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Un jour, tout ira bien
Tarassov-Villeret Irina
FLAMMARION
18,30 €
Épuisé
EAN :9782080688910
En ce mois de juin 1978, Jacques et moi ne nous sommes pas engouffrés dans l'amour, non, cela aurait été bien trop banal pour chacun de nous, plutôt dans une passion dévastatrice, dévorante, consumante. De l'amour, nous en avions à revendre, moi parce que je pouvais restituer celui qu'on m'avait si bien donné, lui, parce qu'il avait ce manque au départ de sa vie, qu'il a toujours cherché compulsivement à combler. En signant le registre des mariages, je signais le bonheur de Jacques. Mon ambition était démesurée et un peu folle. Inséparables, nous faisions bloc. La réussite de Jacques Villeret, nous allions la mener ensemble, et gare à ceux qui lui feraient du mal. Voici le récit de notre parcours à deux, une vie pleine de joies, de surprises, de déceptions, de meurtrissures aussi. L'alcool est insidieux. On commence par l'apprécier, on prend vite l'habitude jusqu'à en dépendre puis en mourir. Venez près de moi que je vous raconte.
Russie, 1917 : la guerre s'éternise. A quelques kilomètres de Petrograd, un lieutenant, élève puis instructeur dans une école de mitrailleurs, est entraîné dans le tourbillon de la révolution qui commence. Ancien sympathisant des bolcheviks, il n'en est pas moins soumis aux pressions de ses supérieurs, à celles de son milieu, tandis que la conscience de ses subordonnés ne progresse que lentement. La révolution de février 1917 est un récit autobiographique. Au travers de ses aventures, de ses rencontres, de ses émotions, de ses interrogations, Alexandre Tarassov-Rodionov nous fait vivre d'abord les prémisses, puis l'éclatement de la première phase de la Révolution russe : l'insurrection de février 1917. Entre février et mai, il parcourt les événements, non comme simple spectateur, mais comme acteur de la révolution qui monte, partageant les interrogations des soldats, des ouvriers, sur le sort et les voies de leur mouvement. Sa vision n'est pas celle d'un historien : elle est souvent celle d'un simple participant, au niveau du pavé, parmi les foules en mouvement, qui voit et entend bien des détails. Elle s'élève souvent un peu plus, à hauteur de cavalier, à la vision d'un militant du mouvement chargé de tâches plus ou moins importantes, et qui se forge ses opinions au cours des événements. Elle est enfin celle d'un militant, qui cherche à comprendre et qui défend les options de son parti devant les foules de soldats à gagner. Son destin personnel illustre comment des milliers d'individus qui ne s'étaient jamais vraiment engagés politiquement se retrouvèrent aux avant-postes de la révolution, comment des officiers jusque là représentants de l'autorité, auxquels on donnait du Votre Honneur, devinrent des révolutionnaires et surent entraîner leurs hommes pour une cause qui était enfin la leur.
En janvier 1954, un jeune critique nommé François Truffaut publie un violent pamphlet qui dénonce la "tradition de qualité française" et préfigure la Nouvelle Vague. Le retentissement est tel qu'il déchaîne contre lui la jalousie virulente de nombreux confrères, mais lui ouvre les portes de l'hebdomadaire Arts-Spectacles. Truffaut y publiera plus de cinq cents articles en cinq ans : une critique directe et sans concession. Il cultive ses goûts, affiche ses dégoûts, et le temps lui donnera souvent raison... Pour Truffaut, écrire sur le cinéma, c'est déjà en faire, mais la critique n'est pour lui qu'un viatique. Dès août 1957, il s'en éloigne en réalisant Les Mistons et ses derniers articles évoquent déjà le regard d'un cinéaste...
Fils du grand impressionniste Pierre-Auguste Renoir, dilettante et non conformiste, bricoleur de génie, Jean Renoir aborde le septième art au milieu des années vingt pour les beaux yeux charbonneux de sa jeune femme, Catherine Hessling, en tournant La Fille de l'eau et Nana. Toujours prêt à expérimenter, entouré d'une équipe d'amis, il aborde le parlant avec son nouveau complice, Michel Simon: La Chienne (1931) et Boudu sauvé des eaux (1932) révèlent un "auteur" burlesque, anarchisant, mais aussi réaliste et humaniste. Alors qu'il s'engage à gauche, Renoir réalise à la fin des années trente La Grande Illusion et La Règle du jeu, chefs-d'oeuvreabsolus, où brillent Gabin, Fresnay, von Stroheim... La guerre entraîne l'exil et Renoir doit se mesurer au cinéma hollywoodien. Pour pouvoir réaliser Le Fleuve, film ambitieux en Technicolor, il lui faudra partir en Inde. De retour en Europe, Renoir rendhommage au monde du spectacle dans Le Carrosse d'or (1953) et French Cancan (1954). Célia Bertin retrace la destinée exceptionnelle d'un artiste accompli. Quatrième de couverture Fils du grand impressionniste Pierre-Auguste Renoir, dilettante et non-conformiste, bricoleur de génie, Jean Renoir aborde le septième art pour les beaux yeux charbonneux de sa jeune épousée, Catherine Hessling. Toujours prêt à expérimenter, entouré d'une équipe d'amis, il embrasse le parlant avec son nouveau complice, Michel Simon: La Chienne et Boudu sauvé des eaux révèlent un auteur burlesque, anarchisant, mais aussi réaliste et humaniste. Alors qu'il s'engage à gauche, Renoir réalise La Grande Illusion et La Règle du jeu, chefs-d'oeuvre absolus, où brillent Gabin, Fresnay, von Stroheim... La guerre entraîne l'exil et Renoir doit se mesurer au cinéma hollywoodien; il lui faudra pourtant partir en Inde pour réaliser un grand film, Le Fleuve. De retour en Europe, Renoir rend hommage au monde du spectacle dans Le Carrosse d'or et French Cancan: c'est à ce "petit théâtre" que Célia Bertin invite le lecteur. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Résumé : Une rétrospective unique, illustrée de plus de deux cents photographies ; une vision inédite de l'homme de cinéma qui a écrit parmi les plus belles pages de l'histoire du septième art, devant et derrière la caméra ; une carrière légendaire.
Actrices majeures de la seconde moitié du XXe siècle, Simone Signoret et Brigitte Bardot n'ont que treize années d'écart. Pas même une génération. Pourtant, tout semble opposer l'intellectuelle Signoret à la sensuelle-sexuelle Bardot. La femme de gauche et la pasionaria des animaux, l'épouse d'un seul homme, Yves Montand et la Don Juane, amoureuse de l'amour, la comédienne de composition - qui plus est oscarisée - et l'actrice figée dans un seul personnage, le sien... Des étiquettes qui ne résistent pas à l'analyse. Beaucoup de choses rassemblent en réalité les deux femmes, qui ont, chacune dans leur style, imprimé de leur présence singulière la pellicule des plus grands films français des années 1950 et 1960. Des actrices instinctives et naturelles qui ont changé les règles du jeu, exporté leur talent hors des frontières nationales et sont sorties du cadre étroit du cinéma pour investir la société tout entière. Deux stars, anti-stars, qui ont refusé d'être prisonnières de leur statut de mythe ou de monstre sacré pour être des actrices de leur vie. Grâce à des documents et des témoignages inédits, des anonymes aux plus célèbres, Emmanuelle Guilcher dresse avec Simone et Brigitte, un portrait parallèle troublant à l'encontre des clichés de l'héroïne mythique de Casque d'or et de celle de Et Dieu créa la femme. Un regard personnel sur deux icônes résolument françaises.