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Pour l’histoire de la science hellène. De Thalès à Empédocle, suivie d'un "Dossier Tannery"
Tannery Paul ; Savoie Denis ; Marcinkowski Alexand
ENCRE MARINE
59,00 €
Épuisé
EAN :9782350882000
Le grand savant allemand Wilamowitz-Moellendorff qualifiait Paul Tannery "d'autodidacte de génie" . Venant d'un des plus grands hellénistes du XIXe siècle, le compliment était de taille. Paul Tannery, ancien polytechnicien, passionné par les textes grecs et latins, fut considéré comme un important historien des sciences et des mathématiques. Son travail majeur, Pour l'histoire de la science hellène, connu le succès dès sa parution en 1887 et fut réédité en 1930 tant son autorité demeurait forte. Texte important pour qui veut appréhender l'histoire de la science grecque au temps des présocratiques, Pour l'histoire de la science hellène reste encore aujourd'hui une mine de renseignements tant pour les philosophes et les épistémologues que pour un public en quête de redécouvertes des origines philosophiques de notre civilisation. Sans jamais vulgariser ou simplifier, Paul Tannery a cette capacité de permettre au lecteur de circuler dans le monde de l'époque. Mettant en correspondance les penseurs qu'il évoque, Tannery montre comment chacun, à la fois innove mais également se nourrit de la pensée de l'autre, reconstruit, se distingue, à une période où débute la science grecque - arithmétique, géométrique, astronomique - et où prend naissance, ce que plus tard on appellera, la philosophie. Cet ouvrage essentiel, tant par sa clarté que par sa pédagogie, rend l'histoire de la science grecque compréhensible sans pédanterie. S'appuyant sur la recherche la plus récente concernant la doxographie, cette nouvelle édition, revue et amendée, reprend, en complément, des notices de revues parues à la suite de la première puis de la seconde édition. D'autres notices précisent sa bibliographie et son parcours personnel. Des dossiers complémentaires permettent à la fois d'offrir des vues synthétiques sur certains chapitres et d'ouvrir sur des horizons plus contemporains.
Le Livre des violences, événement critique de l?automne 2009, se concluait par une série dequatre reportages littéraires, sur quatre zones de conflits contemporains: en Asie du Sud-Est, enEurope dans l?ex Yougoslavie, en Somalie, à la Jamaïque. Nombre de lecteurs, ayant le souvenir de l?enquête de William Vollmann sur la pauvreté, menée selon la même méthode d?immersion et dans le même style empathique, ont jugé qu?il s?agissait des chapitres les plus forts de l?ouvrage. Ce sont à coup sûr les plus bouleversants. Le projet du Livre des violences compte, en tout, une trentaine de ces récits. Nous en entreprenons la publication exhaustive, en quatre volumes dont l?unité sera géographique. Cet ensemble complètera le livre déjà paru, qui propose quant à lui une réflexion historique et morale sur la violence.
Durant une dizaine d'années, de 1993 jusqu'en 2002, William T. Vollmann a beaucoup séjourné en Afrique et dans le monde musulman. A Madagascar, il s'est mêlé aux populations les plus miséreuses. En Malaysia, comme en République du Congo et dans l'ancien Zaïre, il a côtoyé les insurgés et séparatistes de tout bord. En Somalie, il s'est embarqué avec les Marines. Et en Irak, en Afghanistan ou au Yémen - où il s'est rendu au lendemain des attentats du 11 septembre - William Vollmann a approché, du plus près qu'il l'a pu, la réalité et les causes de la haine de l'Amérique. L'auteur de Gomorra, Roberto Saviano, écrit : "Vollmann raconte ce que sont l'Histoire et l'humanité, et sonde tous les aspects de cette dernière. Rien de ce qui est humain ne lui est étranger. Dans ses livres-reportages, il est là, enfoncé dans la réalité qu'il explore. Raconter la misère de l'homme, la toxicomanie, la prostitution, l'exploitation farouche ne signifie pas être attiré par l'abjection, ou exalter la dégradation. C'est voir son propre temps plus clairement et rechercher dans les traces du présent, tel un archéologue, les sédimentations du passé, là où l'homme demeure identique à lui-même, dans sa soif de pouvoir, de sang, de conquête."
Cette autobiographie est celle d'un philosophe du bonheur. Mais elle n'est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d'une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté. Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L'auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L'oeuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même. Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu: au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d'une vie et la source même de cette vie. C'est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.