'histoire parisienne, ni un recueil de bonnes adresses. D'Accordéon à Zucca, des Catacombes à André Hardellet, de la Bièvre au Palais-Royal, il est l'herbier subjectif d'une ville qui n'appartient qu'à moi et que je ne troquerais pour rien au monde. Bienvenue dans mon Paris" !
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".