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Une voix sans personne
Tardieu Jean
GALLIMARD
10,10 €
Épuisé
EAN :9782070261970
Jean Tardieu, un des poètes les plus personnels de notre temps, a groupé ici trois oeuvres très représentatives des divers aspects de son talent.La première, intitulée Comme si..., montre combien son registre est étendu: il va des rythmes les plus "modernes", les plus déconcertants, aux formes les plus classiques. Mais on reconnaît partout un même ton, ample, noble quoique familier, une musique à la fois douloureuse et sereine.Le second texte, qui donc son titre au recueil, Une Voix sans personnage "." Une seule voix d'homme dira le texte du poème ", écrit l'auteur, qui ajoute:" Ce ne sera qu'une voix anonyme, parlant simplement, sans déclamation. "Et il donne lui-même la clé de son oeuvre:" Qu'il laisse un nom ou devienne anonyme, qu'il s'éteigne dans un soupir, de toutes façons le poète disparaît, trahi par son propre murmure, et rien ne reste après lui qu'une voix- sans personne. "Dans Formes et figures enfin, Jean Tardieu a voulu associer en un seul faisceau de métaphores tout ce u lui suggérait tantôt l'oeuvre d'un grand peintre, tantôt l'une de ces" réalités incommensurables ": la Musique, le Soleil, le Ciel étoilé..."
Ce petit livre, constitué de quatre nouvelles (ou poèmes?) symboliques, mérite de figurer au premier rang des bibliothèques, auprès de Nerval ou de Borges. On ne sait trop ce qu'il a de plus admirable: la splendide énergie de ses phrases labyrinthiques, enveloppantes comme des phrases de rêve, ou l'éclat d'une imagination jamais à court de formes imprévues et inquiétantes, ou encore une réflexion sur l'envers et l'endroit, le possible et l'impossible, le clair et le sombre, dont l'identité s'affirme tout naturellement."Ce qui est contradictoire devient le même", dit Jean Tardieu dont les monstres mentaux recèlent des secrets de faste, d'humour et d'énormité." Lionel Ray
La cité sans sommeil (Fiction fantastique, en trois tableaux), Le petit voleur (Rêve de banlieue, en deux actes), Pénombre et chuchotements (Mélodrame à voix basse, en un acte), L'épouvantail (Monologue de plein air) sont suivis d'une farce brève inédite. Telles sont les oeuvres à la fois atroces et drolatiques conviant le lecteur à l'univers singulier d'un des plus cruels et plus audacieux poètes de notre temps. L'humour y est grinçant, soutenu et comme irradié par un défi lancé en permanence à la créature humaine avec ses émotions, ses rages, ses lâchetés et, par-dessus tout, ses révoltes en face d'une société que l'époque, abominablement, lui impose.
Résumé : "A la capture, au rapt, à la fascination ou à l'affirmation qui caractérisent le rapport du poème au lecteur pour l'oeuvre d'autres poètes qui sont ses pairs, Jean Tardieu substitue l'aveu, la retenue, le signe dont la discrétion ne fait que rendre plus éperdu l'appel si l'on sait enfin percevoir celui-ci. L'oeuvre de Tardieu s'impose donc en lenteur, en douceur, par toutes les nuances merveilleusement sensibles, émouvantes et savantes, fraîches et raffinées, qui fondent l'originalité de cette poésie tour à tour confiante et tragique, tendre et solennelle, subtile et cocasse. Elle semble l'aboutissement d'une parfaite civilisation du langage plutôt qu'une réponse obsessionnelle à une obsédante question. Ce n'est point qu'on n'entende pas et qu'on ne réponde pas souvent dans les poèmes de Jean Tardieu. Tout au contraire. Mais le ton des questions et des réponses varie si leur message demeure le même. Autrement dit, la voix est faite ici des possibilités mêmes de ses métamorphoses. Analogues aux transpositions qu'un musicien fait subir à ses thèmes, ou aux modulations qu'un peintre confère à ses couleurs, les études de voix permettent à Jean Tardieu, dans ses poèmes comme dans ses pièces, de dépersonnaliser, par pudeur, par courage, par peur aussi - et dans ce cas pour tenter de conjurer Ie sort - une angoisse et une joie qui lui sont, comme à nous tous, consubtantielles. Tantôt il semble que ce soit la sérénité légère d'un jeu qui mène le poète à suivre puis à quitter telle ou telle pente de sa voix ; tantôt l'on croit déceler une fondamentale incertitude sur soi-même et le monde dans cette vocation de la variation. Au vrai, cette attention passionnée à l'espace de la musique, au chant de la peinture, est façon indirecte mais essentielle d'atteindre la poésie, comme si le plus court chemin du poète au poème était non pas la ligne droite, mais la courbe qui passe par les autres langages sacrés, par la gamme sonore ou lumineuse, par le dialogue dramatique, et au terme de cette courbe le poète se retrouve tel qu'en poème enfin une "langue inconnue" l'a changé", Georges-Emmanuel Clancier.
De la poésie la plus grave à l'humour le plus débridé, cet écrivain aux multiples facettes ne cesse de nous surprendre.Pourtant, d'après un de ses commentateurs, "il n'y a qu'un seul Tardieu, qui rit ou qui pleure des mêmes angoisses fondamentales".Cet ouvrage regroupe quelques-unes de ses oeuvres de théâtre le plus fréquemment représentées en France et ailleurs et correspond à une volonté initiale de l'auteur.Sous le titre La comédie du langage (un de ses thèmes favoris) on retrouve ici huit pièces brèves ou longues, comiques ou non, depuis le célèbre Un mot pour un autre jusqu'à Une soirée en Provence, récemment représentée avec succès au Théâtre Renaud-Barrault.La deuxième partie du recueil: La triple mort du client réunit trois pièces, elles aussi très souvent jouées, où le même personnage évolue entre le burlesque et le tragique, ce qui fait dire à son ami Jacques Réda: "Il y a de la magie dans la métamorphose délibérée de Tardieu".
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.