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Revue européenne des migrations internationales Volume 22 N° 3/2006 : Turquie 2006 : aux portes de l
Tapia Stéphane de ; Içduygu Ahmet ; Béhar Daniel ;
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782911627439
La Turquie a obtenu le statut officiel de pays candidat à l'adhésion à l'UE le 3 octobre 2005. Membre de l'Union douanière (1995), elle veut entrer dans le club européen des pays riches, développés et démocratiques, vieux rêve déjà caressé par les réformistes pro-occidentaux ottomans puis par le premier Président turc, Atatürk, qui ne concevait la " civilisation " que comme occidentale. L'immigration turque, dès lors qu'elle est considérée comme l'une des plus nombreuses, des plus problématiques d'Europe, à tort ou à raison, devient un enjeu capital dans le processus de négociation de l'adhésion turque. Non seulement les Turcs sont nombreux chez eux ? (plus de 73 millions), mais ils forment la communauté immigrée nationale la plus importante d'Europe avec plus de trois millions de membres. Aussi le thème de la libre circulation des travailleurs turcs, résidant en Europe (immigrés) ou en Turquie (potentiel moratoire) est-il devenu un épouvantail facile, manié avec plus ou moins de finesse par les turco-sceptiques, avec les questions kurdes, chypriotes, arméniennes, des droits de l'homme, des femmes, des minorités ethniques, confessionnelles et sexuelles... sans compter la situation de la Turquie en " Asie ". Ce numéro n'a pourtant pas pour objectif de répondre à la question complexe de l'impact de la migration sur l'adhésion à l'UE, mais se propose de fournir quelques clés pour comprendre les processus contemporains, sur fond de difficiles négociations où les immigrés présents en Europe ne sont guère consultés.
Professeur émérite de Géographie et Aménagement à l?université de Reims Champagne-Ardenne (laboratoire « Habiter », EA 2076)Directeur de recherche au CNRS, laboratoire « Cultures et sociétés en Europe » (Strasbourg) et chargé de cours au Département d?études turques de l?université de Strasbourg.
Ouvrage de vocabulaire thématique à destination des lycéens, étudiants du supérieur ou toute personne apprenant le turc, Lâle donne la possibilité d'apprendre, en autonomie et à son rythme, les mots courants, des phrases utiles mais également, de lire en turc quelques courts paragraphes à caractère culturels, également proposés en français. Donnant des clés d'expression et de compréhension de la langue turque au fil de ses 22 chapitres thématiques, il comprend en bonus des fichiers audio à télécharger gratuitement sur le site des éditions Ellipses.
Muller Laurent ; Tapia Stéphane de ; Schnapper Dom
Ce qui nous intéresse, ici, ce sont les phénomènes de transition : transitions sociales, culturelles, politiques au sens grec du terme (polis), acculturation ou - pour reprendre une célèbre mais souvent controversée trilogie française - Insertion, intégration, assimilation. Une transition, lente ou rapide, menant à un nouvel " état physico-chimique ", qui fait d'un étrange étranger un citoyen à part entière, accepté, reconnu, dans son nouvel état. Or, pour continuer dans cette " voie physico-chimique ", force est de constater la non-linéarité des processus selon les lieux, les moments, les individus, les sociétés ainsi que les possibilités de retour, de retournement comme de régression... Ces situations intermédiaires de métamorphisme sont alors un peu comme lorsque une roche intrusive, étrangère parce que d'origine magmatique, vient bousculer les terrains et modifier, cristalliser, les roches en place. Ainsi, d'un modeste calcaire sédimentaire, la nature peut-elle faire du marbre et du carbone un diamant ! Cet ouvrage, consacré aux populations situées entre deux cultures, résulte d'une journée d'étude pluridisciplinaire ayant eu lieu à l'Université de Strasbourg. Il associe des enseignants-chercheurs et membres du CNRS tel que D. Schnappper G. Varro A. Tabouret-Keller, P. Cirroco F. Raphaël, A. Tarrius, E. Ma Mung, M. Hau, S. Jonas, S. de Tapia et L. Muller à une proposition de réponse collective aux questions suivantes : que se passe-t-il lorsqu'un individu, ayant élaboré sa personnalité dans un pays et une culture donnés, est amené à quitter ceux-ci pour aller vivre au sein d'un pays associé à une autre culture ? Ou, pour le dire encore autrement, qu'arrive-t-il à des personnes de la première comme de la seconde génération issues de l'immigration et qui se trouvent soudain, ou demeurent depuis de longues années, entre ici et là-bas, entre sphère privée et sphère publique, entre deux langues et deux cultures ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni