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La morale sexuelle. Les secrets de la morale à l'ère victorienne
Tarde Gabriel
SHS EDITIONS
9,90 €
Épuisé
EAN :9791041941797
Dernière leçon du cours professé en 1901-1902 par Gabriel Tarde (1843-1904) au Collège de France, La Morale sexuelle ne fut publié qu'une seule fois, en 1907, dans la revue Archives d'anthropologie criminelle, par Alexandre Lacassagne, ami intime de Tarde. De nombreux thèmes y sont abordés, dont la monogamie et la polygamie ; le matriarcat et le patriarcat ; les transformations contemporaines du mariage ; le rôle des conversations, des spectacles, des romans dans l'évolution des moeurs sexuelles ; l'influence respective des idées religieuses, politiques et scientifiques sur la procréation, la pudeur, la chasteté, l'infidélité, la prostitution et le jugement que l'on porte sur le plaisir sexuel. Salué par Havelock Ellis, ce texte est, pour la sociologie de la sexualité, ce qu'a été Le Fétichisme dans l'amour, d'Alfred Binet, pour la psychologie de la sexualité : un texte phare, un texte fondateur".
Résumé : " ... Ce livre est la suite et le complément de l'essai de sociologie générale, j'allais dire élémentaire, que j'ai publié il y a quelques années sous le titre de Lois de l'Imitation. Un de ses chapitres, celui qui est intitulé Les lois logiques de l'Imitation, était comme une pierre d'attente placée là pour relier intimement l'un à l'autre cet ouvrage et le nouveau volume (...) que je fais paraître aujourd'hui. L'un montrait comment se forment les tissus sociaux, plutôt que les corps sociaux, comment se fabrique l'étoffe sociale plutôt que le vêtement national, l'autre va s'occuper de la manière dont ces tissus s'organisent, dont cette étoffe est taillée et cousue, je veux dire se taille et se coud elle-même. Ce serait le moment, je le sens bien, d'entamer quelque dissertation sur la place de la sociologie parmi les sciences, sur son état actuel et son rôle à venir. Mais, si l'on prend la peine de me lire, on devinera bien ce que je pense là-dessus. Au lieu de disserter sur les mérites de cet enfant qu'on a eu l'art de baptiser avant qu'il ne soit né, achevons, s'il se peut, de le faire naître. " Gabriel Tarde [1895].
L'Histoire de l'art est une vaste fresque qui va de la préhistoire jusqu'aux premières années du XXe siècle. Commencée en 1909, terminée en 1927, plusieurs fois remaniée, la totale nouveauté de l'entreprise d'Elie Faure a été d'introduire un genre nouveau devenu populaire et indispensable aujourd'hui : le livre d'art où chaque commentaire peut être comparé aux oeuvres elles-mêmes, la juxtaposition et la confrontation des images justifiant l'audace des rapprochements qui parfois paraissent insolites. Entreprise tout à fait nouvelle à l'époque, elle n'a été, Malraux mis à part, ni égalée, ni dépassée aujourd'hui.
Ce pamphlet, publié en juillet 1850, est le dernier que Bastiat ait écrit. L'auteur en perdit le manuscrit lors du déménagement de son domicile de la rue de Choiseul à la rue d'Alger. Après de longues et vaines recherches, il se décida à recommencer entièrement son oeuvre, et choisit pour base principale de ses démonstrations des discours récemment prononcés à l'Assemblée nationale. Cette tâche finie, il se reprocha d'avoir été trop sérieux, détruisit ce second manuscrit et finira par écrire la version définitive éditée dans le présent ouvrage.
Résumé : Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique. Cette histoire politique du judaïsme est devenu un classique pour pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la religion juive et ses relations à la politique et aux Etats.
Becq De fouquières louis ; Gimello-Mesplomb Frédér
Becq de Fouquières est un nom aujourd'hui totalement oublié des dictionnaires du théâtre ou des bibliographies sur la mise en scène. Pourtant, ce féru d'art dramatique et de scénographie signa en 1884 un véritable coup de maître en publiant, avec L'Art de la mise en scène, le premier essai théorique consacré à l'esthétique de la mise en scène théâtrale, et l'un des rares parus à ce jour sur le sujet. Cette véritable mine d'information paraît alors que la technique de la mise en scène est en passe de devenir un art, lequel jouera un rôle prépondérant dans l'avènement du statut de ""metteur en scène"". En effet, l'émergence de la mise en scène moderne est généralement datée de 1887, année de fondation du Théâtre Libre par André Antoine à Paris. En ce sens, le texte de Becq de Fouquières, paru trois ans auparavant, peut être vu et lu comme un témoignage sur la façon dont la mise en scène était alors pensée en cette époque charnière. Cet essai a aussi conservé toute son actualité. Abonné à la Comédie-Française et à l'Opéra, critique à ses heures, Becq de Fouquières laisse derrière lui l'oeuvre d'un ""prophète malgré lui de la mise en scène moderne"", comme le soulignera bien plus tard l'universitaire et historien du théâtre Bernard Dort. [Avant-propos de Frédéric Gimello-Mesplomb] Extrait : ""Quel rôle particulier est appelée à jouer la mise en scène dans l'évolution de l'art dramatique ? Jusqu'à présent, il paraît y avoir beaucoup de confusion dans les idées de ceux qui se réclament de l'école réaliste. Les théâtres semblent obéir à une tendance dangereuse qui ne peut aboutir qu'à leur ruine sans profit pour l'art. Cette tendance consiste à transformer la représentation du réel en une sorte de présentation directe, de telle sorte qu'ils cherchent à s'affranchir du procédé artistique de l'imitation et mettent leur ambition à nous intéresser à la vue des objets eux-mêmes. [... ] Par conséquent, l'art de la mise en scène ne peut avoir la prétention de prendre le pas sur l'art dramatique. Il ne le pourrait qu'en annihilant celui-ci, ce qui serait contraire à sa propre destination. Il doit donc lui rester subordonné, tout en le suivant forcément et en se préoccupant, à son exemple, du caractère individuel et particulier des objets qu'il évoque à nos yeux""".