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Le complot en partage. Révolution française
Tatin-Gourier Jean-Jacques
HERMANN
15,05 €
Épuisé
EAN :9791037040411
L'appréhension complotiste des origines de la Révolution française est souvent considérée comme l'exclusivité d'une contre-révolution, dénonçant tour à tour ou simultanément philosophes, francs-maçons, illuminati, protestants et juifs. Intervient alors la mention d'un texte fondateur, les Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme de l'abbé Barruel (1798), oeuvre féconde dans l'élaboration des théories complotistes de l'avenir... Mais, comme l'ont souligné François Furet (Penser la Révolution française, 1978) et Philippe Münch (Le Pouvoir de l'ombre, 2011), les discours et les pratiques révolutionnaires connaissent elles-mêmes, dès 1789, une saturation de références à la notion de complot. Le jeu de ces références dans l'engrenage de la Terreur est bien connu. Pour notre part, nous nous attacherons à montrer comment certains révolutionnaires - de Camille Desmoulins à Robespierre et son entourage - ont envisagé l'élaboration d'une histoire de la Révolution comme continuum de complots. Dans quelle mesure le contre-révolutionnaire Barruel s'est-il inscrit - avec les redéfinitions qui lui sont propres - dans le sillage de cette promesse montagnarde d'une histoire de la Révolution française conçue comme chaîne monstrueuse de complots ?
L'itinéraire de Vivant Denon (1747-1825) est marqué de fluctuations et d'éclipses au cours des deux siècles qui nous séparent de cette figure évanescente et infiniment complexe. La perception qui s'en dégage fait apparaître une personnalité dont le talent est à la fois créatif et politique pour avoir su traverser le temps des différents régimes de l'histoire en marche. Vivant Denon a d'abord été considéré comme le premier chroniqueur de l'expédition d'Egypte, à la fois dessinateur et graveur. Puis, l'ambitieux directeur du musée Napoléon, l'actuel musée du Louvre, va organiser les saisies d'oeuvres d'art à travers l'Europe occupée. Au cours du xxe siècle, Vivant Denon va être perçu essentiellement comme le libertin du xviiie de sa jeunesse. S'impose alors l'image exclusive de l'auteur du conte érotique Point de lendemain. Dans les années 1990, Milan Kundera dans La Lenteur (1995) et Philippe Sollers dans Le Cavalier du Louvre. Vivant Denon (1747-1825), de même que les grands événements, exposition et colloque, organisés en 1999-2000 par le musée du Louvre, vont permettre de découvrir les multiples " vies " de Vivant Denon. De la cour de Louis XV à la Restauration, il ne cessa d'entretenir des relations diverses mais toujours étroites avec les pouvoirs successifs. C'est cette véritable épopée qui traverse l'histoire des différents régimes politiques de son existence que l'auteur nous donne à suivre pour révéler un Vivant Denon talentueux, habile et fantasque à la fois.
Cet ouvrage s'adresse à tous les étudiants en lettres, quel que soit leur niveau, et plus généralement à tous ceux qui souhaitent préparer examens et concours en renouvelant leur approche des textes littéraires. Partant du contexte historique, social et idéologique, il présente les auteurs les plus importants à laide de nombreux extraits commentés.Complété d'une anthologie, d'un dictionnaire des auteurs, de notions clés ainsi que d'une chronologie, ce livre constitue l'outil de référence indispensable à tous les étudiants. La métaphore "siècle des Lumières" caractérise à la fois une philosophie, une vision du monde et une littérature, et définit peut-être à elle seule l'essence du XVIIIe siècle. Elle recouvre des valeurs et des idéaux que nous faisons encore volontiers nôtres et qui ont pour noms: raison, tolérance, progrès, liberté, bonheur. Avec les Lumières se produit une interaction inédite de laphilosophie et de la littérature: le philosophe choisit de faire oeuvre littéraire pour une plus large diffusion du savoir. Du dialogue au conte, du roman au drame, toutes les formes littéraires classiques sont renouvelées. Si l'unité des Lumières s'exprime dans un esprit commun caractérisé par la confiance dans la raison humaine et une foi optimiste dans le progrès, la seconde moitié du siècle est marquée par la naissance d'une sensibilité nouvelle dont Diderot et Rousseau sont les symboles. Biographie de l'auteur Jean-Jacques TATIN-GOURIER, agrégé de lettres modernes, docteur d'État, est professeur à l'université F. Rabelais de Tours. Il est l'auteur d'un ouvrage consacré à la réception du Contrat social et d'articles sur les écrits politiques du siècle des Lumières.
Sommières Vialla de ; Tatin-Gourier Jean-Jacques ;
Le Voyage historique et politique au Monténégro que le militaire aux ordres de Napoléon, Vialla de Sommières (1764-1849), publie sous la Restauration (1820) est tout d'abord le récit d'une mission exceptionnelle, mission de reconnaissance en prévision de nouvelles conquêtes qui lui avait été confiée par l'Empereur en 1810. Après avoir été confronté aux féroces attaques des Monténégrins devant Raguse (l'actuelle Dubrovnik), Vialla de Sommières, chef d'état-major de l'armée française d'Illyrie, se vit appelé à parcourir le Monténégro, pays jusque-là pratiquement inconnu. Cartographe et botaniste, homme des Lumières pénétré des valeurs voltairiennes, il élabore à cette occasion une véritable encyclopédie du Monténégro : géographie, situation politique, gouvernement, moeurs, économie, techniques agricoles, rien n'échappe à l'observateur. Vialla a le souci de faire connaître à ses lecteurs un pays coupé du monde et possédant une réputation bien établie de sauvagerie. Il s'interroge de plus sur le farouche attachement des Monténégrins à une indépendance et à une liberté indissociables de leur religion orthodoxe. Le Voyage au Monténégro a sans nul doute contribué à une première constitution de l'imaginaire de la région : les Balkans, zone poudrière que les conflits du XXe siècle n'ont fait qu'amplifier.
Du règne de Napoléon, la légende a surtout retenu la stabilité politique et sociale ainsi que les victoires militaires. Dans cette imagerie, le passage de la république à l'empire n'aurait tenu qu'à l'impulsion du génie d'un homme hors du commun. C'est oublier que, pour accéder au pouvoir, Bonaparte, aidé de Joseph Fouché, son ministre de la Police, mit en place un véritable Etat policier afin d'éliminer, à coups d'assassinats et de procès truqués, l'opposition royaliste et une opposition républicaine encore vivace. Peu de textes témoignent de ces tensions politiques. L'un d'entre eux est celui de Claude Fauriel (1772-1844). Avant de devenir le premier professeur de littérature étrangère à la Sorbonne, il fut un maire jacobin de Saint-Etienne, puis le secrétaire de Fouché, poste dont il démissionna en 1802. C'est précisément au lendemain de cette démission qu'il rédige le manuscrit relatant la destruction par Bonaparte de ce qui restait des institutions républicaines après le coup d'Etat du 18 brumaire. Resté inachevé, ce manuscrit ne Fut publié qu'en 1886, alors que le Second Empire avait laissé la place à la Troisième République. Il est ici présenté et annoté par Jean-Jacques Tatin-Gourier, professeur de littérature du XVllle siècle à l'université de Tours et spécialiste de l'histoire politique de cette période.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.