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L'EMERGENCE DE L'HOMME. Essai sur l'évolution et l'unicité humaine
Tattersall Ian
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070753642
Ce pourrait être la fable de l'arbre et du buisson. L'arbre, c'est la manière dont trop souvent encore, en France, on présente les origines de l'homme : comme un tronc planté droit, sans presque aucune branche morte, qui aurait vu se succéder les hominidés jusqu'à Homo Sapiens, notre ancêtre. Le buisson, c'est désormais l'image de branches multiples et sans descendance, fruit d'une évolution qui tâtonne et bricole sous l'empire du seul hasard. Une évolution discontinue, marquée par le décalage constant entre les progrès des caractéristiques anatomiques et les progrès de l'intelligence. Cette image nouvelle se dégage des découvertes advenues au Cours du dernier quart de siècle. Il y a d'abord celles, préhistoriques, de squelettes d'hominidés jusqu'alors ignorés et qui ne sont aucunement nos ancêtres. Ces découvertes conduisent à postuler désormais qu'il n'y a pas eu uniquement succession des espèces, mais bien coexistence de certaines d'entre elles dans le temps et dans l'espace. Pourquoi l'une a-t-elle survécu et donnée l'homme ? La réponse est apportée par la théorie de l'évolution qui porte aujourd'hui l'accent sur la " spéciation ", c'est-à-dire la production incessante d'espèces nouvelles, et le " tri entre espèces " comme mécanismes de sélection naturelle. Langage, faculté symbolique, conscience de la mort et invention de l'art n'apparaissent que très tardivement, au stade d'Homo sapiens, il y a 100 000 ans. Autant de caractéristiques qui n'avaient rien d'inéluctable, l'évolution avant pur s'arrêter avec l'homme de Néandertal qui ne jouissait pas de celles-ci. C'est en ce sens qu'on peut parler d'unicité de l'espèce humaine. C'est en cela qu'il n'y a pas en " naissance " de l'homme, mais " émergence ", fruit imprévu d'adaptations contingentes.
Résumé : Comment Homo sapiens a-t-il franchi l'ultime étape décisive de l' " humanisation ", et pourquoi a-t-il été seul à le faire ? En quelque 200 pages, voilà retracée l'histoire évolutive de l'homme, où l'on rencontre notamment Neandertal et Cro-Magnon, mais aussi les mécanismes souvent méconnus - et qu'il nous semble enfin comprendre - de la sélection naturelle, de l'adaptation ou de la spéciation. L'occasion de se demander ce qui nous distingue de nos proches cousins les grands singes : la bipédie ? le langage ? la conscience ? la faculté de fabriquer des outils ? la capacité à tromper et manipuler nos semblables ? Si Ian Tattersall fait descendre l'homme de son piédestal en posant de telles questions, c'est pour lui permettre de progresser dans la connaissance. Ses considérations nous offrent surtout un remarquable exemple de changement de paradigme en science alors que de nombreux paléo-anthropologues restent prisonniers de la conception d'une évolution linéaire inéluctablement dirigée vers l'homme, l'ouvrage démontre qu'il n'existe pas de loi de l'évolution. L'histoire des hominidés est celle de la plupart des autres groupes d'organismes : une affaire d'expérimentation évolutive continuelle, avec création constante de nouvelles espèces, tri entre elles par la compétition et extinction des perdantes.
Langage, faculté symbolique, conscience de la mort et invention de l'art n'apparaissent que très tardivement, au stade d'Homo sapiens, il y a100 000 ans. Autant de caractéristiques qui n'avaient rien d'inéluctable, l'évolution ayant pu s'arrêter avec l'homme de Néandertal qui ne jouissait pas de celles-ci. Pourquoi? Les découvertes advenues au cours du dernier quart de siècle obligent désormais à penser l'évolution comme discontinue et marquée par le décalage constant entre les progrès des caractéristiques anatomiques et ceux de l'intelligence. Elles conduisent à postuler qu'il n'y a pas eu uniquement succession des espèces, mais bien coexistence de certaines d'entre elles dans le temps et dans l'espace. Pourquoi l'une a-t-elle survécu et abouti à l'homme? La réponse est apportée par la théorie de l'évolution qui met aujourd'hui l'accent sur la "spéciation", c'est-à-dire la production incessante d'espèces nouvelles, et le "tri entre espèces" comme mécanismes de sélection naturelle. En cela, il n'y a pas eu "naissance" de l'homme, mais "émergence", fruit imprévu d'adaptations contingentes.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : L'humanité entre dans une phase inédite de son évolution, tant par le nouveau regard qu'elle porte sur son passé que par ses interrogations sur son avenir. Ce double changement de perspective qui se pose à nous depuis le début du XXIe siècle est à la fois le fait des révélations apportées par de nouveaux fossiles et la paléogénétique et de la révolution numérique en marche à l'échelle mondiale, sur fond de dégradation de la planète et d'urbanisation massive. Avec cette question vitale qui nous taraude : notre espèce Homo sapiens peut-elle s'adapter aux conséquences fulgurantes de son succès depuis 40 000 ans et à son amplification sans précédent depuis un demi-siècle ? Plus une espèce a du succès, plus elle doit s'adapter à ses conséquences. Nous y sommes. Il n'y a pas si longtemps, plusieurs espèces humaines se partageaient la Terre en trois empires : les Néandertaliens en Europe, les Dénisoviens en Asie et les Sapiens en Afrique. Elles échangeaient des techniques et des gènes - aujourd'hui, la diversité des populations provient en partie de gènes captés par hybridations multiples avec des espèces s?urs tout aussi humaines que Sapiens. Puis des populations sapiennes plus récentes (notre espèce), sorties d'Afrique, sont parties à pied et en bateau à la conquête du monde jusqu'en Australie et aux Amériques, avant de chasser les Néandertaliens d'Europe. Telle est la splendide aventure que raconte cet essai. Mais cette étonnante adaptabilité des hommes depuis plus d'un million d'années pourra-t-elle servir notre adaptation dans un monde urbanisé, connecté, pollué et aux écosystèmes dévastés ? C'est la dimension tragique de cette immense histoire, puisque le succès inégalé de Sapiens le rend désormais seul responsable de son devenir : Sapiens est face à Sapiens.Notes Biographiques : Pascal Picq est paléoanthropologue. Après une thèse à l'université Paris VI et des études postdoctorales à l'université Duke (États-Unis), il a introduit l'éthologie dans le champ de l'anthropologie évolutionniste et poursuit désormais ses travaux sur l'évolution en cours de l'Humanité. Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Le monde a-t-il été créé en sept jours ? (collection Champs Flammarion) et 2017 de Premiers Hommes ainsi que sa version illustrée Premier Homme, et une version pour les enfants Premier Homme, les dernières découvertes scientifiques expliquées aux enfants (Flammarion, 2017). Il publie en 2019, L'Intelligence artificielle et les chimpanzés du futur (Odile Jacob).
Résumé : Non, déclare le zoologiste Desmond Morris, nous ne sommes pas une espèce nouvelle née du processus de l'évolution, nous sommes toujours des singes. Et il le démontre. Eliminant les sociétés primitives encore existantes comme étant " des ratés de l'évolution ", il observe le singe nu moderne, arboricole, sorti des forêts et devenu carnivore, sous l'angle de la sexualité, de l'éducation, de la combativité et de la recherche du confort (où il assimile hardiment la quête des poux chez les primates aux menus propos mondains dans un effet scientifico-comique irrésistible). Pour élaborer cette thèse originale, il lui a suffi d'étudier le comportement humain dans la même optique que celui des animaux, et en utilisant le même vocabulaire. Le résultat est extraordinaire de précision scientifique, de logique... et d'humour.
Résumé : La loi de bioéthique 2019, qui prévoit notamment l'extension de la PMA aux couples homosexuels, est un enjeu politique pour le gouvernement. Il faut éviter l'explosion produite par la loi ouvrant le mariage pour tous en 2012-2013. Loup Besmond de Senneville, journaliste à La Croix, nous livre ici les fruits d'une enquête qui dépeint la méthode d'Emmanuel Macron, sensée déminer ce sujet ultra-sensible... Car en coulisse, le chef de l'Etat s'est personnellement impliqué, organisant des dîners discrets auxquels il a convié les protagonistes de tous bords. Plus encore, il est lui-même l'instigateur de nombreux aspects de cette proposition de loi, inspiré par quelques intellectuels très proches de lui. Que peut changer cette loi ? Quels en sont les enjeux ? Le philosophe Martin Steffens donne des clés pour comprendre, vivre et dépasser les débats existants. Comment les chrétiens peuvent-ils se situer face à ces évolutions ? Cet ouvrage unique déplace la question. Et si le combat relevait, plutôt que d'un débat éthique et théorique, d'un véritable défi spirituel ?
Résumé : Qui étions-nous ? Pour répondre à cette question, Paul Jorion dresse l'inventaire de ce que nous, êtres humains, avons pu comprendre jusqu'ici de notre destin. Il convoque pour ce faire les phares de notre réflexion sur nous-mêmes, certains aux noms attendus : Confucius, Socrate, Aristote, Paul de Tarse, Hegel, Nietzsche et Freud, ou moins attendus, tels Machiavel, Shakespeare et Victor Hugo, voire inattendus, comme Mao Tse-toung et Jacob Taubes. Cette évaluation est réalisée en vue d'assurer notre salut, lequel est sérieusement compromis aujourd'hui, dans un contexte de destruction accélérée de nos conditions de vie à la surface de la Terre. Le scénario le plus optimiste parmi les plus plausibles a cessé d'être celui de machines de plus en plus intelligentes à notre service, pour être celui de notre remplacement pur et simple par celles-ci. Si nous voulons survivre en tant qu'espèce, il nous faut sans plus tarder passer la vitesse supérieure. Il faut pour cela réunir l'équipe de ceux qui ne se résolvent pas à notre disparition, des femmes et des hommes qui soient précisément résolus, bâtissant sur les principaux acquis de l'humain, de la réciprocité au génie technologique. C'est l'appel lancé dans cette Défense et illustration du genre humain. Anthropologue et sociologue, Paul Jorion révolutionne depuis dix ans le regard que nous portons sur la finance et l'économie. Il a récemment publié chez Fayard A quoi bon penser à l'heure du grand collapse ?