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Qui épouser et comment. Alliances récurrentes à Haveluy de 1701 à 1870
Tassin Guy ; Héritier Françoise
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782296030800
Alliance et filiation, thèmes favoris de l'anthropologie, lui ont fourni ses morceaux de bravoure, la recherche s'attachant particulièrement aux structures " élémentaires " de la parenté, dans des sociétés où non seulement il est interdit d'épouser certains parents - prohibition de l'inceste - mais où d'autres sont les partenaires tout désignés. Dans les sociétés européennes ont cours les structures dites " complexes " de la parenté : si l'alliance y est interdite avec certains parents, il n'existe aucune obligation d'en épouser d'autres. Guy Tassin montre dans cet ouvrage que les différences entre ces deux types de structures ne sont pas si tranchées qu'il paraît. Même à Haveluy aux XVIII" et XIX' siècles, dans des milieux humbles où le patrimoine matériel ou de prestige est réduit, existent bel et bien des flux privilégiés, récurrents, qui inscrivent le choix du conjoint dans une logique de proximité renouvelée. Entre structures élémentaires et structures complexes de la parenté sans doute faut-il chercher plutôt des relations que des solutions de continuité. L'ouvrage, ainsi, " invite à repenser les fondements et les catégories trop rigides de l'anthropologie sociale " (F. Héritier).
En 1834 arrive à Haveluy, près de Denain, un prêtre desservant, Edouard Pierchon (1809-1894) qui ne se limite pas à gérer le quotidien de sa paroisse. Aidé des censiers du village, il veut corriger les moeurs, établir des écoles chrétiennes. Jusqu'en 1854, en face de lui, contre lui, un arpenteur-percepteur, républicain "rouge", veut lui aussi régénérer sa commune ; mais par l'école laïque et le suffrage universel... Schéma classique d'affrontement, certes, mais : - quoique légitimiste et ultramontain, le curé a conscience des injustices sociales et les dénonce avec force. Autant que les "rouges" il déteste les bourgeois conservateurs des "Secondes Lumières". - le moment est véritablement crucial : le curé est contemporain de 1848 et surtout de la véritable révolution qu'impose le développement des mines de charbon à Denain. Tout est affecté alentour : religiosité, morale, pouvoirs, vie sociale... Un texte vif, de combat, par où passe toute l'intimité d'un homme, d'un village, du peuple du Nord dans la première moitié du XIXe siècle, au moment où le Nord change, prend le visage qu'il garda un siècle avant de changer, de nouveau aujourd'hui. Un texte présenté avec de nombreuses notes (près de 600), cartes, annexes, index (personnes, lieux, matières).
Depuis quelques années, dans le sillage d'importantes découvertes scientifiques liées à la communication végétale, une tendance de fond nous incite à prendre l'arbre pour modèle, voire à pénétrer les arcanes de sa "vie secrète". Mais, au-delà des métaphores et des analogies faciles, que peut-on vraiment espérer de ce nouveau rapprochement avec l'arbre ? Une source d'inspiration, un modèle écologique, la clé d'un nouveau bien-être fait d'ouverture et de partage ? Un écologue passionné nous livre ses réponses empreintes de science, de sagesse et d'un infini respect pour l'arbre : "L'arbre semble vouloir s'adresser aux grands primates irrévérencieux que nous sommes devenus. Des primates aujourd'hui perdus au bord du chemin pour avoir sottement oublié qu'ils vivaient sur la planète des arbres." J. T.
Longtemps les familles ont connu de nombreux décès précoces. Quand enfin meurent moins de jeunes la vie change. Après avoir montré, dans Avoir des enfants au XVIIIe siècle, comment à Haveluy - aujourd'hui petite ville du Nord près de Valenciennes - on avait commencé, malgré un considérable essor du peuplement, à réduire le nombre des naissances, l'auteur interroge ici les attitudes devant le vieillissement et devant la mort. C'est parce que la mort est moins insistante dans sa tyrannie que l'on peut mettre moins d'enfants au monde. Quand la durée de la vie augmente, le regard sur l'âge peut aussi changer. Le souci de la santé est plus marqué, le désarroi devant la mort de l'autre mieux exprimé. La meilleure longévité, en particulier des femmes, fait subsister plus de vieux couples. Le vieillard est ainsi moins souvent isolé et la vie conjugale, carrière au plus long cours, y gagne en complicité. L'amour colore le deuil. En multipliant les méthodes d'interrogation des sources, en cherchant à pénétrer la réalité au-delà des questionnements traditionnels, l'auteur a fait d'Haveluy "un merveilleux site pour une micro-storia, propre à nous révéler les secrets les mieux cachés des comportements, attitudes et représentations" (M. Voyelle).
Tout au long de l'histoire, la mémoire chrétienne hésite entre le Paul dépeint par les Actes des Apôtres et celui qui se profile dans les épîtres. D'emblée, cet essai fait le choix de rejoindre à travers ses lettres la figure d'un missionnaire hors pair des origines du christianisme. Car Paul se signale comme le seul auteur du Nouveau Testament à s'exprimer à la première personne de manière réelle et pratique, jusqu'à confier à ses correspondants ses projets de voyages, des salutations nominales ou des souvenirs concrets. Comment alors cerner sa personnalité, parvenir à une vision d'ensemble, d'autant plus que les recherches actuelles sur la théologie paulinienne sont en plein bouillonnement? C'est le défi relevé ici par Claude Tassin.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.