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Une vie dans les marges Tome 2
Tatsumi Yoshihiro ; Okada Victoria Tomoko ; Bougon
CORNELIUS
34,50 €
Épuisé
EAN :9782360810192
Acteur incontournable d'une époque fondatrice du manga, Yoshihiro Tatsumi offre, avec Une vie dans /es marges, un témoignage exceptionnel sur les milieux éditoriaux et le Japon de l'immédiate après-guerre. Fresque autobiographique, roman social et document historique, ce livre-somme est un chef-d'oeuvre capable de toucher le passionné comme le néophyte. Pour l'amateur de bande dessinée, il donne à voir de l'intérieur la manière dont le manga s'est construit dans ces années-là, passant en peu de temps de l'âge d'or à l'âge industriel. Il invite dans cette évocation les figures mythiques de ce domaine et nous les montre telles qu'elles étaient avant que l'histoire ne les statufient. Pour le profane, Une vie dans les marges dresse un tableau unique du Japon des années d'après-guerre et de ses classes populaires luttants pour la survie quotidienne. De l'essor économique des années 1950 jusqu'aux crises des années 1960, Tatsumi dépeint avec force un pays et une société en pleine mutation. OEuvre de longue haleine dont la réalisation s'est étalée sur plus de dix ans, Une vie dans les marges est d'ores et déjà un ouvrage de référence récompensé au Japon et aux Etats-Unis par les prix les plus prestigieux.
Tatsumi Yoshihiro ; Fujimoto Satoko ; Cordier Eric
A ceux qui lui reprochaient certains de ses personnages, Balzac répondait: "Ces êtres vulgaires m'intéressent plus qu'ils ne vous intéressent; je les grandis, je les idéalise en sens inverse, dans leur laideur ou leur bêtise. Je donne à leurs difformités des proportions effrayantes ou grotesques." Tatsumi décrit, lui aussi, les infirmités du corps et de l'âme, la peur et la laideur humaine. Employés, ouvriers, étudiants ou putains, ses personnages mènent des vies machinales, tourmentés par les frustrations sexuelles et sociales, hantés par l'angoisse existentielle. C'est le drame quotidien et banal de ces marginaux que raconte la comédie humaine de Tatsumi. Le Japon contemporain rassemble tous les cercles de L'Enfer. Hommes et femmes y tournent en rond, vaincus et fatigués, désespérés et solitaires. Plus grande est la foule, plus grande est la solitude. S'il ne cède jamais au sentimentalisme, Tatsumi démontre une empathie profonde pour les égarés et les perdants que la société abandonne dans son sillage. "Nos aînés, écrit-il, nous avaient enseigné que la BD était comique. Il s'agissait de faire rire les lecteurs. Nous ne voulions plus de cela." Difficile pourtant de ne pas rire parfois à ses histoires, pour se libérer d'une poigne qui vous prend à la gorge et ne vous lâche pas avant longtemps...
Nouveau recueil de nouvelles du père de Gekiga, qui dresse le portrait de personnages malchanceux et peu gatés par la nature, prisonniers d'un quotidien morne et triste, qui vivent comme ils le peuvent, leur petite vie creuse et sans joie...
Coffret contenant une jaquette réversible + 1 stand acryliqueComme l?avait prédit le démon-famine, c?est un ennemi portant le nom d?une peur primaire qui apparaît devant Asa : le démon-chute ! Faute de pouvoir lutter, la plupart des humains "tombent" devant ce redoutable adversaire avant d'assister à un repas cauchemardesque dont ils sont eux-mêmes les victuailles. Peinant à faire confiance à Yoru, Asa sera-t-elle de taille face à cet adversaire capable de réveiller les vieilles blessures enfouies dans les ceurs
Jamais, depuis Quichotte et Panza, ou Laurel et Hardy, on ne vit un couple de héros aussi mal as-sorti. Fuzz est un nounours, battu et jeté à la poubelle par un sale gamin. Coq d'élevage, plumé et promis à l'abattage, Pluck est en cavale. L'un est aussi craintif et passif que l'autre est arrogant et agressif. Débutée dans une benne à ordures, leur histoire prend la forme d'un roman picaresque, à la façon de L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou des Aventures de Huckleberry Finn. Leur route croise celles d'un singe zen, d'une végétarienne folle, de Lardass, roi du sandwich au lard, de la belle Glibbia, directrice d'une équipe d'animaux gladiateurs, ou de Sourpuss, citron mâtiné de mouche, produit d'une expérience scientifique aberrante. Ces créatures improbables arpentent la scène d'un petit théâtre de fête foraine, avec ses décors de carton pâte et sa toile de fond qui représente une Amérique miteuse, envahie par les détritus, un pays à la fois familier et étrange, à qui le trait épuré et le noir et blanc de l'auteur donnent un air d'évidence. Si l'homme y est un loup pour l'homme, et les bêtes à plume, à poil ou en peluche, la violence reste burlesque. Et le lecteur peut rire des mésaventures de Fuzz et Puck, comme il rit de celles des vagabonds de Beckett.