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Tout est loin
Tar Sandor
ACTES SUD
11,60 €
Épuisé
EAN :9782742708772
Ils sont quatre ouvriers qui travaillent ensemble sur un chantier et, le soir, partagent deux pièces d'une maison sordide, quelque part en Hongrie. L'alcool, les filles, une camaraderie gouailleuse animent leur existence sans rêves. Un jour, le patron leur propose d'aller faire de l'argent en Allemagne. Commence alors un voyage qui va les conduire vers un nouveau chantier en réalité une décharge où il faut enfouir, chaque nuit, des déchets d'une inquiétante nature, tandis que Laboda, le plus beau des quatre, arrondit ses fins de mois en se déshabillant dans un cabaret pour amatrices de strip-tease... La publication en France de ce roman bref et percutant marquera l'entrée, sur la scène littéraire internationale, de l'écrivain hongrois Sándor Tar. Se définissant plus volontiers comme un ouvrier que comme un homme de lettres, il nous impressionne ici par l'âpreté de l'univers qu'il dépeint, par l'extrême effacement de toute dimension psychologique ou sentimentale, par le rythme tumultueux de sa narration, par la véhémence de son tempérament stylistique. Totalement à rebours des antiques glorifications du monde du travail, et sans concession pour un recours aux valeurs profondes de l'humanisme, Sándor Tar donne une tonalité particulièrement sarcastique à cette fin de siècle industriel et urbain.
Hooks Bell ; Cabannes Louise ; Talaga Leslie ; Tar
Une société postraciale est-elle possible ? On le crut il y a 15 ans avec l'élection d'Obama, mais aujourd'hui le constat est sans appel : il n'y a jamais eu autant de racisme, et le suprémacisme blanc semble triompher. Faut-il désespérer ? En dix-huit essais, bell hooks nous montre qu'il ne suffit pas de théoriser le racisme, de nommer et de pointer les problèmes, il est impératif de mettre en pratique ces idées, et de réussir à créer du lien malgré les différences de genre, de classe ou de religion, si l'on veut réellement ébranler les systèmes de domination. C'est évidemment beaucoup plus difficile, mais bien nécessaire, puisque qu'au-delà de la race, il y a la solidarité et l'amour.
Jomini François ; Jousset David ; Poché Fred ; Tar
Résumé : Ce livre rend compte de l'alliage entre la lutte contre la pauvreté et la pensée critique. Il montre la fécondité d'une démarche consistant à faire oeuvre de philosophie avec les premiers concernés. Issu d'une confrontation exigeante entre une trentaine de personnes provenant de trois domaines du savoir (ceux de l'expérience, de l'action, et du champ universitaire), l'ouvrage offre au lecteur les résultats d'une co-recherche pionnière.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !