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Paul, le travail et l'argent. Des domaines futiles ?
Tassin Claude
MEDIASPAUL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782712215798
Les réalités pécuniaires ont, depuis les origines, une place quotidienne dans la vie des Eglises, qu'il s'agisse de l'entretien de leurs ministres, du financement d'opérations caritatives ou de projets d'évangélisation. Ces activités, on le sait, engendrent des conflits qui montrent combien la dimension éthique et affective apparaît bien vite, avec les reproches d'exploitation, de gaspillage ou d'incompétence dans la gestion des dons reçus. Car, sur le plan caritatif, les sommes recueillies ont le plus souvent leur origine dans la générosité de personnes parfois tiraillées entre, d'une part, le devoir de gratuité, selon l'adage " ce qui est donné est donné " et, d'autre part, la préoccupation légitime de la juste destination des dons. Paul a connu ces expériences, partagées à travers le bassin méditerranéen dans lequel il vivait. Or, l'Apôtre, et lui seul dans le Nouveau Testament, se confie sur les problèmes matériels et financiers qu'il rencontre. Si la belle Lettre de Jacques traite avec vigueur les rapports de justice qu'implique l'utilisation de l'argent, Paul, lui, sans négliger les impératifs éthiques, se place cependant sur un autre plan, et selon une politique subtile. Ni pour son travail manuel ni pour son rapport à l'argent, l'Apôtre n'invente de nouvelles pratiques ou de nouvelles techniques. Il tient du judaïsme son sens positif du travail mais s'inspire des réseaux de solidarité de l'Empire et du tribut du Temple pour la mise en oeuvre de la grande collecte. Paul se coule donc dans les usages de son époque et de sa culture, dans la mesure où ils correspondent aux orientations de l'Evangile qu'il porte. De ce point de vue, même sans dessein prémédité, il pose les bases de futures doctrines sociales, en s'opposant à des habitudes culturelles qui consacrent ou entretiennent l'égocentrisme, l'avidité et les inégalités. Par ses propres engagements, il témoigne que sans se confronter aux réalités économiques, l'Evangile reste une idéologie ; sans les valeurs évangéliques de gratuité et de réciprocité qui ont pour enseigne lumineuse le mot agapè, les réalités économiques risquent l'asphyxie dans l'huis-clos du donnant-donnant.
Tassin Jean-Pol ; Glowinski Jacques ; Maraï Rachid
Résumé : Après Copernic qui retire à la Terre sa prééminence dans l'univers, Darwin qui replace Sapiens dans une lignée évolutive, Freud inflige à l'humain sa troisième blessure narcissique en affirmant qu'il n'est pas maître dans sa propre maison, puisqu'il doit se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. L'inconscient est omniprésent et son rôle, ou plutôt ses innombrables rôles en font un acteur essentiel de notre quotidien. Il intervient dans le rêve, la mémoire, la sexualité, les addictions, et les émotions le modèlent. Dans cet ouvrage, le neurobiologiste Jean-Pol Tassin s'intéresse aux bases biologiques de l'inconscient. L'auteur donne d'abord de nombreux exemples de ses multiples manifestations ; il s'intéresse à ses relations avec la conscience et à son fonctionnement en relation avec les différents rôles des cellules nerveuses constituant le système nerveux central. Il expose un modèle, et discute de la nécessité de prendre conscience de son inconscient.
AU cœur de la vie politique des hommes gît un trésor, aujourd'hui perdu. Les révolutionnaires du XVIIIe siècle pouvaient encore le nommer. En Amérique on l'appelait " bonheur public ", dans la France des Lumières son nom était " liberté publique ". EN certaines circonstances, rares et précaires, ce trésor sans âge ressurgit dans l'action politique conduite à plusieurs, lorsqu'elle se crée un espace public où la liberté peut paraître. Alors un lien se noue, qui déploie entre les hommes un monde commun. Tel est le bien public. En évoquant ce trésor perdu, la philosophie d'Hannah Arendt nous invite à retrouver, à l'écart de tout pragmatisme comme de tout moralisme, le sens instituant de l'action politique qui a le monde comme condition et comme fin. C'est dans la mesure où les actions sont politiques que le monde peut être partagé ; et dans la mesure où elles visent un monde commun que ces actions sont proprement politiques. Toute politique s'apprécie au regard du monde qu'elle est susceptible d'instaurer. N'est-ce pas pourtant à l'aliénation du monde que la politique moderne nous condamne au contraire ? Le trésor serait-il pour nous définitivement perdu ? Ce livre suggère que, loin de proposer une philosophie politique parmi d'autres, la réflexion arendtienne inaugure une intelligence de l'action politique qui redonne sens au " vivre-ensemble ". En son cœur se tient l'analyse originale et décisive de ce qu'on peut nommer l'acosmisme du monde moderne, cette perte du monde éprouvée aussi bien dans le système totalitaire que dans la prétention technoscientifique de nos sociétés à maîtriser les conditions de l'existence.
Des fils d'Hérode à la Deuxième Guerre juive (4 av. J.-C.- 135 apr. J.-C.). Le cinquième et dernier Cahier consacré à l'Histoire d'Israël commence par la succession d'Hérode le Grand et se termine par la répression de la révolte de Bar Kokba. Entre temps, Jésus apparaît autour des années 30, le Temple est incendié en 70 et Jérusalem est rayée de la carte en 135. Le judaïsme aurait pu disparaître. II a su trouver en lui des ressources insoupçonnées pour se reconstituer, aidé en cela par l'" académie" des sages de Yavné après 70 et la réflexion des rabbis après 135. C'est, dans la violence, à la naissance parallèle et entrecroisée du judaïsme " rabbinique " et du christianisme que nous assistons.
La collection Une pensée par jour accueille, avec Edith Stein, une figure spirituelle et philosophique injustement méconnue. Née en 1891 dans une famille juive, fortement marquée par l'image maternelle, elle s'éloigne cependant, un temps, de toute croyance religieuse et entreprend de chercher la vérité par ses propres moyens. Elle s'inscrit à l'université pour suivre les cours qui l'intéressent et devient la première femme docteur en philosophie avec sa thèse sur l'empathie. Elle devient élève puis assistante d'Edmund Husserl, dont les travaux en phénoménologie rendent la jeune femme attentive au phénomène religieux. En 1921, la lecture de l'autobiographie de Thérèse d'Avila la décide à demander le baptême dans l'Eglise catholique. Dès lors, elle se consacre pendant une dizaine d'années à la recherche et l'enseignement avec le souci de mettre en valeur une vision chrétienne de la personne humaine. Interdite d'enseigner en raison de son origine juive, elle entre au Carmel de Cologne en 1933 et y prend le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix. En décembre 1938, elle doit quitter l'Allemagne et rejoindre le Carmel d'Echt, aux Pays-Bas, où elle est arrêtée par la Gestapo et déportée à Auschwitz où elle meurt le 9 août 1942. Ces dernières années sont difficiles du fait de la montée du nazisme et de l'opposition de sa mère à ses engagements chrétiens. Cela la conduit à approfondir le sens de la présence de Dieu face au déchaînement du mal. Edith Stein fut reconnue bienheureuse en 1987 et canonisée le 11 octobre 1998 par le pape Jean-Paul II et proclamée co-patronne de l'Europe. Son oeuvre philosophique et spirituelle, rassemblée en quelque 25 volumes, est maintenant largement traduite et étudiée dans le monde entier.
La spiritualité n'est pas entrée en moi par effraction : j'ai compris qu'elle était déjà là, qu'elle attendait le moment opportun pour me proposer son bras, comme on aide le malvoyant à traverser la rue aux mille dangers... Attendrie par notre ignorance, elle nous offre un espace de vérité et parvient à s'imposer par son évidente simplicité. Sous la forme de rencontres, elle nous invite à une affinité intuitive avec des êtres dont la voix, le visage ou la lumière nous éclairent un instant la route. Un service de phares et balises qui s'allume au passage comme pour nous dire : "c'est par là". La spiritualité attend son heure, accoudée au balcon de notre existence, comme l'inconnue d'une équation qu'on ne calcule pas mais qui détient la clé de notre identité remarquable... Puis un jour, elle avance dans la lueur de notre désespoir, et nous dit en silence : "bon, on y va ?". Une petite boussole de voyage dort toujours dans notre poche intérieure. C'est notre kit de survie... Et si la clé était ailleurs ?" Yves Duteil se confie comme il ne l'a jamais fait. Ses mots murmurent sa quête de sens, ses sentiers intérieurs, ses interrogations fondamentales : "la spiritualité guide ma vie", confie-t-il dans ce magnifique témoignage.
Dinechin Blandine de ; Léger Xavier ; Bonnet Cathe
Qui est à l'abri d'un abus spirituel dans l'Eglise ? Comment expliquer à quoi cela ressemble et comment s'en prémunir à partir de ce que des victimes de communautés à caractère sectaire en disent ? La médiatisation d'abus sexuels dans l'Eglise a provisoirement occulté une autre réalité : l'abus spirituel associé à des phénomènes d'emprise. Perte progressive de liberté intérieure, soumission aveugle et infantile à un "supérieur", relation pervertie d'accompagnement spirituel où un autre prétend orienter et gouverner une vie "au nom de Dieu", abus de pouvoir, paroles et gestes déplacés qui violent un coeur et une conscience aveuglée... Ce livre est le résultat d'un partage de nombreuses expériences et d'un dialogue entre une professionnelle de l'écoute et un ancien membre d'une communauté déviante. Il se propose de mieux faire connaître le fonctionnement des prédateurs spirituels, d'aider à identifier les risques encourus, d'offrir un mode de présence aux victimes potentielles ou avérées. Il suggère des pistes d'amélioration dans le fonctionnement d'un système ecclésial qui doit d'urgence ouvrir les yeux sur des dérives qui brisent pour longtemps des femmes et des hommes généreux.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
Le texte de la Bible de Jérusalem. Des explications théologiques. Des clefs pour comprendre le sens. Des propositions de lectures pour mieux l'aborder. Des questions pour en débattre. Des pistes pour prier en groupe ou seul. L'évangile de Jean, souvent considéré comme le plus mystique des évangiles, forme le cinquième titre de cette collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible, réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.